Abonnez-vous à nos infolettres. Obtenez en plus et assurez-vous de ne rien manquer directement dans votre boîte courriel.
COVID-19: des chercheurs veulent savoir comment se porte votre sommeil

COVID-19

COVID-19: des chercheurs veulent savoir comment se porte votre sommeil

Comment se porte votre sommeil durant la pandémie de COVID-19? Des chercheurs d’une dizaine de pays dans le monde — dont un professeur de l’Université Laval — souhaitent le savoir.

Les scientifiques ont commencé lundi à chercher des participants pour cette étude internationale qui évaluera l’impact de la pandémie et du confinement sur les habitudes de sommeil et la santé mentale. 

«Ça fait trois semaines qu’on a des appels conférence Zoom, et on se dit : “il faut faire quelque chose”, parce que tout le monde est interpellé par les problèmes de sommeil», dit Charles Morin, professeur à l’École de psychologique de l’Université Laval, qui pilote le volet canadien/québécois de la recherche.  

Comme le rapportait récemment Le Soleil, plusieurs signes montrent que la crise de la COVID-19 a déjà affecté le sommeil des Québécois. M. Morin et ses collègues cherchent à documenter l’ampleur de cette perturbation et à cerner ses manifestations au niveau international. 

«Nos questions sont formulées pour demander aux gens de se replacer dans le peak de la pandémie», précise Charles Morin.

Les scientifiques sont à la recherche de 1000 personnes âgées de plus de 18 ans, avec ou sans difficulté de sommeil, pour compléter un questionnaire d’environ 40 questions et qui devrait prendre environ 20 minutes. 

En plus des chercheurs du Canada, des collègues de la Finlande, de la Norvège, du Royaume-Uni, de la France, de l’Italie, de la Chine, du Japon, de l’Allemagne et de l’Autriche travaillent sur la recherche. 

En Italie, une étude a déjà donné un aperçu des nuits troublées par la pandémie. Fin mars, les chercheurs italiens ont sondé leurs compatriotes sur la qualité de leur sommeil durant le confinement. 

Ils ont notamment remarqué que les personnes se couchaient et se réveillaient plus tard. Ils passaient aussi plus de temps au lit, mais, paradoxalement, ils dormaient moins bien. 

L’augmentation des difficultés de sommeil était plus forte pour les personnes présentant un niveau plus élevé de dépression, d’anxiété et de stress. 

L’étude internationale à laquelle contribue Charles Morin permettra de documenter plus précisément les difficultés de sommeil et de comparer les résultats de la dizaine de pays sondés. 

Le questionnaire anonyme est déjà en ligne et sera disponible pour environ trois semaines. Charles Morin espère qu’il y aura le plus de répondants possible. «Si on en a 2000, on va tous les prendre!» dit-il.

Le questionnaire est disponible ici 

Autour du globe, 26 mai 2020

Deux espèces d’araignées inédites découvertes à Saint-Joachim

Actualités

Deux espèces d’araignées inédites découvertes à Saint-Joachim

Ce qui ne devait être qu’une simple étude de caractérisation dans la tourbière de Saint-Joachim-de-Shefford a mené à d’importantes découvertes scientifiques. En effet, deux nouvelles espèces d’araignées y ont été découvertes, une première au Canada.

Le projet d’inventaire de la biodiversité de la tourbière a été réalisé par la Fondation pour la sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska (SÉTHY) et l’arachnologue Pierre Paquin. Un total de quatre visites ont été effectuées sur le terrain au cours de la dernière année, soit deux en été, une à l’automne et une ce printemps. Les échantillonnages ont permis de déterminer que 66 espèces, réparties en 17 familles, ont élu domicile dans la tourbière joachimienne.

Le Service de police d'Ottawa veut freiner le harcèlement sexuel au sein de son organisation

Ottawa

Le Service de police d'Ottawa veut freiner le harcèlement sexuel au sein de son organisation

Le Service de police d’Ottawa (SPO) et la Commission de services policiers d’Ottawa travaillent sur une stratégie conjointe afin d’éliminer les cas de violence et le harcèlement sexuels au sein du corps policier.

Les grandes lignes d’une stratégie provisoire ont été dévoilées lundi lors de la réunion de la Commission. Elles incluent la création et le soutien d’un espace sûr pour la dénonciation de comportements inappropriés, réagir à la violence et au harcèlement sexuels de manière coordonnée et opportune, ainsi que la prévention des incidents de nature sexuelle.

Échec au crime : moins d’appels, mais de meilleurs résultats en général en 2019

Justice et faits divers

Échec au crime : moins d’appels, mais de meilleurs résultats en général en 2019

L’organisme Échec au crime de la région de la capitale nationale a reçu moins de signalements anonymes en 2019, mais elle a enregistré de meilleurs résultats dans la plupart des catégories, incluant les armes à feu récupérées.

Dans un bilan présenté lundi devant la Commission de services policiers d’Ottawa, le président d’Échec au crime dans la région, Richard McMullen, a précisé que les informations reçues par son organisme en 2019 ont permis aux policiers de mettre la main sur 16 armes de poing comparativement à cinq en 2018.

COVID-19: trois policiers d’Ottawa infectés

Justice et faits divers

COVID-19: trois policiers d’Ottawa infectés

Trois policiers d’Ottawa ont été infectés par la COVID-19 depuis le début de la pandémie, dont deux ont contracté le virus dans le cadre de leur travail.

C’est ce qu’a indiqué lundi à la réunion de la Commission de services policiers d’Ottawa le chef du Service de police d’Ottawa (SPO), Peter Sloly.

COVID-19: plus de 4000 morts en Suède

COVID-19

COVID-19: plus de 4000 morts en Suède

STOCKHOLM — La Suède, qui se distingue par son approche souple relativement à la pandémie de COVID-19, a annoncé lundi avoir enregistré la mort de plus de 4000 personnes au total, dont 90 % étaient âgées de plus de 70 ans.

Sur 33 843 cas confirmés, l’Agence publique de la santé a recensé 4029 décès dans ce pays de 10,3 millions d’habitants.

L'avenir du Parlement au temps de la COVID-19 demeure en suspens

Politique

L'avenir du Parlement au temps de la COVID-19 demeure en suspens

OTTAWA - Le fonctionnement du Parlement canadien au temps de la COVID-19 est demeuré en suspens lundi, tandis que les conservateurs sont restés campés sur leur position selon laquelle la Chambre des communes devrait reprendre ses activités normales avec un nombre réduit de députés présents.

Pendant une bonne partie de la journée, les députés ont débattu d'une motion du gouvernement libéral proposant de renoncer aux séances «normales» de la Chambre des communes et d'élargir plutôt le comité spécial COVID-19 qui a siégé en lieu et place depuis un mois. L'entente sur ce comité prenait fin lundi.

COVID-19: Tout le monde peut être dépisté, dit le BSEO

COVID-19

COVID-19: Tout le monde peut être dépisté, dit le BSEO

Le Bureau de santé de l’est de l’Ontario a annoncé lundi l’expansion du dépistage de la COVID-19 à toute la population qui veut se faire tester, incluant les personnes sans symptômes.

Le BSEO souligne que la réouverture de certains secteurs de l’économie, ainsi que la disponibilité du matériel et la capacité accrue de dépistage font en sorte qu’il est en mesure de mettre en place cette nouvelle réglementation.

Fin de semaine achalandée au parc national de Plaisance

Petite-Nation

Fin de semaine achalandée au parc national de Plaisance

Le premier week-end de «réouverture partielle et progressive» du parc national de Plaisance, dans la Petite-Nation, a suscité l’engouement des amateurs de plein air qui se sont déplacés par centaines sur le vaste site naturel géré par la Société des établissements de plein air du Québec.

La directrice du parc national de Plaisance, Isabelle Croteau, s’est dite peu étonnée de la réponse du public pour cette première fin de semaine de réouverture des installations, même s’il n’y avait que les sentiers d’accessibles. Mesures sanitaires obligent, aucun bâtiment de services sur les lieux, ce qui inclut les salles de toilette, n’est ouvert aux visiteurs, rappelons-le.

Boris Johnson veut rouvrir les magasins le 15 juin au Royaume-Uni et tourner la page sur la polémique

COVID-19

Boris Johnson veut rouvrir les magasins le 15 juin au Royaume-Uni et tourner la page sur la polémique

LONDRES — Le Royaume-Uni prévoit de rouvrir les commerces non essentiels au 15 juin, a annoncé lundi le premier ministre britannique Boris Johnson, qui espère tourner la page de la polémique autour de son conseiller accusé d’avoir enfreint le confinement instauré contre le coronavirus.

Pays le plus durement frappé en Europe par la pandémie avec près de 37 000 morts de patients testés positifs, le Royaume-Uni est confiné depuis plus de deux mois.

Chaleur dans les écoles en temps de COVID-19: des inquiétudes en Outaouais

Éducation

Chaleur dans les écoles en temps de COVID-19: des inquiétudes en Outaouais

Prétextant que les «solutions du passé» telles que l'utilisation d'un ventilateur en classe et une rotation dans une aire commune climatisée dans l'école ne sont plus possibles dans le contexte de la COVID-19, un syndicat presse les commissions scolaires de la région d'établir un plan de match concret en cas de vague de chaleur comme celle prévue cette semaine.

Dans une lettre dont Le Droit a obtenu copie acheminée lundi aux directions générales des commissions scolaires des Draveurs (CSD), des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) et au Coeur-des-Vallées (CSCV) ainsi qu'aux directions d'écoles, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) affirme qu'il «cela fait des années que le sujet revient dans (les) comités de relations de travail» et que des solutions doivent être trouvées dans les plus brefs délais, sachant que les établissements ne sont pas climatisés.

Le syndicat soutient que les commissions scolaires refusent que les enseignants des écoles primaires rouvertes depuis le 11 mai installent un ventilateur dans leur salle de classe puisque la Santé publique aurait indiqué que ceux-ci peuvent «contribuer à la dispersion de gouttelettes contenant le virus en présence de personnes infectées, que celle-ci soient symptomatiques ou non». Comme les enfants demeurent confinés dans un seul local toute la journée excluant lors des récréations afin de respecter les consignes de distanciation sociale et de limiter les déplacements, il serait aussi impossible pour les enseignants de circuler pour se rendre dans une zone d'air conditionné, par exemple une salle polyvalente, une bibliothèque ou encore un gymnase. 

Météo incertaine pour le lancement d’astronautes par SpaceX 

Monde

Météo incertaine pour le lancement d’astronautes par SpaceX 

WASHINGTON — À part le risque de mauvais temps, la NASA et SpaceX ont confirmé lundi que tout était toujours au vert pour le lancement prévu mercredi d’une fusée avec deux astronautes américains, le premier vol habité de la société spatiale et le premier aux États-Unis depuis neuf ans.

«Les responsables de la NASA et de SpaceX ont donné le “go” pour le lancement de la mission qui va faire repartir les vols habités des États-Unis», a annoncé la NASA, après une nouvelle journée de réunions d’ultimes vérifications, selon le protocole très strict de l’agence spatiale pour les vols avec astronautes.

L’incendie du Marché Lacroix est un coup dur pour la communauté de Hawkesbury

Affaires

L’incendie du Marché Lacroix est un coup dur pour la communauté de Hawkesbury

Le propriétaire du Marché Lacroix, Stéphane Jeaurond, a encore peine à y croire, deux jours après l’incendie dévastateur qui a ravagé son épicerie de Hawkesbury samedi après-midi.

«C’est de pire en pire. Je m’attendais à ce que ça soit plus facile avec les jours. Mais avec la routine du lundi matin, les émotions sont dans le plafond» se désole M. Jeaurond.

Pour l’homme de 49 ans, c’est un coup dur. Propriétaire de l’épicerie depuis 20 ans, Stéphane Jeaurond était conscient de la proximité que l’entreprise avait bâtie avec la clientèle depuis son ouverture en 1935.

«Tout le monde nous connaissait, on connaissait tout le monde. C’est là que je réalise qu’on était pas mal plus aimés qu’on pense».

Le Marché Lacroix, comme de nombreuses autres épiceries de l’Est ontarien, faisait d’ailleurs partie des entreprises offrant la livraison gratuite ou à moindres coûts aux personnes vulnérables afin de les aider à passer à travers la crise de la COVID-19 qui sévit présentement.

Une première vague de chaleur sans jeux d’eau ni piscines publiques

Gatineau

Une première vague de chaleur sans jeux d’eau ni piscines publiques

C’est sans leurs jeux d’eau et leurs piscines publiques extérieures que les Gatinois devront affronter, cette semaine, la première vague de chaleur accablante de l’été. Comme les autres villes de la province, Gatineau attend le feu vert de la Santé publique pour rouvrir ces infrastructures de loisir et de rafraîchissement.

Le mercure devrait dépasser les 30˚C pendant quelques jours, cette semaine, et les nuits demeureront passablement chaudes. Si les piscines extérieures n’étaient habituellement ouvertes que vers la fin juin, les jeux d’eau, en revanche, étaient depuis quelques années ouverts plus tôt en saison par la Ville afin de justement répondre aux besoins des Gatinois lors des canicules de plus en plus hâtives. La pandémie de la COVID-19 rend toutefois l’opération impossible pour l’instant.

Consultation nationale: d’abord, gérer la crise, ensuite les sérieuses réflexions, dit Mathieu Lacombe

COVID-19

Consultation nationale: d’abord, gérer la crise, ensuite les sérieuses réflexions, dit Mathieu Lacombe

L’appel à une vaste consultation nationale sur l’après-crise lancée par une cinquantaine d’universitaires de partout au Québec a recueilli plus de 400 signatures sur le site de l’Assemblée nationale, lundi. Pour le ministre de la Famille et responsable de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, et le porte-parole libéral en matière de santé, André Fortin, il est évident qu’une réflexion s’imposera, mais pour l’instant, les efforts de l’État doivent être mobilisés à sortir de la crise dans laquelle le Québec est plongé depuis le mois de mars.

La députée solidaire de Sherbrooke qui parraine la pétition lancée par trois étudiants de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Christine Labrie, est plutôt d’avis qu’il n’est pas trop tôt pour amorcer une réflexion collective de cette ampleur. «Il faut commencer à définir les balises dans lesquelles on veut voir le Québec avancer, dit-elle, surtout qu’il y a déjà des décisions majeures pour la relance qui sont prises par le gouvernement. Ce sont des décisions dont on va garder les fruits et vivre avec les conséquences pendant plusieurs années.»

Les églises du Québec toujours en attente du déconfinement

COVID-19

Les églises du Québec toujours en attente du déconfinement

Il n’y a toujours aucune date au calendrier pour la réouverture des églises et autres lieux de culte au Québec. En Outaouais, les paroissiens ont hâte de reprendre la pratique des rites catholiques comme à l’habitude, a indiqué l’économe du diocèse de Gatineau, René Laprise.

«Les gens expriment leur désir que les choses reviennent un peu à la normale. C’est tout à fait normal dans les circonstances», a expliqué M. Laprise, précisant que la situation de confinement actuelle a poussé Mgr Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau, à publier sur YouTube une capsule en français et une en anglais sur ses réflexions du jour sur la parole de Dieu.

Un «remerciement» à coups de bâton de baseball

Justice et faits divers

Un «remerciement» à coups de bâton de baseball

Un jeune homme qui a «remercié» ses bons Samaritains à coups de bâton de baseball vient d’être reconnu coupable de six importants chefs de voie de fait, à Gatineau.

Une mise en scène aussi bizarre que troublante - et un malheureux hasard - ont fait se rencontrer l’accusé Ralph Louis-Jean et trois hommes sans histoire, il y a quatre ans.

Un virus qui ralentit des projets d’entreprise

COVID-19

Un virus qui ralentit des projets d’entreprise

Pour un entrepreneur qui désire se lancer en affaires, prévoir est la clé. Plus un plan d’affaires est paré à toute éventualité, plus celui-ci sera solide. Or, une pandémie fait rarement partie des éléments pondérables. Pour ceux qui étaient sur le point d’ouvrir leur commerce ou qui venaient tout juste de le faire, tout est une question d’adaptation.

La pandémie ne compromettra probablement pas l’ouverture de Tanuki, Jeux et E-Sports, mais elle la retardera assurément, mentionne Alysson Gince, qui caressait le projet d’ouvrir un salon de jeux vidéo à Granby depuis un bon moment. Un lieu où les gamers, qu’ils soient débutants ou expérimentés, pourraient socialiser tout en essayant de nouveaux jeux ou en se perfectionnant sur d’autres, toutes plateformes confondues.

Denis Bouchard
Francis Dufour, un homme du peuple

Éditoriaux

Francis Dufour, un homme du peuple

ÉDITORIAL / Politicien, certes, homme engagé, assurément, Francis Dufour était avant tout un homme du peuple. Décédé tout juste quelques heures après avoir été admis à la maison de soins palliatifs, Francis Dufour a eu plusieurs vies, mais un seul fil conducteur.

Politicien, pour la cause, celle d’un Québec indépendant, un rêve qu’il pousse jusqu’à céder son poste de député de Jonquière, en 1996, à Lucien Bouchard, qui deviendra premier ministre. Pourtant, Francis Dufour n’est pas homme à se tasser. Mais pour donner plus de chances d’achèvement à un idéal qu’il voyait plus grand que lui, il s’est posé en volontaire pour céder un poste acquis chèrement au fil de batailles électorales.

COVID-19: Doug Ford demande aux gens ayant pris part à des rassemblements de se faire tester

COVID-19

COVID-19: Doug Ford demande aux gens ayant pris part à des rassemblements de se faire tester

TORONTO — Le premier ministre Doug Ford exhorte tous ceux qui se sont trouvés parmi une foule nombreuse au parc Trinity Bellwoods, à Toronto, ou à d'autres grands rassemblements au cours de la fin de semaine à se faire tester pour la COVID-19.

Il a avoué avoir été déçu de voir autant de «jeunes manifestement intelligents» bafouer les règles de distanciation physique.

CHSLD: climatiseurs et ventilateurs possibles avec certaines précautions

COVID-19

CHSLD: climatiseurs et ventilateurs possibles avec certaines précautions

Québec s’active afin que les usagers et le personnel des CHSLD ne souffrent pas trop de la chaleur annoncée dans les prochains jours et pendant la saison estivale, a-t-on assuré lundi lors du point de presse du gouvernement Legault. L’utilisation de ventilateurs sur pied ou de climatiseurs mobiles est possible en milieux de soins dans un contexte de COVID-19, mais certaines précautions doivent être prises, indique l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) dans un avis qui vient d’être publié.

Actuellement, à peine le tiers des chambres des 319 CHSLD publics de la province sont climatisées, selon la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, qui rappelle en entrevue que plusieurs installations sont trop vétustes pour supporter des charges électriques supplémentaires. 

«Il faut être extrêmement agile. Quand on reconstruit ou qu’on rénove, on s’arrange pour qu’il y ait ce qu’on appelle une ventilation mécanique dans tout le bâtiment, et même dans les chambres et toutes les unités, et ça, ça comprend une déshumidification de l’air», explique la ministre.

Si à peine 30 % des chambres sont climatisées, la très grande majorité (97 %) des CHSLD comportent au moins une zone climatisée ou déshumidifiée, selon Mme Blais. 

«Dans les régions plus chaudes, comme Montréal ou Laval, c’est 100 % des CHSLD qui ont des zones climatisées ou déshumidifiées, où l’air est tempéré», précise la ministre, tout en soulignant que la problématique n’est pas la même dans des régions moins chaudes comme la Côte-Nord, la Gaspésie ou l’Abitibi.

Le problème à l’heure actuelle, c’est qu’on a dans les CHSLD des zones COVID-19 et d’autres qui ne le sont pas. «Là où on avait un espace tempéré, il va falloir être créatif et en faire plus. Faire plus d’espaces tempérés dans les unités COVID-19 et dans les unités non COVID-19, parce qu’on ne peut pas [mélanger] les patients» infectés et ceux qui ne le sont pas, explique la ministre.

«Une des solutions qu’on regarde aussi actuellement, c’est l’aménagement par des entrepreneurs de systèmes qui propulsent de l’air frais à l’intérieur des bâtiments. Est-ce que ça peut aller jusqu’au 5e étage? Comment ça peut se répartir?» expose-t-elle.

Marguerite Blais promet aussi de faire en sorte que «tous les CHSLD qui en ont la possibilité puissent accueillir des climatiseurs portatifs» (qui seraient fournis par les usagers). 

«Je sais qu’on hésitait énormément à permettre ces systèmes-là à cause du virus, mais on ne peut pas laisser les usagers et le personnel qui travaille avec des équipements de protection dans cette chaleur-là», estime Marguerite Blais. 

Au point de presse du gouvernement Legault, lundi, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a convenu que le gouvernement s’était «un peu fait prendre» avec la canicule annoncée dans les prochains jours, en plein mois de mai, «ce qui n’est pas très fréquent». 

«On a un plan qui devait se déployer au mois de juin pour ajouter des unités additionnelles de climatisation, et on va le devancer, et même l’accélérer», a-t-elle promis.

Le directeur national de santé publique a pour sa part indiqué pendant le point de presse de 13h qu’une directive allait être envoyée «au courant de la journée» à tous les pdg des CIUSSS et des CISSS «pour s’assurer que les usagers des CHSLD ne souffrent pas de la chaleur».

Le DHoracio Arruda a aussi dit avoir lu l’avis de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) sur le risque de transmission de la COVID-19 lié à l’utilisation de climatiseurs mobiles ou de ventilateurs sur pied en milieux de soins. 

«On sait qu’il y a certaines façons de faire, qu’il ne faut pas envoyer l’air dans le visage des personnes pour ne pas envoyer, s’il y en avait, des gouttelettes sur le visage», a-t-il dit. 

Le DArruda a également évoqué la possibilité que soient installées des génératrices extérieures dans certains bâtiments dont le système électrique est vétuste «afin de permettre de rafraîchir les chambres». 

Le premier ministre François Legault a de son côté rappelé l’objectif de son gouvernement de doter le Québec de maisons des aînés, «où chaque chambre serait plus grande et climatisée». «Mais on ne peut pas faire ça du jour au lendemain», a-t-il souligné, rappelant qu’une dizaine de projets étaient toutefois commencés.

Avis de l’INSPQ

Dans son avis publié en fin de journée, lundi, l’INSPQ souligne qu’il n’existe pas dans la littérature de données probantes substantielles spécifiques à l’utilisation de climatiseurs mobiles ou de ventilateurs sur pied pour des usagers infectés par la COVID-19 ou suspectés de l’être. La décision d’utiliser ces appareils en zone chaude doit donc être soumise localement à une évaluation du risque pour déterminer si les avantages dépassent les désavantages, indique l’organisme.

Si on juge que l’utilisation de ces appareils est nécessaire pour la santé et la sécurité du personnel, des principes directeurs sont à respecter. Ainsi, pour tous les usagers, le flux d’air provoqué par ces appareils ne doit pas être orienté vers la porte de sortie de la chambre ou de l’unité pour éviter la dispersion de gouttelettes. 

De même, comme l’a évoqué le Dr Arruda en point de presse, le flux d’air ne doit pas être orienté vers le visage de l’usager ou d’un autre usager. «Si cela n’est pas possible, un déflecteur ou un écran pourrait être installé devant l’appareil pour rediriger le flux d’air loin du visage des occupants», écrit l’INSPQ.

Dans une chambre hébergeant plusieurs usagers, une évaluation du risque pour chaque usager doit être faite. «De plus, il est recommandé d’arrêter le système de rotation du ventilateur sur pied afin d’éviter la dispersion radicale ou non contrôlée des particules», ajoute l’organisme.

Dans les unités où sont hébergés des usagers infectés par la COVID-19 ou suspectés de l’être, il faut prévoir un entretien fréquent (désinfection et nettoyage) des ventilateurs sur pied et des climatiseurs mobiles. L’INSPQ recommande également d’arrêter les appareils lors d’interventions médicales générant des aérosols ou de procédures stériles ou aseptiques.

«Le port du respirateur N95 n’est pas requis dans les endroits où ces appareils sont utilisés puisque ceux-ci ne produisent aucune aérosolisation de sécrétions respiratoires. Par contre, les flux d’air qu’ils produisent peuvent contribuer à disperser les gouttelettes infectieuses émises par l’usager», indique l’INSPQ, qui souligne du reste l’importance de «limiter le nombre de personnes provenant de l’extérieur qui circulent dans les installations et les unités en période d’éclosion (installateur de climatiseur, par exemple)».

Situation dans la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches

Dans la Capitale-Nationale, 100 % des CHSLD publics disposent d’au moins une aire commune climatisée (salon ou salle à manger, par exemple). 

Des climatiseurs personnels peuvent aussi être installés dans les chambres si les installations électriques le permettent, signale une porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Annie Ouellet. «L’an dernier, on a reçu seulement une vingtaine de demandes, et elles ont toutes été répondues positivement», précise-t-elle.

Au-delà de la climatisation, des mesures comme l’hydratation fréquente des usagers, la distribution de rafraîchissements et les sorties à l’extérieur, à l’ombre, peuvent être appliquées, ajoute Mme Ouellet.

Le CIUSSS de la Capitale-Nationale prendra connaissance de l’avis de l’INSPQ avant de décider «ce qu’on peut faire de plus» en période de pandémie «pour assurer à la fois le confort et la sécurité des usagers et des membres du personnel».

Dans les CHSLD publics du CISSS de Chaudière-Appalaches, la majorité des chambres ne sont pas climatisées, mais les aires communes le sont. L’établissement permet également l’utilisation de climatiseurs personnels si les installations électriques le permettent, précise la porte-parole Mireille Gaudreau.

«Nous travaillons au déploiement de mesures pour s’adapter à la nouvelle réalité de la COVID-19, tant pour les résidents que pour les employés», indique Mme Gaudreau.   

Une «quasi canicule» dans la région de la capitale fédérale

Actualités

Une «quasi canicule» dans la région de la capitale fédérale

On peut dire sans se tromper que le mois de mai nous en fait voir de toutes les couleurs. Alors que quelques flocons étaient tombés sur la région de la capitale fédérale il y a deux semaines, voilà que des conditions «quasi caniculaires» sont attendues dans les prochains jours dans la région de la capitale fédérale.

Climatiseurs, piscines et ventilateurs seront de mise d'ici jeudi car Environnement Canada a émis un avertissement de chaleur pour Ottawa, Gatineau et l'Est ontarien, où des températures maximales oscillant entre 30 et 33 degrés Celsius sont anticipées dans les trois prochains jours. Avec l'indice humidex, les températures ressenties varieront entre 34 et 39.

«Ce n'est vraiment qu'à compter de vendredi, voire samedi, qu'on retrouvera des conditions plus près des normales. [...] Ce n'est pas inhabituel pour la fin mai, mais c'est vrai qu'au cours des deux ou trois dernières années, c'était assez frais. [...] Cette année, le contraste entre le début et la fin du mois est assez remarquable. On a parlé de températures de sept, huit degrés sous les normales jusqu'il y a un peu plus d'une semaine, tandis que là on parle de l'inverse», note le météorologue André Cantin.

Des records pourraient être battus mercredi alors qu'on prévoit 33°C et que la marque historique à l'aéroport d'Ottawa est de 31,9°C (1978). La marque à battre pour mardi, laquelle date de 2010, est cependant beaucoup plus élevée (35,8°C).

Pour qu'on puisse parler de canicule, le mercure doit atteindre ou surpasser les 30 degrés Celsius pendant au moins trois jours d'affilée.

L'an dernier, il avait fallu patienter jusqu'au 9 juin avant que les températures ne franchissent ce seuil psychologique pour la toute première fois, tandis que la première canicule n'est survenue qu'au début juillet.

M. Cantin ajoute que le mois de mai est très sec jusqu'à présent puisqu'à peine 31 mm de pluie étaient tombés en date de lundi, alors que la normale mensuelle est de 80 mm. 

«Par contre, le mois n'est pas terminé et il y a des possibilités d'averses et d'orages au cours des prochains jours», dit-il.

Environnement Canada rappelle que lors d'une vague de chaleur, certaines catégories de personnes doivent redoubler de prudence, par exemple les jeunes enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées, les gens souffrant de maladies chroniques ou encore les travailleurs qui oeuvrent à l'extérieur.

«Buvez beaucoup d'eau, même avant de ressentir la soif, et restez au frais», avertit l'agence fédérale. 

Première sortie publique de Joe Biden depuis le 15 mars

Monde

Première sortie publique de Joe Biden depuis le 15 mars

NEW CASTLE — Le candidat démocrate à la Maison-Blanche, Joe Biden, a fait lundi sa première sortie publique en plus de deux mois, avec un masque, pour une brève cérémonie de dépôt de gerbe sur un monument aux anciens combattants américains près de son domicile, en ce jour férié de Memorial Day.

«Cela fait du bien de sortir de chez moi», a lâché le candidat, 77 ans, reclus depuis mi-mars avec sa femme, Jill, dans sa maison de Wilmington dans le Delaware, dont il sortait tout de même pour des promenades périodiques à pied et à vélo, selon lui.

COVID-19: que sait-on de l’hydroxychloroquine?

COVID-19

COVID-19: que sait-on de l’hydroxychloroquine?

PARIS — Le Brésil généralise son usage, Donald Trump en prenait tous les jours jusqu'à dimanche, mais l’Organisation mondiale de la santé (OMS) suspend «temporairement» ses essais cliniques après une nouvelle étude évoquant des risques de décès accru : que sait-on de la très controversée hydroxychloroquine — dérivée de l’antipaludéen chloroquine — actuellement expérimentée dans plusieurs pays contre la COVID-19?

Qu’est-ce que c’est?

La chloroquine est prescrite depuis plusieurs décennies contre le paludisme, un parasite véhiculé par le moustique.

L’ancien maire et député de Jonquière Francis Dufour décède à 91 ans

Actualités

L’ancien maire et député de Jonquière Francis Dufour décède à 91 ans

L’ancien maire et député de Jonquière Francis Dufour est décédé tôt lundi matin à l’âge de 91 ans. Militant au sein du Parti québécois dès les premières années, le fervent indépendantiste a consacré sa carrière politique à la défense du mouvement souverainiste.

Francis Dufour, qui souffrait de différents cancers, dont un cancer de la vessie et du pancréas, a été emporté peu avant 1h lundi matin à la Maison de soins palliatifs du Saguenay, a confirmé lundi au Quotidien Carol Dufour, l’un de ses quatre fils.

«Il était tout à fait prêt et en paix avec lui-même. Il a été extrêmement lucide jusqu’à la fin», a partagé Carol Dufour. Son départ a toutefois été précipité, alors que tout s’est passé «très, très rapidement» pour la famille qui a pu l’accompagner pendant ses dernières heures.

Francis Dufour avait demandé à être transféré à la maison de soins palliatifs, située à Arvida, afin de permettre à ses fils de le rencontrer avant son départ, eux qui n’avaient pu le voir récemment en raison des mesures liées à la COVID-19.

Francis Dufour part ainsi rejoindre sa femme, qu’il avait perdue en août dernier, se consolent ses enfants.

La perte d’un mentor

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, proche de l’ancien député, s’est dit «très, très ému» du départ de celui qu’il considérait comme son mentor. Candidat à la chefferie du Parti québécois, il a consulté Francis Dufour à chaque moment important de sa carrière politique. L’ancien politicien l’appuyait depuis ses tout débuts en politique.

«Pour moi, ça fait comme un grand vide. J’ai comme l’impression qu’il va me manquer un pilier», a laissé tomber M. Gaudreault. Lorsqu’il a appris que Francis Dufour venait d’entrer à la Maison de soins palliatifs du Saguenay, dimanche, Sylvain Gaudreault a enregistré une courte vidéo que la famille a pu lui faire écouter à l’oreille.

«C’est vraiment une personne importante pour Jonquière, mais une personne importante pour tout le Saguenay-Lac-Saint-Jean qui nous quitte. C’est un vrai bâtisseur», a souligné M. Gaudreault, qui le voit comme «l’incarnation parfaite de Jonquière», de par son parcours.

Un frère d’armes et un ami

Marc-André Bédard, ancien député péquiste de Chicoutimi de 1973 à 1985 et ministre de la Justice sous René Lévesque, a perdu un frère d’armes, lundi, mais avant tout quelqu’un pour qui il avait «une amitié profonde». Les deux hommes discutaient encore régulièrement ensemble. Leurs derniers échanges remontaient à une quinzaine de jours.

M. Bédard garde le souvenir d’un homme dévoué envers la population qu’il a servie, peu importe le palier. «Francis, pour moi, que ce soit comme député, comme maire ou comme bénévole, c’était bien plus qu’un homme politique, c’était un missionnaire de l’action bénévole», a-t-il partagé, en avouant avoir une larme à l’oeil en évoquant la mémoire de son ami, qui a également été un modèle d’engagement pour lui.

Marc-André Bédard garde un souvenir impérissable de la soirée de «l’ultime rencontre», à l’Hôtel Chicoutimi, à l’automne 1973, lorsque Francis Dufour avait accepté de porter les couleurs de la jeune formation politique, convaincu par René Lévesque et Jacques Parizeau.

Funérailles

La date des funérailles n’était pas encore connue lundi, de même que les mesures qui entoureront la cérémonie, dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

Démantèlement d'un atelier d'armes à feu artisanales

Justice et faits divers

Démantèlement d'un atelier d'armes à feu artisanales

Deux jeunes à peine sortis de l’adolescence auraient exploité un atelier clandestin servant à la fabrication d’armes à feu.

L’Unité des armes à feu et des bandes de rue a procédé à l’arrestation de deux suspects de 18 et de 20 ans, samedi dernier, sur la promenade Palmadeo, secteur Barrhaven.

Une arme artisanale saisie ressemble à un pistolet mitrailleur Uzi.

«La perquisition a permis la saisie de renseignements sur la construction d’un pistolet mitrailleur, partiellement assemblé et de plusieurs douilles ayant servi à des tests, précise la police d’Ottawa, par communiqué. Par ailleurs, les agents ont découvert dans le garage de la résidence un atelier d’usinage improvisé.»

Hazem Elashry, 18 ans, et Andi Iacobm, 20 ans, sont accusés de fabrication d’une arme automatique et de possession non autorisée d’une arme à feu.

La police d’Ottawa a saisi 52 armes à feu liées au crime cette année.

États-Unis: la vidéo d'une fête dans une piscine en pleine pandémie devient virale [VIDÉO]

COVID-19

États-Unis: la vidéo d'une fête dans une piscine en pleine pandémie devient virale [VIDÉO]

WASHINGTON — Une vidéo de centaines de personnes en maillots de bain et coude-à-coude, buvant des cocktails sous le soleil dans une piscine du Missouri aux États-Unis, a été vue plus de 16 millions de fois depuis samedi, alimentant les craintes d’un relâchement précipité alors que la COVID-19 menace toujours.

La scène s’est passée samedi dans un bar-restaurant doté d’une piscine peu profonde au bord du lac des Ozarks, un grand réservoir créé dans les monts Ozarks, dans le centre du pays.

Une 13e victime de la pandémie de COVID-19 en Outaouais

COVID-19

Une 13e victime de la pandémie de COVID-19 en Outaouais

Un treizième décès causé par la COVID-19 a été rapporté lundi en Outaouais.

Selon les données de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), la treizième victime de la COVID-19 de l'Outaouais demeurait dans une ressource intermédiaire. Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) a confirmé lundi après-midi qu'il s'agit d'une personne qui demeurait aux Résidences de la Gappe phase 2, dans le secteur Gatineau, où deux cas de COVID-19 avaient été rapportés.

Le bilan régional de lundi fait état de 11 nouveaux cas confirmés de COVID-19, pour un total de 494 depuis le début de la pandémie. Plus de la moitié des résidents de la région ayant été reçu un diagnostic d'infection au nouveau coronavirus sont guéris.