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Politique

Deux classes d’élus à Sherbrooke, selon Beaudin

Évelyne Beaudin est sortie du huis clos sur le budget d’immobilisation de samedi visiblement amère. Selon elle, il y a deux classes d’élus à la Ville de Sherbrooke. « Ce n’est pas que moi, explique la conseillère. Plus on est proche du maire, plus on est favorisé. »

« Il y a des élus que, lorsqu’ils parlent, ils décident de presque tout, déplore l’élue. Il y en a d’autres pour qui c’est beaucoup plus difficile d’obtenir quoi que ce soit. Le budget d’immobilisation, c’est vraiment des choses importantes. Ce sont des pistes cyclables, des trottoirs, des bancs, des poubelles, tout le mobilier urbain, la réfection des rues. Ce sont toutes les choses permanentes qui façonnent le paysage de la ville de Sherbrooke. »

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Politique

Partielle dans Jean-Talon: l’ex-néonazi Maxime Fiset se retire

L’ex-skinhead néonazi Maxime Fiset a décidé retirer sa candidature à l’investiture de Québec solidaire (QS) dans Jean-Talon en vue de l’élection partielle à venir suite au départ de l’ex-ministre libéral Sébastien Proulx.

Une période de dépression vécue l’hiver dernier l’aurait incité à prendre cette décision, écrit-il sur sa page Facebook. Celui qui a aussi été jusqu’à tout récemment chargé de projet au Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence ajoute cependant qu’il demeure militant pour QS.

«Je ne suis “pas arrêtable” à moyen terme, mais à long terme, je risque de frapper un mur. C’est ce qui est arrivé cet hiver. J’ai vécu une longue et pénible période de dépression, dont je ne suis pas encore totalement remis. Je me sens encore trop fragile pour bien représenter les électeurs et électrices de Jean-Talon, et c’est ce qui a motivé ma décision», écrit-il.

Peut-être plus tard

Fiset ajoute que sa décision n’a pas été facile à prendre et laisse entendre qu’il pourrait de nouveau tenter sa chance en politique plus tard. 

«Je continue de penser qu’il s’agissait d’une excellente occasion pour moi de devenir député, et pour QS de garnir ses rangs à l’Assemblée nationale. Mais des occasions, il y en aura d’autres. Des élections, il y en aura d’autres», écrit-il.

La candidature de Maxime Fiset avait suscité des réactions différentes chez les militants antiracistes, certains la saluant en soulignant qu’il était repenti et d’autres la déplorant en raison de son passé au sein du gang skinhead néonazi Sainte-Foy Krew.

Déjà deux candidats potentiels ont annoncé leur intention de briguer l’investiture solidaire dans Jean-Talon. Olivier Bolduc, porte-parole du parti dans Chutes-de-la-Chaudière, et Cédrik Verreault, qui occupe les mêmes fonctions pour la région de la Capitale-Nationale sont sur les rangs. Patrick Provost, professeur à la faculté de médecine de l’Université Laval qui a terminé troisième dans Jean-Talon sous les couleurs de QS en 2018, est également en réflexion.

Actualités

Marijuana: la légalisation se déroule bien... dans l’ensemble

La première année de l'entrée en vigueur de la légalisation de la marijuana au Canada s'est bien déroulée, mais des inquiétudes pointent à l'horizon, signale l'ancienne responsable du groupe de travail fédéral sur ce sujet, Anne McLellan.

L'ancienne vice-première ministre a déclaré que le nombre croissant des maladies liées au vapotage, tant aux États-Unis qu'au Canada, la faisait réfléchir.

Arts

Gala country: Karo Laurendeau remporte quatre Willie

La 7e édition du Gala country a couronné la chanteuse de Saguenay, Karo Laurendeau. Elle est repartie de cette soirée animée par MC Gilles, qui se tenait samedi à la salle André-Mathieu de Laval, avec quatre trophées. En plus de se mériter le titre de l’interprète féminine de l’année, Karo Laurendeau a remporté le Willie décerné pour la meilleure émission de radio (Destination new country, diffusée à CKAJ), pour l’album de chansons originales (La fureur de vivre) et pour la chanson de l’année (La fureur de vivre).

Jointe le lendemain de cette soirée de consécration, la chanteuse, qui s’est établie dans la région, était encore sur un nuage, après avoir remporté ses premiers Willie.

Actualités

Décorations d'Halloween: le nom de ses voisins sur des pierres tombales

Des décorations d’Halloween à l’humour douteux, installées à Alma, créent un malaise. Un homme a planté des pierres tombales et des croix mortuaires devant sa maison sur lesquelles il a identifié ses voisins de manière précise, en allant même jusqu’à écrire l’endroit où certains d’entre eux travaillent. Ce dernier se défend en disant que ces monuments sont seulement des décorations.

Une quinzaine de monuments funéraires sont installés devant la maison almatoise. Sur la plupart d’entre eux, on peut lire la première lettre du prénom d’une personne qui habite dans le voisinage, suivi de son nom de famille. Une phrase plus vague est écrite sur les autres. « Winny des Alpes : noyée dans sa marmite sur le feu (1432-1823) », peut-on lire sur l’une d’elles.

Affaires

Quand des propos sexistes peuvent coûter des millions de dollars

NEW YORK — Le mouvement #MeToo s’étend aussi au monde de la finance, comme l’a appris à ses dépens une figure haute en couleur de Wall Street, qui a perdu la gestion d’environ 1 milliard $ après des propos sexistes.

Ken Fisher, un conseiller financier toujours tiré à quatre épingles dans les publicités vantant son expertise régulièrement diffusées sur les chaînes financières américaines, était invité début octobre à une conférence à San Francisco.

Il tient alors sur scène des propos à forte connotation sexuelle, comparant notamment le recrutement d’un nouveau client à la drague lourdingue d’une fille dans un bar.

La conférence était censée rester privée. Mais un participant, outré, déplore dans une vidéo diffusée sur Twitter les références aux «parties génitales» ou à l’utilisation de drogues.

«Les propos tenus par Ken Fisher étaient tout simplement horribles», y affirme-t-il en soulignant que plusieurs femmes présentes lui ont rapporté avoir été «mal à l’aise».

Le financier s’est depuis excusé, affirmant dans un message transmis à l’AFP «être conscient que ce genre de langage n’a pas sa place dans notre entreprise ou secteur».

Trop tard. Plusieurs entités ont décidé de rompre les ponts avec la firme fondée par le financier, Fisher Investments qui gère au total 112 milliards $ pour le compte de divers clients.

Le fonds de pension de la ville de Boston par exemple a retiré ses billes, son maire justifiant dans un tweet : «Boston n’investira pas dans des entreprises dont les dirigeants traitent les femmes comme des marchandises».

Selon un relevé de la chaîne CNBC, Fisher Investments a vu en quelques jours s’évaporer environ 1 milliard $ à gérer.

Cela pourrait s’aggraver puisque la puissante société financière Fidelity se dit «très concernée par les commentaires complètement inappropriés» de M. Fisher et «est en train de réévaluer sa collaboration» avec lui, a indiqué à l’AFP un porte-parole.

Frasques des négociateurs

Si les frasques de toutes natures et le vocabulaire outrancier des négociateurs de Wall Street ont fait l’objet de nombreux films, les patrons de grands groupes s’en tiennent généralement à une certaine réserve.

«La valeur d’une entreprise est liée à son image et un directeur général y est associé», souligne Charles Elson, enseignant spécialisé dans les questions de gouvernance à l’université du Delaware. «C’est pourquoi il vaut mieux, quand ils s’expriment publiquement, qu’ils ne parlent que de leur activité et qu’ils évitent toute controverse politique ou sociale, ajoute-t-il. Quand ils le font, cela crée naturellement des problèmes.»

Le co-fondateur d’Uber, Travis Kalanick, a ainsi été poussé vers la sortie en 2017 sur fond d’accusations de sexisme et de harcèlement au travail.

Elon Musk a perdu le titre de président du conseil d’administration de son entreprise, Tesla, à la suite de plusieurs messages insultants envers le gendarme de la Bourse.

Le co-fondateur de WeWork, Adam Neumann, a en septembre choisi de quitter ses fonctions de directeur général car l’attention portée sur son comportement jugé parfois étrange était, selon ses propres mots, «devenue une distraction importante».

«Mad Men»

Dans le monde de la finance, les propos de M. Fisher ont été largement dénoncés.

Art Hogan, stratège en chef chez National Holding qui évolue depuis plusieurs décennies à Wall Street, assure que ces mots «ne sont pas acceptables aujourd’hui et ne l’étaient pas il y a 20 ans».

«Peut-être étaient-ils plus la norme à l’époque dépeinte par la série Mad Men», qui racontait la vie dans une agence de publicité new-yorkaise des années 60. «Mais pas dans ma carrière.»

MLB

Direction la Série mondiale pour les Astros

HOUSTON — Jose Altuve a cogné un circuit de deux points alors qu'il y avait deux retraits en neuvième manche et les Astros de Houston ont vaincu de justesse les Yankees de New York 6-4 lors du sixième match de la série de championnat de la Ligue américaine, samedi soir, pour accéder à la Série mondiale pour une deuxième fois en trois ans.

DJ LeMahieu venait tout juste de jouer les troubles-fête en début de neuvième en claquant une longue balle de deux points pour niveler la marque 4-4, une balle qui a échappé de peu à George Springer au champ droit.

De retour au bâton, les frappeurs des Astros se sont butés à Aroldis Chapman (0-1), qui a d'abord retiré Martin Maldonado sur des prises. Josh Reddick a par la suite frappé un ballon en direction du troisième but.

Springer a usé de patience face au releveur des Yankees pour atteindre le premier coussin et Altuve a par la suite propulsé les siens vers la victoire en envoyant le quatrième lancer de Chapman vers le champ centre.

Les Yankees avaient forcé la tenue d'un sixième match en remportant la cinquième rencontre vendredi soir.

La Série mondiale débutera mardi soir et les Astros accueilleront les Nationals de Washington pour les deux premiers affrontements.

Roberto Osuna (1-0) a obtenu le gain, bien qu'il ait été le responsable du circuit de LeMahieu. En une manche, il a effectué deux retraits sur des prises pour limiter les dégâts.

Yuli Gurriel n'a pas perdu de temps en première manche et a envoyé la balle dans les gradins pour permettre aux Astros de se forger un coussin de trois points.

Alex Bregman a aidé les Astros à aller chercher un point important en sixième, après que les Yankees eurent répliqué avec deux points. Le joueur de troisième but a frappé un roulant qui lui a valu un retrait, mais il a permis à Jose Altuve d'atteindre le marbre pour redonner une avance de deux points aux locaux.

La défensive des Astros a par la suite offert des jeux spectaculaires à des moments cruciaux du match, réalisant deux doubles jeux en septième et en huitième manche.

Gary Sanchez a répliqué en frappant un simple d'un point en deuxième manche pour permettre aux Yankees de réduire l'écart 3-1. Gio Urshela a par la suite claqué un circuit en solo en quatrième.

Télé

«Watchmen», l’étrange série de HBO

NEW YORK — Suprémacistes blancs, pieuvres tombées du ciel et un homme bleu sur Mars : la chaîne HBO n’a pas lésiné pour adapter la BD culte Watchmen, prenant le parti de désorienter son audience avec cet improbable mélange des genres.

Publié pour la première fois en 1985, Watchmen est un monument de la culture pop, sensiblement plus sombre et torturé que la plupart des bandes dessinées DC Comics, son éditeur, ou de son tout-puissant concurrent Marvel.

Il s’agit d’une uchronie (version alternative et imaginée de l’Histoire), qui dépeint une Amérique de 1985 présidée par Richard Nixon (qui a dans la vraie vie démissionné en 1974), dans laquelle les superhéros, interdits par la loi, ont quasiment tous pris leur retraite.

À la différence du film Watchmen (2009), qui collait fidèlement au récit de la BD, le créateur de cette série télévisée en neuf épisodes, Damon Lindelof, a tenté un pari beaucoup plus audacieux, dont le résultat sera diffusé à partir de dimanche sur HBO.

La question des superhéros est reléguée au second plan, du moins au départ. Et New York est supplantée par Tulsa — une ville de l’Oklahoma qui connut en 1921 de gravissimes émeutes raciales — où des policiers masqués luttent contre des suprémacistes blancs ultra-violents.

Malgré ce changement de décor, et un bond en avant de plus de 30 ans, la problématique reste assez proche de celle du Watchmen originel, centrée autour du rôle du héros masqué, la perception qu’en a la société et ses rapports avec la loi et la moralité.

Comprendre les connexions

Depuis plusieurs années, Marvel et DC entretiennent la popularité des superhéros en appuyant volontairement sur les failles et les questionnements de leurs personnages.

Watchmen va très loin dans cette voie, avec ses héros névrosés, qui se réfugient derrière leur masque, capables d’afficher la plus ferme assurance puis de sombrer, l’instant d’après, dans leurs angoisses.

Co-créateur de la série Lost, Damon Lindelof a choisi de mêler les genres, avec du policier, de la science-fiction, de la fresque historique ou du thriller politique, qui se télescopent dans un chaos millimétré.

«J’aime regarder une série dont il est difficile d’identifier le genre», a expliqué, dans une vidéo mise en ligne par HBO, celui qui a aussi co-créé la série The Leftovers. «C’est quelque chose que j’ai voulu recréer pour les gens qui viennent à Watchmen pour la première fois».

Pour ajouter un peu à la confusion, Damon Lindelof a choisi de ne dévoiler le tableau que très progressivement, quitte à perturber le téléspectateur, a fortiori celui qui ne connaîtrait rien de l’univers Watchmen.

«C’est comme tout ce qu’il a déjà écrit», a expliqué l’actrice Regina King, qui joue la policière Angela Abar. «C’est au compte-goutte. […] Mais cela prend plus de sens au fur et à mesure, vous comprenez les connexions et à la fin, vous êtes récompensés.»

Damon Lindelof le sait déjà, certains ne s’y retrouveront pas. «Ce ne sera pas apprécié de façon universelle», a-t-il anticipé dans un entretien au site Vulture. «J’ai fini par l’accepter.»

Actualités

Grand défi Pierre Lavoie: 101 villes participent à La Grande marche

Cent une villes du Québec participent ce week-end à La Grande marche du Grand défi Pierre Lavoie, en collaboration avec la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec.

C'est la cinquième année qu'a lieu cette marche qui devrait rassembler environ «100 000 personnes à la grandeur de la province», selon Pierre Lavoie, cofondateur de l'événement qui porte son nom.

Selon lui, la marche, et de façon plus générale l'activité physique, est le «traitement par excellence» pour prévenir un large éventail de maladies importantes.

«La meilleure molécule qui existe au monde pour éviter l'hypertension et éviter un cancer sur deux, c'est l'activité physique», a indiqué Pierre Lavoie en entrevue avec La Presse canadienne alors qu'il participait à la marche dans la ville de Québec samedi matin.

Cette marche, qui est un partenariat entre la Fédération des médecins omnipraticiens et le Grand défi, vise à donner aux médecins de famille des outils supplémentaires pour combattre la sédentarité chez leurs patients.

«L'espérance de vie est de 82 ans au Québec, dans les pays scandinaves, ils ont la même espérance de vie, mais nous, on tombe malade beaucoup plus tôt, en moyenne, on rentre 7 ans plus tôt dans le système de santé, parce qu'on n'a pas de bonnes habitudes de vie, alors le but est de prévenir par l'activité physique», a indiqué Pierre Lavoie.

Il a ajouté que l'événement annuel attire de plus en plus de médecins et de patients.

«Juste à la marche de Québec, on a 60 médecins de famille qui participent à la marche, et on évalue que 20 à 25 % des marcheurs sont des patients qui se sont donné rendez-vous avec leurs médecins.»

Selon monsieur Lavoie, des milliers de médecins de famille à la grandeur de la province prescrivent maintenant cette marche annuelle à leurs patients.

Lancée pour la première fois en 2015, la Grande marche est un événement gratuit, et les marcheurs peuvent s'inscrire sur le site onmarche.com.

Santé

Acné: attention au sucre et au stress

MONTRÉAL — De mauvaises habitudes alimentaires, une augmentation du stress et une hygiène de la peau trop rigoureuse comptent parmi les principaux facteurs associés à l'acné, affirme une nouvelle étude.

Les chercheurs se sont intéressés à plus de 6700 sujets provenant de six pays d'Amérique du Nord, d'Amérique du Sud et d'Europe.

Ils ont constaté que 48,2 % des gens atteints d'acné consommaient des produits laitiers quotidiennement, comparativement à 38,8 % des sujets qui n'en souffraient pas.

Des écarts importants ont aussi été mesurés concernant les boissons gazeuses et les sirops (35,6 % vs 31 %), les pâtisseries et le chocolat (37 % vs 27,8 %) et les sucreries (29,7 % vs 19,1 %).

Étonnamment, 11 % des gens atteints d'acné consommaient des protéines du petit-lait, comparativement à 7 % des gens sans acné.

Une experte du CHU Sainte-Justine met toutefois en garde contre l'interprétation de ces résultats.

«Ce qui est toujours difficile dans les études en nutrition, c'est qu'on ne peut pas relier un aliment directement à une cause. Il y a plusieurs facteurs», a dit la nutritionniste Amandine Moukarzel.

Les produits laitiers en sont un bon exemple, ajoute-t-elle.

«D'autres études avaient démontré qu'il n'y avait pas de lien à faire entre les produits laitiers et l'acné, a expliqué Mme Moukarzel. On pouvait toutefois faire davantage un lien entre le sucre et les hormones, mais d'emblée pour les produits laitiers, ce n'est pas encore assez concluant.»

De toute manière, en général, le sucre n'est pas un aliment qui sera suggéré, poursuit-elle. «J'ai rarement vu un effet positif à consommer du sucre.»

Les conclusions de cette étude ont été présentées lors du 28e congrès annuel de l'Association européenne de dermatologie et de vénéréologie, à Madrid.

NBA

Les Raptors auraient conclu une entente de quatre saisons avec Siakam

Pascal Siakam et les Raptors de Toronto auraient conclu une entente de quatre ans d’une valeur approximative de 130 millions $US qui entrerait en vigueur à compter de la prochaine saison, a révélé une source au fait de la situation samedi.

Siakam et les Raptors négociaient depuis quelques jours déjà, selon cette personne qui a requis l’anonymat pour discuter avec l’Associated Press puisque les deux parties n’ont toujours rien confirmé. La chaîne ESPN a été la première à rapporter l’information.

Siakam a littéralement connu son éclosion la saison dernière avec les champions en titre de la NBA. Il a présenté des moyennes de 16,9 points, 6,9 rebonds et 3,1 mentions d’assistance - tous des sommets personnels - par match la saison dernière. Il entamera sa quatrième campagne dans la NBA, et disposera d’une entente avec la formation torontoise jusqu’à l’issue de la saison 2023-24.

Tennis

Shapovalov disputera sa première finale en carrière, à Stockholm

STOCKHOLM — Le Canadien Denis Shapovalov a accédé à sa première finale en carrière sur le circuit de l’ATP, samedi.

Le tennisman âgé de 20 ans, qui est originaire de Richmond Hill, en Ontario, a défait le Japonais Yuichi Sugita 7-5, 6-2 en demi-finales de l’Omnium de Stockholm.

Shapovalov a grimpé au classement mondial à la suite d’une impressionnante saison recrue en 2017, au cours de laquelle il a atteint le carré d’as à la Coupe Rogers de Montréal et le quatrième tour aux Internationaux des États-Unis un mois plus tard. Il a cependant éprouvé de la difficulté à maintenir un tel niveau d’excellence par la suite.

«J’ai vécu toute une ascension au classement à cause de quelques bons résultats, mais pour être franc, mon jeu n’était pas à point - j’étais flamboyant, je jouais du gros tennis, mais mon jeu était erratique, a-t-il convenu après avoir triomphé samedi. J’ai donc travaillé très fort depuis quelques années afin de peaufiner certains aspects de mon jeu, afin qu’il soit plus complet, et j’ai l’impression qu’il y a encore de la place à amélioration.

«Je suis content d’avoir autant de succès en fin de saison, mais j’espère que je pourrai garder le cap au cours des prochaines saisons afin d’éventuellement être un prétendant à un titre du Grand Chelem», a-t-il ajouté.

Shapovalov croisera le fer avec le Serbe Filip Krajinovic dimanche, avec à l’enjeu le titre de ce tournoi de la série ATP 250.

Aucun représentant de l’unifolié n’a triomphé sur le circuit de l’ATP depuis l’Ontarien Milos Raonic à Brisbane en janvier 2016.

Shapovalov, la quatrième tête de série à Stockholm et 34e raquette mondiale, a dominé son adversaire en décochant 10 as - Sugita n’en a pas réussi le moindre - et en remportant 90 pour cent de ses points avec sa première balle de service.

Shapovalov a converti quatre de ses cinq balles de bris et il a empêché Sugita d’en faire autant trois fois en quatre occasions, portant du même coup sa fiche contre lui en carrière à 2-0. Il avait aussi défait le tennisman âgé de 31 ans lors d’un tournoi en salle en Suisse en 2017.

L’Ontarien avait jusqu’ici une fiche de 0-7 en demi-finales d’un tournoi de l’ATP.

«J’ai pris part à de nombreuses demi-finales, mais je suis très heureux de pouvoir enfin participer à ma première finale, a-t-il confié. J’ai été malchanceux, j’ai disputé des matchs très corsés en demi-finales, mais en même temps, se faufiler dans le carré d’as est toujours un bon signe. Je savais que tôt ou tard, les victoires allaient s’enchaîner, donc j’ai été très patient.»

Pour sa part, Krajinovic a évincé la cinquième tête de série Pablo Carreno Busta 4-6, 6-3, 6-3 en demi-finales plus tôt samedi.

Krajinovic, qui est classé 60e au monde, n’a jamais croisé le fer avec Shapovalov.

«Je ne le connais pas. Je l’ai cependant vu jouer à quelques tournois, a noté Shapovalov. Il dispose d’un puissant service et il est très mobile, tout comme moi. Donc ouais, je crois que ce sera un match spectaculaire.

«Je suis simplement heureux de pouvoir participer à ma première finale, et le reste n’est que la cerise sur le sundae. J’aimerais bien sûr gagner le match et obtenir mon premier titre, mais sinon, ce n’est pas grave parce que j’ai franchi une autre étape importante et que je suis très satisfait de la qualité de mon jeu.»

Le joueur âgé de 27 ans n’a jamais triomphé sur le circuit de l’ATP, mais il a déjà pris part à deux matchs de championnat, dont un plus tôt cette année sur la terre battue à Budapest, en Hongrie.

La Capitale

Sortir les bancs du Colisée avant de le démolir en 2020 pour 8 M$ [PHOTOS]

La file de gros véhicules s’étirait dans le stationnement du vieux Colisée de Québec, samedi matin. Autre file à la porte arrière, celle-là de partisans nostalgiques venus chercher leurs bancs avant que le vénérable aréna soit démoli, à compter de mai, au coût de 8 millions $.

«On est en appel d’offres en ce moment pour commencer la démolition en mai. On va démolir de mai à décembre et normalement, le 31 décembre 2020, le Colisée va être à terre. On espère que la démolition va coûter 8 millions $», a annoncé le maire de Québec, sur place pour voir au bon déroulement de la distribution des bancs et pour en autographier quelques-uns.

Comme le faisaient aussi huit anciens joueurs des Nordiques pour les amateurs qui souhaitaient payer 25 $ de plus par paire de bancs, déjà vendus 60 $ pour deux jusqu’à un maximum de 12 par personne. Au total, 2915 bancs blancs de bois datant du milieu des années 1980 auront trouvé 1089 preneurs en l’espace de quelques jours.

La Ville avait au départ promis de mettre 4000 sièges à vendre, mais seuls 2915 avec accoudoirs ont pu être récupérés en bon état. La cueillette des bancs se poursuit dimanche.

400 000 $ de revenus

Si l’argent encaissé pour les autographes va à la Fondation Élan de l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec, celui issu de la vente des bancs aboutit dans les coffres de la Ville.

Tout comme les 10 000 bancs bleus, vieux de seulement 12 ans, vendus à diverses municipalités pour leur aréna — Baie-Saint-Paul, Chandler, Princeville, Sainte-Justine, Drummondville, Saint-Agapit, Thetford Mines, Frampton, Montmagny, Beauce, Îles-de-la-Madeleine —, mais aussi à l’Université Laval, à la Polyvalente de Neufchâtel et au Séminaire Saint-François.

École secondaire privée de Saint-Augustin-de-Desmaures, le SSF a aussi mis la main sur les bandes et les baies vitrées, également achetées il y a 12 ans, pour équiper son nouveau complexe sportif.

Les revenus totaux de ces ventes atteindront 400 000 $. Il reste le tableau indicateur, qui n’a pas trouvé d’acheteur et fera partie de l’entente avec les démolisseurs.

Tout comme le maire Labeaume lui-même, pour meubler son nouveau logis dans Saint-Roch, le Temple de la renommée du hockey, Radio-Canada et le Musée canadien de l’histoire à Gatineau ont aussi obtenu un morceau de l’histoire sportive de Québec en acquérant une paire de ces bons vieux bancs blancs.

Justice et faits divers

Ugo Fredette coupable de deux meurtres au 1er degré

Ugo Fredette a été trouvé coupable samedi matin par un jury du meurtre au 1er degré de son ex-conjointe Véronique Barbe et de celui d’Yvon Lacasse, tous deux tués le 14 septembre 2017.

Il écope automatiquement d’une peine de prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.

Mais comme Ugo Fredette a commis deux meurtres au 1er degré, les deux périodes d’inadmissibilité de 25 ans peuvent être additionnées pour un total de 50 ans avant qu’il n’ait le droit de demander une libération conditionnelle.

Le procès avait commencé au début du mois de septembre. Le jury avait entamé ses délibérations jeudi matin, après avoir reçu la veille les instructions de la juge Myriam Lachance de la Cour supérieure, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Les neuf hommes et trois femmes ont donc délibéré à peine plus de deux jours.

Après que le verdict fut tombé, la mère de Véronique Barbe, Claudette Biard, a déclaré qu’elle attendait ce moment depuis deux ans.

«C’est sûr que moi, ça ne me redonnera pas ma fille, mais on peut au moins avoir un peu de paix et de sérénité. Mais, sans jamais oublier», a-t-elle ajouté, la voix tremblante.

«C’est un baume sur le coeur», a dit de son côté Jennifer Lacasse, en soulignant que si justice a été rendue, elle ne reverra jamais son père.

«Le scénario que M. Fredette s’est créé, il y a juste lui qui le croit», a-t-elle ajouté entourée de journalistes, près de la salle de cour où s’est déroulé le procès.

C’est aussi l’avis de Me Steve Baribeau, le procureur de la Couronne: il a qualité samedi la version des faits de Fredette de «totalement farfelue et invraisemblable».

«De toute évidence, le jury a rejeté sa version», a-t-il conclut.

L’avocat de Fredette, Me Louis-Alexandre Martin, a quitté le palais de justice sans commenter.

Le jury de 12 personnes n’a pas à expliquer pourquoi il en est arrivé à ces déclarations de culpabilité.

Il n’a qu’à prononcer un verdict sur chacun des deux chefs d’accusation. Ici, le jury no 9 a déclaré «coupable» deux fois, à chacune des deux accusations de meurtre de 1er degré.

Cela signifie toutefois que les jurés n’ont pas retenu la défense de provocation invoquée par Ugo Fredette pour le meurtre de Véronique Barbe. Et que la version de l’accusé n’a pas soulevé de doute raisonnable dans leur esprit. Car ils ont écarté les deux autres verdicts possibles, soit celui de meurtre au 2e degré et celui d’homicide involontaire.

Fredette, âgé de 44 ans, avait été arrêté le 15 septembre 2017, en Ontario, au lendemain des meurtres, après une longue cavale lors de laquelle il avait traversé plusieurs villes du Québec.

Les positions des parties

La poursuite avait plaidé au jury que Fredette a tué Véronique Barbe de 17 coups de couteau parce qu’il n’acceptait pas que la femme de 41 ans le quitte. Il a causé sa mort dans un contexte de harcèlement criminel et alors qu’il avait séquestré la femme, a aussi soutenu la poursuite.

L’accusé a fait valoir qu’il n’avait jamais eu l’intention de tuer qui que ce soit ce jour-là et a plaidé la défense de provocation et donc l’homicide involontaire. Il avait atteint son «point de rupture», après des gestes violents de Véronique Barbe à son égard, le jour où elle est morte, et alors qu’il encaissait ses insultes et ses médisances depuis un bon moment, a-t-il témoigné.

Quant au meurtre d’Yvon Lacasse, la poursuite a mis de l’avant cette théorie: Fredette a pris la fuite avec un enfant de six ans après le meurtre de Véronique Barbe, à bord du camion de son employeur. Puisqu’il était trop facilement repérable sur les routes du Québec, il a tué le septuagénaire pour lui voler sa voiture et poursuivre sa cavale plus discrètement.

Mais l’accusé a plutôt expliqué avoir été dans un état de panique après avoir vu son ex-conjointe en sang sur le plancher de la cuisine. Arrêté à la halte routière de Lachute pour faire ses besoins, il a cru qu’Yvon Lacasse tentait d’enlever l’enfant et l’a attaqué pour protéger le bambin.

Les observations sur la peine auront lieu ultérieurement pour déterminer le minimum d’années que Fredette devra passer derrière les barreaux.

- avec la collaboration d’Any Guillemette de Cogeco nouvelles

Point de vue

Monsieur Duclos, en une décision vous avez déçu plus de 600 000 personnes

POINT DE VUE / Ma fille Émilie a eu le courage de dénoncer publiquement une aberration concernant les prestations d’assurance-emploi-maladie. Elle n’a obtenu aucune réponse.

Elle aurait voulu participer au récent débat à Québec. Elle aurait voulu demander au ministre et candidat libéral Jean-Yves Duclos, la raison pour laquelle il s’entêtait à la laisser en mode survie, elle et tous les autres aux prises avec une importante maladie. Tous savent qu’un cancer colorectal métastatique de stade 4 ne se guérit pas en 15 semaines.

Quinze semaines. C’est la durée maximale durant laquelle Émilie touchera des prestations. Ensuite, elle devra composer avec un combat contre le cancer et une vie pleine de défis, notamment sur le plan financier, contre laquelle elle se croyait protégée par le filet social auquel elle avait pourtant contribué toute sa vie et qui disparait après 15 semaines.

Absente, troisième traitement oblige d’un protocole qui durera au minimum 6 mois, Émilie m’ayant chargé de vous poser la question, je me suis donc présenté au dernier débat auquel vous avez participé afin d’obtenir des réponses. Après tout, c’est vous qui, au sein du gouvernement de Justin Trudeau, étiez responsable des modifications au régime d’assurance-emploi, poste que vous sollicitez à nouveau.

Surpris, vous avez reconnu que la loi était archaïque et inchangée depuis 1971. Durant un instant, j’ai eu de l’espoir pour ma fille de 30 ans.

Puis, je me suis souvenu que vous étiez bien au fait de la situation qu’ont dénoncé 600 000 personnes dans la plus importante pétition au Canada initiée par Mme Marie-Hélène Dubé (15 semaines.ca) que 7 projets de loi proposant une période de couverture plus adéquate ont déjà été déposés.

Monsieur Duclos croyez-vous raisonnable que luttant contre une récidive agressive, Émilie puisse même envisager de retourner travailler avec le sourire et toute l’efficacité qu’on lui connaissait?

En 2012, les députés libéraux, incluant Justin Trudeau, avaient tous appuyé le dépôt d’un projet de loi qui demandait à ce que les semaines de prestations maladie passent de 15 à 50. Puis, rien. 

Certes, vous allez agir, puisqu’à la page 86 de votre programme, on voit votre «intention» d’augmenter à 26 le nombre de semaines «d’assurance emploi maladie grave». Le tout sur une seule ligne et sans autres explications. Je vous ai demandé de convaincre vos collègues pour qu’ils redonnent leur appui aux «50 semaines» comme en 2012. 

Laconiquement, mais avec un brin d’émotion nécessaire à la situation, vous avez parlé de la position de votre gouvernement de privilégier 26 semaines de prestations maladie «dans le souci d’une politique d’écoute, d’évolution et d’amélioration». Mais de quelles améliorations parle-t-on alors qu’une étude commandée récemment par votre propre gouvernement est venue confirmer que le programme de 50 semaines était viable et autofinancé? 

En le lisant on y constate que 77 % des citoyens malades qui n’auront pas réussi à se guérir en 26 semaines, seront laissés à eux-mêmes. La maladie, on n’y peut rien. Mais les conditions dans lesquelles on la combat, on peut les améliorer.

Au lendemain du débat, je n’ai pu expliquer à ma fille pourquoi vous, votre chef et tous les députés libéraux l’avaient laissée tomber, elle et des dizaines de milliers d’autres citoyens. 

J’ai raccroché le téléphone avec Émilie en me promettant de poursuivre mes démarches pour faire changer les choses. 

Chère Émilie, tes amis-es, ta famille, et même des gens qui ne te connaissent même pas, nous ne te laisserons pas tomber. 

Je parle au nom des 600 000 personnes qui ont signé la pétition depuis 10 ans. Ils auront eux aussi l’occasion le 21 octobre de faire sentir tout le poids de leur insatisfaction.

Actualités

Groupe Capitales Médias: Fitzgibbon insiste sur l’importance de la pérennité

SHAWINIGAN — Bien qu’il considère «positif» le signal envoyé par les employés des journaux de Groupe Capitales Médias qui travaillent à former une coopérative, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, estime que le gouvernement s’intéressera particulièrement aux groupes qui démontreront leur capacité à assurer la pérennité de ces quotidiens.

«Nous sommes favorables à toutes les formes», commente-t-il. «Je ne dirai pas le nombre (La Presse avançait vendredi que quatre groupes seraient intéressés), je ne dirai pas qui, mais nous allons travailler fortement pour nous assurer qu’il y ait une pérennité à ces journaux. Qu’on parle d’un groupe d’employés ou d’autres groupes stratégiques qui sont là-dedans, on va travailler avec tout le monde.»

La Capitale

Tramway: la mairesse de Montréal pourrait reprendre les 800 M$ laissés à Québec

Les propos de la mairesse de Montréal concernant les sommes laissées à Québec pour le tramway ont beaucoup résonné à Québec. Le maire Labeaume précise toutefois qu’il ne s’agit pas de menaces, mais plutôt de «préoccupations légitimes».

Valérie Plante avait consenti à laisser au tramway de Québec 800 millions $ du montant qui lui était réservé à Montréal pour le transport collectif. Elle devait en échange recevoir un remboursement sur cinq ans pour le financement de la ligne rose du métro. 

À LIRE AUSSI: Les conservateurs ne toucheront pas au financement du tramway

Ce montant laissé à Québec avait permis d’atteindre le 3,3 G$ du réseau structurant. Lorsqu’elle a fait savoir jeudi que la possibilité qu’elle reprenne ses sous était existante, la nouvelle a rebondi avec beaucoup d’inquiétudes à Québec. C’est toute la question des coupes en infrastructures d’un gouvernement conservateur qui l’aurait menée à douter.

«Ce n’est pas le respect des engagements actuels qui nous préoccupent, mais bien le respect de l’ensemble des sommes prévues en transport collectif pour Montréal, soit au moins 3,7 milliards sur 10 ans. C’est là-dessus que je demande un engagement aux partis, car c’est cette enveloppe qui permet à Montréal d’accorder l’argent pour le tramway de Québec», a fait savoir l’attachée politique de la mairesse, Geneviève Jutras.

Bref, si la donne change à Ottawa lundi prochain, elle veut être rassurée que l’argent qui lui revient soit toujours prévu. 

Labeaume rassurant, mais discret

Le cabinet de Mme Plante avait communiqué jeudi avec celui de Québec.

«J’ai parlé encore à Valérie [vendredi] matin, il n’y a pas de menaces. Choisissons bien les mots. [...] Elle veut s’assurer qu’elle va avoir son choix au repêchage. Et que tout sera fait comme elle en a discuté avec le gouvernement du Québec. Je comprends ses préoccupations et je me sens concerné», a lâché le maire.

M. Labeaume a évité de se prononcer davantage sur le sujet, étant donné qu’il ne veut pas «embarquer» dans la campagne électorale à quelques jours du scrutin. Il semble cependant avoir d’autres plans pour «surveiller ses arrières» pour son projet de réseau structurant. 

«Ça fait des mois qu’on travaille là-dessus. Quand viennent les élections, on fait tous les scénarios possibles. On travaille depuis des mois avec tout le monde. [...] Les élections sont lundi, on verra.»

Les libéraux toujours pas convaincus

Même si Gérard Deltell a martelé plusieurs fois qu’un gouvernement conservateur maintiendrait «tous les projets promis par le gouvernement libéral», comme stipulé dans le programme financier du parti, le député libéral sortant Jean-Yves Duclos conserve ses doutes. 

Il répète que les «coupures» en infrastructures des conservateurs menacent le financement du tramway, la restauration du pont de Québec ainsi que d’autres projets déjà prévus par Québec, comme ceux de Montréal.

«On m’avait traité de menteur quand j’avais fait les calculs. Mme Plante a fait des calculs à peu près identiques pour affirmer elle aussi que ça ne fonctionnait pas. [...] Est-ce que M. Scheer ou M. Deltell va maintenant traiter Mme Plante de menteuse?», exprime M. Duclos, qui juge que son parti a travaillé très fort pour offrir le financement du tramway à M. Labeaume.

D’ailleurs, il rappelle que son parti répond favorablement à toutes les demandes de Québec.

Lors de son bilan régional de campagne, Gérard Deltell s’est dit persuadé de rafler les sept comtés sur sept dans la région, et ainsi déloger Duclos (Québec) et Joël Lightbound (Louis-Hébert). Ce à quoi M. Duclos a simplement répondu «on les laisse faire leurs calculs, parce qu’ils se trompent tout le temps, s’ils veulent s’amuser à faire d’autres calculs, c’est leur choix.»

Justice et faits divers

Introductions par effraction chez des personnes âgées: l’accusé risque 48 mois de prison

Le Jonquiérois Dany Labrecque passera encore quelques mois en détention ferme pour avoir commis quatre introductions par effraction et cinq tentatives d’introductions par effraction dans deux résidences pour personnes âgées de Chicoutimi et d’Alma.

Le 12 décembre, le juge Paul Guimond, de la Cour du Québec, déterminera la peine entre la suggestion du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de 48 mois de pénitencier et la peine de 18 mois suggérée par la défense.

Affaires

Année record pour les homardiers québécois

PORT-DANIEL — Les homardiers québécois ont fracassé par une bonne marge le record de prises et de revenus globaux en 2019. Cette valeur des prises a atteint 133,6 millions $, soit 17 millions de plus que les seuils atteints en 2017 et en 2018, deux années presque égales globalement.

Les 559 détenteurs québécois de permis de homard ont débarqué 9116 tonnes métriques de crustacés, presque 1000 tonnes de plus que les 8135 tonnes de 2018. Ces données sont encore préliminaires, notamment parce que les chiffres de l’île d’Anticosti sont incomplets. Il faudra attendre le début de 2020 avant que les statistiques soient officielles.

En 2018, la valeur des prises des homardiers québécois s’était donc établie à 116,6 millions $, soit un demi-million $ de moins que le record précédent de 2017. Il y a deux ans, la valeur des captures avait dépassé pour la première fois le cap des 100 M$.

Aux Îles-de-la-Madeleine, la valeur des captures des 325 homardiers a atteint 78,5 M$ cette année, comparativement à 68 M$ en 2018. Le volume de homard livré s’est établi à 5363 tonnes métriques, 13% de plus que les 4757 tonnes d’il y a un an.

En Gaspésie, les 160 détenteurs de permis ont débarqué 3014 tonnes, soit 31 % mieux que les 2297 tonnes de 2018, une année troublée par des mesures de protection de la baleine noire. Ces mesures ont été atténuées cette année parce que le mammifère marin ne vient jamais proche des côtes, où évoluent les homardiers. La valeur des prises au débarquement s’est établie à 44,8 M$ en Gaspésie, c’est-à-dire 35,7% de plus qu’en 2018.

Ces résultats révélateurs réjouissent les pêcheurs, dont O’Neil Cloutier, directeur du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie.

«C’est une suite logique de la vague d’abondance qui a commencé à poindre en 2015, qui s’est accentuée en 2016, puis en 2017. Si ce n’était pas des mesures imposées pour protéger les baleines noires, mesures imposées à 64 pêcheurs pendant 15 jours dans des secteurs où elles ne viennent pas, on aurait aussi vu une hausse en 2018 avant celle de cette année», souligne M. Cloutier.

Sur la Côte-Nord, la plus modeste région du Québec maritime en ce qui concerne le homard, les prises ont atteint 326,6 tonnes métriques, une hausse de 15 %. Les revenus des homardiers ont crû de 10,5 %, de 3,8 M$ à 4,2 M$.

Les données d’Anticosti sont incomplètes, avec 413 tonnes métriques valant 6,1 M$. Les observateurs s’attendent à ce que ces chiffres soient plus près des 797 tonnes et des 11,8 M$ de 2018. «Il faut s’attendre à des ajustements pour Anticosti», prévient l’économiste Ali Magassouba, du ministère fédéral des Pêches et des Océans.

Les prix, en légère hausse cette année dans les secteurs de pêche, ont contribué à l’augmentation des revenus enregistrés. En Gaspésie par exemple, le prix est passé de 6,52 $ la livre il y a un an à 6,78 $ en 2019.

Protection du homard

La croissance de la ressource en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine découle notamment d’un train de mesures de protection implantées à compter de 1996-1997.

En Gaspésie, où l’inquiétude quant à l’avenir de ce crustacé était vive au milieu des années 1990, des rachats de permis, l’augmentation de la taille légale des homards capturés pour maximiser le nombre de géniteurs et favoriser la ponte, la réduction du nombre de casiers à l’eau et du nombre total de jours de capture ont été instaurés.

Des ensemencements et l’imposition d’une taille maximale de homards capturés ont aussi ponctué les dernières années. Le Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie a également instauré des suivis scientifiques, soit de façon autonome, soit en collaboration avec le ministère fédéral des Pêches et des Océans.

Aux Îles-de-la-Madeleine, l’inquiétude était moins forte en 1996, mais les homardiers ont néanmoins instauré un vigoureux programme d’augmentation de la taille légale des spécimens livrés au débarquement.

Réchauffement de l’eau

«Les pontes sont bien meilleures à cause des changements climatiques. Le taux de survie est beaucoup plus fort. La prédation est beaucoup moins élevée par les morues de capelan [les morues qui suivent le capelan], moins nombreuses maintenant. Elles consommaient énormément de petits homards. Le stock de poissons pélagiques est aussi en baisse et ils sont aussi des prédateurs de petits homards. Pour les appâts, c’est [la baisse de la biomasse des espèces pélagiques] inquiétant, mais pour la survie des petits homards, c’est positif», précise M. Cloutier.

Environnement

Greta Thunberg manifeste à Edmonton sans parler des sables bitumineux

EDMONTON — La militante écologiste suédoise Greta Thunberg s’est abstenue de s’en prendre directement aux sables bitumineux de l’Alberta lors d’un discours prononcé vendredi devant l’Assemblée législative de la province.

L’adolescente âgée de 16 ans a rappelé aux milliers de manifestants rassemblés à Edmonton que l’avenir de la planète était en jeu.

«Nous ne pouvons pas laisser cette crise écologique continuer à être une question politique, partisane. La crise climatique, la crise environnementale sont tellement plus importantes que les politiques des partis. Votre principal ennemi n’est pas votre adversaire politique, notre principal ennemi est quelque chose de réel, a-t-elle déclaré. Nous, les adolescents, ne sommes pas des scientifiques ou des politiciens, mais plusieurs d’entre nous, à l’exemple de plusieurs autres, comprenons la science parce que nous avons fait nos devoirs.»

Des partisans de l’industrie pétrolière et gazière, partis en convoi de Red Deer, ont tenté de contre-manifester, mais ils étaient beaucoup moins nombreux que leurs adversaires.

Le défilé des manifestants s’est étendu sur deux pâtés de maisons. Partis du centre-ville, ils se sont rendus jusqu’au parlement albertain. Plusieurs portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «On veut des actes sur les changements climatiques», «Unissons-nous derrière la science» ou «Je parle pour les arbres».

La police a estimé que la foule rassemblait de 3500 à 4000 manifestants, mais les organisateurs croient qu’ils étaient près de 10 000.

La situation est devenue tendue lorsque trois jeunes hommes ont tenté de s’approcher de Greta Thunberg, mais les organisateurs les en ont empêchés, a raconté Joe Vipond, du Calgary Climate Hub. Plusieurs militants ont marché, bras dessus bras dessous, autour de l’adolescente au cours d’une partie de la manifestation. «Nous voulions seulement nous assurer qu’elle était en sécurité», a expliqué M. Vipond.

Les critiques que Greta Thunberg a adressées aux leaders mondiaux, qu’elle accuse d’avoir abandonné la jeune génération en ne s’attaquant pas suffisamment aux changements climatiques, ont fait le tour du monde.

Plusieurs manifestants ont exprimé leur appui au message véhiculé par la Suédoise. Saima Jamal est venue de Calgary avec son fils pour démontrer que, même dans cette ville, il y a des partisans de la lutte contre les changements climatiques. «Même si nous sommes une ville pétrolière et gazière, même si nous avons souffert, le climat nous préoccupe beaucoup, a-t-elle souligné. Nous voulons démontrer que nous sommes des gens compatissants. Nous ne sommes pas ici pour la chahuter, nous sommes ici pour bien l’accueillir.»

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, avait déjà annoncé que son gouvernement ne rencontrerait pas la jeune militante. Il a préféré visiter vendredi une centrale électrique dans l’ouest d’Edmonton qui utilise maintenant du gaz naturel plutôt que du charbon pour fonctionner.

«C’est le genre de solution réelle, pratique et technologique pour réduire les gaz à effet de serre, a-t-il souligné. La vérité est que ce prétendu mouvement de grève pour le climat est opposé au gaz naturel. Il est opposé à des centrales électriques qui n’émettent pas de gaz à effet de serre. Il est opposé à toute l’économie moderne, à toute l’industrie. Son manifeste revendique l’abandon de toute notre économie moderne. Cette centrale est la véritable solution.»

Affaires

Ligne de transport: un référendum sur le projet d’Hydro-Québec au Maine?

MONTRÉAL — Hydro-Québec et son partenaire américain, qui souhaitent construire une ligne de transport d’hydroélectricité passant par le Maine, pourraient se retrouver au coeur d’un référendum lors de la prochaine élection présidentielle américaine, en novembre 2020.

Le bureau du secrétaire de l’État du Maine a donné son feu vert, vendredi, à un groupe d’opposants qui souhaite solliciter l’appui de la population, d’ici la fin du mois de décembre, en faisant circuler une pétition.

Si un nombre suffisant de signatures est recueilli - environ 63 000 - on retrouvera, sur les bulletins de vote au Maine, une question sur le certificat octroyé le printemps dernier au New England Clean Energy Connect (NECEC) par la commission des services publics du Maine.

Il s’agit d’une des nombreuses autorisations nécessaires en sol américain pour que le projet d’Hydro-Québec et Central Maine Power (CMP), une filiale d’Avangrid, puisse aller de l’avant.

«Nous avons déjà des centaines de volontaires qui sont prêts à faire en sorte que la pétition soit signée», a expliqué, au cours d’une entrevue téléphonique, Tom Saviello, un ex-sénateur d’État figurant parmi ceux qui ont piloté la démarche.

Il est possible de mettre de l’avant des initiatives aux États-Unis afin que les électeurs puissent se prononcer sur une question dans le cadre d’un référendum. Au Maine, l’ex-politicien et son groupe se sont tournés vers le bureau du secrétaire de l’État en août dernier.

Une majorité de 50 pour cent plus une voix est nécessaire pour l’emporter lors du référendum. Dans ce cas-ci, le certificat octroyé au NECEC pourrait être retiré, ce qui compliquerait grandement la tâche aux promoteurs.

Hydro-Québec mise sur le NECEC, dont la mise en service est prévue en 2022, pour acheminer 9,45 térawattheures d’hydroélectricité par année pendant 20 ans au Massachusetts dans le cadre d’un contrat dont les revenus sont estimés à environ 10 milliards $ US.

M. Saviello, qui avait déjà manifesté publiquement son opposition au projet l’an dernier alors qu’il était encore en politique active, a dit souhaiter un référendum parce que les commissaires qui siègent sur la commission des services publics du Maine ne sont pas élus mais nommés. À son avis, cela fait en sorte que les craintes de la population n’ont pas été suffisamment considérées lors de l’évaluation du projet.

«Nous savons que CMP se concentre sur les profits plutôt que sur l’aide au Maine, alors nous ne pouvons pas leur faire confiance pour réaliser ce projet», a estimé M. Saviello.

Des électeurs à convaincre

Selon les données du département d’État du Maine, l’État comptait quelque 1,05 million d’électeurs inscrits en date du mois de mai.

Dans un courriel, le vice-président au développement des affaires chez Avangrid, Thorn Dickinson, a affirmé que son entreprise était prête à démontrer les «bénéfices environnementaux» de son projet, remettant également en question les sources de financement de certains opposants.

«Le (NECEC) est un pas en avant dans la lutte contre le changement climatique, a-t-il écrit. Cependant, des opposants financés par des intérêts énergétiques douteux ont déjà dépensé plus d’un million de dollars pour lutter contre ce projet au moyen de tactiques trompeuses.»

En sol américain, la facture du NECEC est estimée à 950 millions $ US et le tracé de 233 kilomètres doit passer par le Maine. Au cours des derniers mois, un nombre grandissant de municipalités concernées par le tracé ont adopté des motions visant à s’exprimer contre la ligne de transport. La gouverneure du Maine, Janet Mills, a toutefois appuyé publiquement le projet.

Par ailleurs, plus tôt cette semaine, l’élu démocrate Jared Golden, qui représente une circonscription du Maine, a demandé au corps des ingénieurs de l’armée des États-Unis, qui doit également donner son aval au NECEC, de tenir des audiences publiques.

Dans une lettre ouverte, ce dernier avait notamment déploré le manque de transparence du processus actuel.

***

Autorisations que le NECEC doit obtenir aux États-Unis

  • Commission des services aux collectivités du Maine (obtenue)
  • Commission fédérale de réglementation de l’énergie (obtenue)
  • Commission de l’aménagement du territoire du Maine (à venir)
  • Département de la protection environnementale du Maine (à venir)
  • Corps des ingénieurs de l’armée des États-Unis (à venir)
  • Département de l’Énergie des États-Unis (à venir)

Justice et faits divers

UPAC vs Normandeau, Côté et cie: nouvelle requête en arrêt des procédures

Dénonciation d’un délateur «caché», contestation des mandats de perquisition, délais déraisonnables; les avocats de Nathalie Normandeau, Marc-Yvan Côté et leurs quatre co-accusés ont fait le plein de munitions contre l’UPAC.

Plus d’un an et demi après l’interruption des procédures, les six accusés dans une histoire de financement politique illégal par les firmes d’ingénierie étaient de retour devant le juge André Perreault de la Cour du Québec. 

Visiblement, les avocats de défense ont eu beaucoup de temps pour penser à de nouveaux moyens de réclamer l’arrêt des procédures pour leurs clients accusés d’abus de confiance, de fraude envers le gouvernement, d’entrepreneurs souscrivant à une caisse électorale et d’actes de corruption dans les affaires municipales.

Déjà, le juge Perreault a sur sa table à dessin une requête en arrêt des procédures de type Babos pour conduite indigne de l’état. L’avocat de Marc-Yvan Côté, Me Jacques Larochelle, plaide que les nombreuses fuites des éléments de l’enquête de l’UPAC dans les médias privent son client d’un procès juste et équitable.

Au nom de tous les accusés, l’avocat de Mario W. Martel (ex-dirigeant de Roche) Me Réjean Lavoie a déposé une nouvelle requête en arrêt des procédures concernant les liens entre les enquêteurs de l’UPAC et un témoin-clef du dossier, l’ex-ingénieur Martin Lapointe de Roche.

Collabo ou pas?

Les avocats de défense reprochent à l’UPAC et à la poursuite d’utiliser Lapointe comme témoin-collaborateur, et ce, même si aucune entente formelle n’a été conclue avec lui et encore moins divulguée.

Selon la requête, l’ingénieur Martin Lapointe était un co-conspirateur dans le stratagème pour obtenir des avantages frauduleux du gouvernement pour la firme Roche. Il aurait admis ses gestes illégaux dans plusieurs déclarations aux policiers.

Il est surtout, allèguent les avocats de défense, un collaborateur de justice depuis 2013, à qui les policiers ont promis l’immunité sans l’accord préalable d’un procureur du Directeur des poursuites criminelles et pénales.

Selon les avocats de défense, Lapointe a donné 12 déclarations à l’UPAC avant l’émission des mandats d’arrestation et il a servi d’agent aux policiers en enregistrant deux rencontres avec Mario W. Martel et France Michaud (Roche).

La poursuite a admis qu’un processus pour que le témoin devienne un collaborateur officiel a été entamé, mais jamais complété.

Selon la défense, les policiers de l’UPAC ont sciemment violé toutes les règles visant à rendre transparentes les ententes entre l’état et les collaborateurs de justice. Les avocats demandent l’arrêt des procédures pour cette conduite des policiers. À défaut, ils veulent interdire le témoignage de Lapointe et la présentation de toute la preuve obtenue grâce à lui.

Contestation des mandats

Le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI) a transmis hier aux avocats de défense une part importante de l’enquête Serment menée pour découvrir l’origine des fuites médiatiques à l’UPAC. 

Après avoir étudié cette nouvelle preuve et analysé la conduite des policiers, les avocats de défense pourraient déposer des contestations des mandats qui ont mené à des perquisitions chez Roche, au ministère des Affaires municipales et au Parti libéral. «Si on remet l’intégrité de certains policiers en cause, il faudra réanalyser», a indiqué l’avocat de France Michaud, Me Charles Levasseur.

Le BEI est loin d’avoir terminé son travail. Lorsque le Bureau a reçu le mandat d’enquêter il y a environ un an, l’UPAC lui a transmis pas moins de 4,8 millions de fichiers. Le BEI en est rendu à confier un mandat à une firme externe pour éplucher les milliers de documents afin de trouver si certains peuvent avoir une pertinence pour les causes devant la justice.

Jordan prise 2

Quarante-trois mois après le début des procédures, il est déjà clair que les avocats de défense déposeront également une seconde requête en arrêt des procédures de type Jordan pour délais déraisonnables. En mars 2018, lors du rejet de leur première requête Jordan, les délais judiciaires étaient d’un peu plus de 27 mois.

Les parties se reverront le 2 décembre. Aucune date de procès n’a été fixée.

Actualités

Internet haut débit: Québec annonce 100 millions $

SHAWINIGAN — Le gouvernement du Québec a décidé de prendre sur lui la desserte internet à haut débit de 70 000 foyers et de plusieurs milliers d’entreprises à travers le Québec, sans attendre l’appui du fédéral. Vendredi matin, le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, s’est déplacé au DigiHub de Shawinigan pour lancer l’appel de projets Régions branchées, qui bénéficiera d’une enveloppe de 100 millions de dollars pour rencontrer ses objectifs.

Il peut paraître un peu ironique qu’à la fin d’une campagne électorale fédérale au cours de laquelle l’importance d’une desserte internet fiable ait représenté un enjeu prioritaire dans toutes les communautés concernées, Québec décide d’appuyer sur l’accélérateur en solo. Le ministre convient que le déploiement tarde dans les régions moins bien desservies, d’où l’importance de poser un geste significatif.

«On va être les seuls maîtres à bord», se targue-t-il. «Ce 100 millions $ va nous coûter plus cher, parce que nous n’aurons pas de subvention du fédéral. Mais au moins, nous serons en action sur des choses tangibles.»

Ces 100 millions $ font partie d’une enveloppe globale de 400 millions $ annoncée lors du dernier budget pour brancher tout le Québec. «S’il en manque, on va en rajouter», glisse M. Fitzgibbon.

«Les gens en région veulent être branchés, ils exigent un service internet de qualité et performant. Sinon, ils vont partir», constate Gilles Bélanger, adjoint parlement du ministre de l’Économie et de l’Innovation (volets économie et Internet haute vitesse).

«Ça fait presque 20 ans qu’on parle de brancher les régions. On laissait souvent aller les fournisseurs de service. Qu’est-il arrivé? On s’est retrouvé avec un paquet de trous. Le Québec en région, ça ressemble à un gruyère. Le projet que nos proposons, c’est de brancher à 100 % ces régions.»

En 2016, Québec estimait à 340 000 le nombre de foyers mal desservis par internet haute vitesse. Avec le gouvernement fédéral, le programme Québec branché - 1 devait permettre de faire entrer dans le 21e siècle une première tranche de 110 000 foyers. 

«Je dois dire que ça a été très long avant de signer les contrats», convient M. Fitzgibbon, avant de confirmer que l’entente avec le fédéral était finalement réglée. Ces 110 000 foyers seront connectés d’ici 2021.

«Le programme Québec branché - 2, qu’on espère avoir après l’élection fédérale et celui du CRTC (Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes) (devaient) couvrir le reste des foyers», explique M. Fitzgibbon. «Nous avons décidé d’aller de l’avant, sans égard au fédéral, parce que sur les 230 000 qui nous restent, des gens ne seraient pas couverts. On pense qu’il y en a 70 000, mais ça pourrait aller jusqu’à 100 000. Nous allons connecter ces gens avant la fin du mandat.»

Pour les 160 000 derniers foyers, le ministre de l’Économie et de l’Innovation reconnaît être à la remorque d’Ottawa. «Nous sommes confiants que nous pourrons signer des contrats d’ici la fin 2020, pour avoir un déploiement le plus vite possible.»

M. Fitzgibbon doute que la couleur du gouvernement fédéral ou son statut majoritaire ou minoritaire influencera vraiment la suite des événements.

«Le problème du Québec pour le branchement internet à haut débit est le même dans toutes les provinces», fait-il remarquer. «Tous les gouvernements sont sensibles à ça.»

M. Fitzgibbon ne peut préciser les moments où tels secteurs seront enfin desservis dans telle tranche de programme, mais il souhaite mettre en ligne une carte interactive, au cours de la prochaine année, qui pourrait fournir ces informations.

La FQM enthousiaste

Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités, s’était aussi déplacé à cette conférence d’information. Son degré de confiance paraît assez élevé à la suite de cette annonce, mais il convient que ses membres doivent aussi faire le travail sur le terrain pour être prêts.

«Internet à haut débit partout sur le territoire, ça fait trop longtemps qu’on en parle», convient-il. 

«Pourquoi j’y crois? À un moment donné, ça fait combien de fois qu’on dit que c’est essentiel? Peu importe le gouvernement, la population le dit: c’est un besoin. C’est un investissement qu’on fait une fois. Quand ce sera réglé, ce domaine sera autosuffisant sans problème. Réglons-le pour tout le monde.»

Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale et responsable de la Mauricie, indique qu’il ne faut surtout pas sous-estimer l’impact de la mesure annoncée vendredi. 

«En 2016, le Forum économique mondial de Davos a calculé qu’une augmentation de 10 % de la numérisation d’un pays entraîne une croissance de 0,75 % du produit intérieur brut par habitant et une réduction du chômage de 1,02 %, ce qui n’est pas peu», fait-il remarquer. «Une connexion internet performante et de qualité a une incidence directe sur l’attractivité de nos régions.»

L’appel de projets est maintenant lancé et les soumissions pourront être déposées jusqu’au 18 novembre.

Le Mag

Quand on voit le grand méchant renard!

On peut penser que la marmotte était tellement occupée à chercher son ombre qu’elle n’a vu le renard qu’au dernier moment! Voici la photo animalière qui vient de remporter le convoité grand prix du «Wildlife Photographer of the year», remis chaque année par le Musée d’histoire naturelle de Londres.

C’est le Chinois Yongqing Bao qui a croqué cette scène surprenante, armé d’un appareil Canon EOS-1D X… et de beaucoup de patience. Directeur d’un groupe de protection de la réserve naturelle des monts Qilian, en Chine, il a vu ses clichés publiés dans de nombreux magazines et a reçu de nombreuses récompenses internationales.

Dans sa plus récente photo primée, baptisée Le moment, il a croqué une marmotte de l’Himalaya sortant à peine de son hibernation et se mettant en quête de nourriture pour ses petits. Sa recherche a vite pris une tournure effrayante quand elle a croisé un renard du Tibet, son prédateur naturel, crocs sortis, prêt pour l’attaque. Cette image montre bien les réflexes de la marmotte, mais dévoile surtout un visage presque humain, crispé par une surprise totale et une terreur sans équivoque. Un moment rare, où l’intensité du combat entre la vie ou et la mort s’inscrit sur les faces des deux animaux.

Actualités

À contresens sur l’autoroute 10: un octogénaire perd la vie

Un octogénaire a perdu la vie lorsque la voiture qu’il conduisait à contresens sur l’autoroute 10 est entrée en collision avec un autre véhicule, vendredi, à la hauteur de Shefford. Deux femmes ont également été blessées dans cette tragédie routière.

Des automobilistes ont signalé aux policiers la présence d’un véhicule qui roulait à contresens à la hauteur de Waterloo, vers minuit. « Quelques minutes plus tard, il est entré en collision avec un autre véhicule à la hauteur de Shefford », explique le sergent Stéphane Tremblay, porte-parole de la Sûrete du Québec.

Les secouristes ont été dépêchés dans le secteur. Une quinzaine de pompiers de Bromont sont entre autres intervenus en utilisant les pinces de désincarcération, autant pour libérer l’octogénaire que les deux femmes qui voyageaient dans l’autre véhicule, explique Hugo Brière, directeur de la brigade. 

L’impact a été fatal pour l’automobiliste âgé de 81 ans de Greenfield Park. Il a été transporté à l’hôpital où son décès a été constaté.


Actualités

Le syndicat défendra pleinement les deux enseignants ayant escaladé le pont

MONTRÉAL — Une enseignante ayant été au coeur du coup d'éclat environnemental sur le pont Jacques-Cartier ne siégera plus sur le conseil d'administration de son syndicat, qui promet par ailleurs d'assurer pleinement sa défense si elle devait faire face à des mesures disciplinaires.

Le conseil d'administration du Syndicat de l'enseignement de la Pointe-de-l'Île (SEPÎ) a affirmé jeudi qu'il utilisera tous les «outils juridiques et administratifs à sa disposition pour assurer la défense du lien d'emploi de ses deux membres», soit Chantal Poulin et un autre enseignant, Yann Robitaille.

Ceux-ci pourraient faire face à des mesures administratives ou disciplinaires par la commission scolaire, en plus d'accusations de nature criminelle, a rappelé le syndicat.

Dans le cas de Mme Poulin, «sa démission du conseil d'administration à titre de troisième vice-présidente ne doit pas être considérée comme un jugement sur l'objectif recherché ni sur l'importance de la cause environnementale», a indiqué par communiqué le président du SEPÎ, Serafino Fabrizi.

«Il est clair que le conseil d'administration ne pouvait cautionner un tel geste de désobéissance civile», ajoute le syndicat.

Mme Poulin et M. Robitaille demeurent membres du SEPÎ et le syndicat assumera pleinement sa responsabilité de les défendre, «comme il le fait pour tous ses membres qui font face à des sanctions administratives et/ou disciplinaires», mentionne le communiqué.

Le 8 octobre, trois militants ont escaladé la structure métallique du pont Jacques-Cartier à Montréal, tôt le matin, provoquant la fermeture complète du pont pendant plus d'une heure.

Les militants associés à la cellule montréalaise de l'organisation Extinction Rebellion (XR) réclamaient des actions urgentes et concrètes dans la lutte contre les changements climatiques.

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Simon Rousseau admet avoir violenté un bébé de 24 jours: «J’ai perdu patience et je l’ai brassé»

TROIS-RIVIÈRES — Simon Rousseau a finalement plaidé coupable à la majorité des accusations portées contre lui, dont celle d’avoir violenté un bébé âgé de seulement 24 jours en janvier 2018.

Même s’il a tenté de diminuer sa responsabilité criminelle et de se justifier, il a admis, jeudi, qu’il avait secoué un bébé au point de lui infliger des lésions corporelles. «Oui j’ai perdu patience et je l’ai brassé, je l’avoue», a-t-il déclaré. Cependant, il soutient que certaines blessures retrouvées sur l’enfant seraient plutôt imputables à une chute survenue dans les instants suivants pendant qu’il lui changeait sa couche.

Insolite

Un navet à 2,2 kilos du record Guinness

SAINT-OMER — Jusqu’à mercredi, Damien Allard, jardinier à ses heures vivant à Saint-Omer en Gaspésie, croyait bien que l’un de ses navets battrait le record Guinness du plus gros navet au monde, record enregistré en… Alaska, avec 17,7 kilos, ou 39 livres.

Il a manqué le record par 2,2 kilos, son navet «ne pesant que» 15,5 kilos, ou 34 livres. C’est la forme de son navet qui a déjoué ses prédictions.

«J’aurais pu le garder en terre et il aurait pris quelques livres de plus, mais j’étais tellement sûr de mon affaire. Le problème, c’est qu’il était “plate”. J’étais certain à 99 % de battre le record. J’avais la face longue quand je l’ai mis sur la balance. Je pensais avoir 30 % de marge», explique M. Allard.

Ingénieur forestier maintenant à la retraite, il avait ainsi établi une règle de calcul tenant compte du volume potentiel de son navet, en basant cette formule sur le poids et la forme d’un navet de 20 livres récolté en août.

«Je suis arrivé cinq livres en dessous, à cause de la forme plate», signale M. Allard, qui avait semé les navets dans sa maison, en mars, une démarche porteuse d’un but lui trottant dans la tête depuis 2016.

«Il y a trois ans, par hasard, j’avais récolté un navet de 15,5 livres. Il y a deux ans et l’an passé, j’étais à l’extérieur pendant une partie de l’année et je n’avais pas fait de jardin. Cette année, je me suis dit que j’étais capable de faire mieux», ajoute-t-il.

Le secret? «Ça prend beaucoup d’eau», aborde M. Allard qui a aussi régulièrement utilisé «de l’engrais soluble sur les feuilles». Pour la terre, il a mis du borax trois fois, notamment peu de temps après la mise en terre. «C’est un truc pour rendre le navet moins fibreux».

Il dit avoir été chanceux, n’ayant fait aucune recherche préalable à la mise en terre en mai. «Ça aurait pu brûler au soleil, mais dans le cas du navet, ce n’est pas le cas». Le fait que le record du plus gros navet ait été réalisé en Alaska l’a encouragé, à partir du moment où il a réalisé qu’il était sur les rangs pour le battre. «Je n’aurais pas eu d’espoir si le record avait été établi au Mexique».

Il s’est absenté sept jours pour aller chasser l’orignal, un facteur qui a peut-être limité la croissance de son navet dans le dernier droit, mais «il y aura de la chasse l’an prochain aussi», prévient-il à propos d’un passe-temps sacré chez bien des Gaspésiens.

Damien Allard reviendra donc à la charge en 2020. «Je leur donnerai beaucoup de lumière dans la maison, et je les installerai en serre tout le mois de mai. Ça croît plus vite en serre», précise-t-il, heureux de bénéficier des conseils d’un ami agronome, Gérard Landry, qui a assisté à la pesée.

Le navet géant «goûte pareil à un navet d’épicerie», dit M. Allard. Le spécimen de 34 livres sera donné lundi à la Source alimentaire Bonavignon, la banque alimentaire desservant une bonne partie de la Baie-des-Chaleurs. Il a gardé un spécimen d’une dizaine de kilos, et il a divisé un troisième navet géant entre son agronome et la Source alimentaire.

D’ici peu, Damien Allard recevra le protocole pour faire homologuer un éventuel navet record en 2020. «Guinness demande 12 semaines d’attente à ceux qui le commandent et c’est passé à 15 semaines parce que beaucoup de monde le demande. Je pense que c’est une question de marketing. Avoir payé 500 euros, je l’aurais eu en cinq jours», conclut-il.

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Une autre distinction pour Mylène Moisan

Le talent de Mylène Moisan a de nouveau été reconnu lors du Déjeuner des médias qui se déroulait jeudi soir au Manège militaire. Celle qui signe une chronique marquée par son sens de l’écoute, sa soif de justice et sa plume sensible a remporté le prix de «Professionnel de l’année» remis par Ameublement Tanguay.

Ce prix décerné par la Société des communicateurs de Québec (SO/COM) souligne le travail d’une personnalité du monde de la communication de Québec et Chaudière-Appalaches qui s’est illustrée au cours de l’année par «son leadership qui a su transcender son organisation».

Notre chroniqueuse était en nomination avec Simon Litalien de Kabane et Chantal Lachance de Gestev. Le 25e Déjeuner des médias était au bénéfice de Centraide Québec et Chaudière-Appalaches

En plus de son travail apprécié et reconnu comme chroniqueuse au Soleil, Mylène a publié les livres Maman est une étoile, Les Gens heureux ont une histoire, Dans une classe à part, Voyager hors des tout inclus et le Pace du bonheur. 

Mylène Moisan s’est dite touchée par ce prix. «Avec près de 1000 chroniques écrites depuis 2012, cette reconnaissance fait vraiment chaud au cœur, et elle me donne encore plus d’énergie pour continuer, j’espère pour longtemps encore.»

Plus tôt cette année, elle avait remporté le Prix En-tête, qui récompense un texte sur la santé mentale au travail pour sa chronique «Au moins j’aurai sauvé des vies». Elle a aussi été en nomination pour un prix Judith-Jasmin de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec dans la catégorie Opinion pour sa chronique «Ces vieux qu’on ne calcule plus».

Toutes nos félicitations à Mylène qui fait rayonner le Soleil! 

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Un convoi de camions s’organise pour manifester contre Greta Thunberg en Alberta

EDMONTON — Un groupe de militants favorables aux hydrocarbures se prépare à manifester à Edmonton vendredi, alors que la jeune environnementaliste suédoise Greta Thunberg transportera son combat au coeur de l’industrie pétrolière et gazière du Canada.

Glen Carritt, l’organisateur du convoi «United We Roll» qui s’est rendu à Ottawa en février, a annoncé qu’un convoi similaire se mettrait en branle à Red Deer, à environ 150 kilomètres au sud de la capitale albertaine, dans la matinée.

Il a indiqué que les camions devraient arriver à l’Assemblée législative de l’Alberta à midi, au moment où doit commencer le ralliement contre les changements climatiques en présence de la jeune militante.

M. Caritt a affirmé que les Albertains qui dépendent de l’industrie des énergies fossiles en ont assez des célébrités qui se rendent dans la province uniquement pour leur dicter comment gérer leurs affaires.

«Nous sommes très frustrés par le fait que nous n’avons toujours pas de pipeline et que nous continuons à acheter du pétrole étranger», a-t-il ajouté.

Le contre-rassemblement se veut pacifique et vise à démontrer la fierté du secteur pétrolier et gazier de l’Alberta, a précisé M. Carritt.

«Nous n’avons plus besoin de ces personnes qui viennent nous parler de nos normes environnementales quand elles ne les connaissent pas et ne les comprennent pas vraiment», a-t-il déclaré.

Greta Thunberg, qui est actuellement en tournée en Amérique du Nord, a fait les manchettes des médias internationaux pour avoir accusé les dirigeants du monde de laisser tomber les jeunes en ne faisant que très peu d’efforts pour lutter contre les changements climatiques.

L’élève originaire de Stockholm, âgée de 16 ans, était à Montréal le mois dernier pour participer à une grande marche réclamant des actions concrètes et immédiates des gouvernements en réaction à la crise climatique. Des centaines de milliers de personnes y ont participé.

Greta Thunberg a également rencontré en privé ce jour-là le premier ministre Justin Trudeau et elle lui a dit la même chose qu’à tous les dirigeants du monde: ils n’en font pas assez et doivent écouter la science.

En Alberta, Greta Thunberg se trouvera toutefois au coeur d’un débat polarisant: comment tirer parti de l’économie actuelle qui produit beaucoup de carbone tout en se préparant à un avenir plus vert et faible en carbone?

Le premier ministre de l’Alberta, Jason Kenney, a souhaité que Greta Thunberg reconnaisse les efforts déployés par l’industrie pétrolière et gazière de la province pour réduire ses émissions.

Il a également dit espérer que la militante écologiste soit chaleureusement accueillie à Edmonton, tout en précisant qu’il n’avait pas l’intention de la rencontrer.

La ministre de l’Énergie, Sonya Savage, a souhaité la bienvenue à la militante écologiste, mais elle dit comprendre que sa présence puisse déranger.

«On vit une crise de l’emploi en Alberta, alors les Albertains sont évidemment inquiets de voir leur secteur énergétique attaqué, a commenté Mme Savage. Mais les Albertains sont très accueillants, hospitaliers et ouverts. Alors, on accueille tout le monde.»

Cet argument de la peur est partagé par l’un des organisateurs des manifestations contre la présence de Greta Thunberg.

«Ça peut définitivement être terrifiant quand quelqu’un menace votre emploi», a soutenu Stephen Buhler, du groupe «Climate Justice Edmonton».

La chef de l’opposition, la néodémocrate Rachel Notley, a fait savoir que des membres de son caucus pourraient assister au rassemblement mettant en vedette la militante suédoise.

Rachel Notley a dit vouloir rencontrer l’adolescente, tout comme les maires d’Edmonton et de Calgary Don Iveson et Naheed Nenshi.