Les spécialistes du MTQ ont entrepris l'examen de centaines de structures mardi.

113 viaducs et ponts sous examen en Outaouais

Au lendemain de la chute d'un morceau de béton sur le capot d'un véhicule sur l'autoroute 40, à Montréal, le ministère des Transports du Québec (MTQ) a entrepris mardi l'examen de 113 ponts et viaducs sous sa juridiction sur le territoire de l'Outaouais. Une inspection qui devrait s'étaler jusqu'à la fin janvier.
Comme partout ailleurs en province, la sécurité et la solidité des structures visées seront vérifiées à la suite de l'événement survenu dans la métropole, qui n'a miraculeusement pas fait de blessé et s'est limité à de la tôle froissée. Une inspection aurait déjà été effectuée l'été dernier, mais le MTQ a jugé que cet incident forçait une double vérification. 
Des équipes de travailleurs procéderont d'abord à une vérification purement visuelle des viaducs surplombant routes, passages piétonniers et pistes cyclables, et advenant qu'ils constatent des signes de dégradation tels que des fissures ou de l'effritement, ils retourneront sur les lieux avec un camion-nacelle pour un examen plus approfondi. 
Les travaux sont prévus de 7 h à 17 h, du lundi au vendredi. Des fermetures de voies sont possibles.
Par ailleurs, le viaduc Henri-Bourassa situé au-dessus de l'autoroute 40, dans l'ouest de Montréal, a été rouvert à la circulation vers 4h15, hier matin, après avoir été fermé pendant plusieurs heures pour permettre aux experts de procéder à l'inspection de la structure. Certains morceaux de béton des gardes-corps s'étaient détachés pendant la matinée.
La porte-parole du MTQ, Sarah Bensadoun, a affirmé que tous les morceaux susceptibles de tomber sur la chaussée ont été enlevés et que la structure avait été sécurisée.
Des experts du MTQ ont établi que les pièces qui sont tombées n'étaient pas essentielles à la structure.
Le redoux n'est peut-être pas étranger à cet incident mais il faudra tout de même poursuivre l'enquête. Le détachement pourrait aussi avoir été causé par de la corrosion interne.
La dernière inspection à cette infrastructure avait été menée en 2012. Selon le calendrier du ministère, une nouvelle inspection devait avoir lieu cette année et des travaux devaient s'y tenir dans un horizon de moins de cinq ans.
Avec La Presse Canadienne