Après des années de repli entre 2012 et 2014, l’Outaouais connait une courbe ascendante du côté des ventes immobilières depuis 2015.

2017: une bonne cuvée immobilière

Le marché immobilier résidentiel se porte bien en Outaouais et l’année 2017 en fut une particulièrement festive grâce à l’augmentation significative des ventes et reventes de maisons unifamiliales et d’habitations en copropriété.

4 209 ventes résidentielles ont eu lieu en 2017 en Outaouais ; une augmentation de 6 % par rapport à 2016. 

La Chambre immobilière de l’Outaouais rapporte qu’on a vendu en Outaouais pour légèrement plus d’un milliard de $ de maisons en 2017, par rapport à 972 millions $ en 2016 ; un bond de 10 %. 

Par secteur maintenant, reprenons les grandes lignes comptabilisées par la Chambre...

5 % › Hausse des ventes de maisons unifamiliales en 2017 en Outaouais ; le prix médian de ces résidences a augmenté de 4 % pour se fixer à 242 000 $. 84 jours suffisaient en moyenne pour vendre ce type de maisons par rapport à 88 jours en 2016.

12 % › Augmentation des ventes de copropriétés, l’année 2017 a été toute une cuvée avec 12 % d’augmentation des ventes ; le délai de vente moyen de ce type de logis se fixait à 120 jours en 2017, cinq jours de moins qu’en 2016.

1 % › Baisse des ventes de plex en 2017 notée par la Chambre immobilière, mais le prix médian, lui, a tout de même augmenté de 4 % pour se porter à 275 000 $ par propriété ; deux jours de moins étaient requis – soit 98 jours – pour vendre un plex en Outaouais.

Optimisme

Le courtier immobilier Louis Claude Boulard, directeur général d’une franchise Via Capitale, qui possède des bureaux à Gatineau, Maniwaki et Chelsea, est plus qu’optimiste : « Nous sommes dans la meilleure région du Québec, ici dans l’Outaouais, et le meilleur de l’Outaouais, c’est le secteur d’Aylmer. Pourquoi ? La valeur des propriétés. Plus on s’approche du parlement, plus la valeur des terrains augmente [...] Il n’y a plus de place à Ottawa ; faut aller à Kanata, à Stittsville, à Carleton Place, à Limoges... » 

Selon M. Boulard, le cliché selon lequel les citadins quittent massivement la ville pour s’installer en banlieue éloignée est périmé ; il observe plutôt un mouvement selon lequel les babyboomers se séparent de leurs résidences unifamiliales, la famille étant élevée, pour acquérir des condos. Et le parc immobilier du Grand Gatineau regorge de ce type d’habitation.

« Maintenant là, on est sur un coup d’envoi », tonne M. Boulard : on vit une stabilité sans incertitude politique, avec des réglementations favorables aux acheteurs du côté de la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) et pas d’élections à court terme.

« On n’est pas des devins, mais il n’y a rien qui pourrait ralentir les ventes de maisons unifamiliales, toutes catégories confondues, et l’augmentation du prix médian », explique-t-il.

Un cycle favorable

Le premier trimestre de 2017 a commencé en lion par une augmentation de 19 % des transactions immobilières ; le reste de l’année a été plus modéré avec des hausses de 1 % à 4 % par trimestre. 

Après des années de repli entre 2012 et 2014, l’Outaouais connait une courbe ascendante du côté des ventes immobilières depuis 2015. 

Le président du conseil d’administration de la Chambre immobilière de l’Outaouais, François Vincent, abonde dans le même sens : 

« On note une croissance depuis les trois dernières années, avec une progression chaque année ; ce qui veut dire que le marché de l’immobilier est en bonne santé. Le mauvais temps est derrière nous. [...] Dans la région de l’Outaouais, étant donné notre situation économique, nous, on est dans un microclimat. On n’est pas affecté par ce qui se passe au niveau industriel. Notre industrie à nous, c’est le gouvernement. »

M. Vincent estime que l’Outaouais entre dans un cycle d’équilibre de plus en plus favorable aux vendeurs.