Est ontarien

Pas de patinoire à l’aréna Jean-Marc Lalonde

Un récent rapport de l’inspection de l’aréna Jean-Marc Lalonde a déterminé que l’installation d’une glace serait trop risquée, compte tenu entre autres de l’ancienneté de l’équipement de réfrigération. Le site devrait plutôt devenir un espace polyvalent, « adapté à une utilisation tout au long de l’année ».

Le maire de Clarence-Rockland, Guy Desjardins, se désole de cette annonce. Toutefois, il souligne que la Cité est déjà dotée de trois patinoires intérieures, dont une à Clarence-Creek et deux à l’aréna de Clarence-Rockland.

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10 000$ pour la Fondation Pat-Burns

Le 5e match de hockey amical au profit de la Fondation Pat-Burns a permis d’amasser 10 000 $ pour la cause de l’épanouissement du sport amateur à Gatineau.

Plus de 1200 personnes se sont rendues au Complexe Branchaud-Brière pour assister au duel entre l’équipe du 104,7 Outaouais et celle de la Ligue de hockey des gens d’affaires Cash Valet. L’équipe du 104,7 était composée, notamment, d’animateurs de la station de radio comme Louis-Phillipe Brûlé et Michel Langevin, mais aussi de personnalités comme Jean-Michel Anctil, Patrice Bélanger et Jason Roy-Léveillée.

Avant la rencontre, trois jeunes athlètes ont reçu des bourses de la Fondation Pat-Burns, soit Maxime Brinck-Croteau (club Masque de fer), Yohan Essombe Ntouba (sport-études soccer de la polyvalente Nicolas-Gatineau) et Xavier Larente (sport-études hockey de la polyvalente Nicolas-Gatineau).

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La congestion sous la loupe

EXCLUSIF / Quiconque emprunte les autoroutes 5 et 50 aux heures de pointe sait fort bien qu’un rien peut transformer un début ou une fin de journée de travail en cauchemar.

Un accrochage, une panne, des travaux ou parfois même une fine pluie peuvent causer d’imposants bouchons de circulation dont les effets se répercutent jusque dans le réseau routier municipal. La colonne vertébrale du réseau routier des Gatinois est de plus en plus sous pression. Le développement domiciliaire à l’est de la 50 et au nord de la 5 ne fera qu’augmenter le nombre de véhicules à se jeter dans le même goulot d’étranglement chaque matin. Le ministère des Transports du Québec (MTQ) est particulièrement préoccupé par la situation depuis quelques années.

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Des solutions bonnes pour les tablettes

Toutes les mesures étudiées depuis 2012 par le ministère des Transports du Québec (MTQ) et ses consultants, en Outaouais, pour améliorer la fluidité du réseau autoroutier en zone urbaine resteront sur les tablettes. Aucune n’est assez efficace pour être mise de l’avant. Voilà la conclusion de six ans d’analyses.

L’objectif de l’étude sur l’amélioration de la fluidité sur les autoroutes 5 et 50 n’était pas de rendre le réseau autoroutier plus accueillant pour l’automobile et, par la bande, d’augmenter la proportion d’autosolo sur les routes, soir et matin. La fluidité devait s’acquérir en optimisant le réseau actuel, et non pas en y ajoutant des infrastructures majeures comme un élargissement pur et simple des autoroutes. Dans ce contexte, plusieurs options nécessitant des travaux plus majeurs ont été rejetées d’emblée par le MTQ.

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Documenter le trafic sexuel des jeunes filles

La prostitution est tout ce qu’il y a de plus banal dans la région d’Indramayu, en Indonésie. C’est le constat qu’a fait le Granbyen Daniel Jean lorsqu’il s’y est rendu pour y réaliser un reportage photo sur le trafic sexuel des jeunes filles.

Marqué par la diffusion d’un documentaire sur le sujet au Cambodge, il n’a pu rester les bras croisés. Le photographe a voulu mettre la lumière sur le trafic sexuel des jeunes filles dans une région du monde où le phénomène est moins connu. Au fil de ses recherches, il a réalisé que la problématique était flagrante sur l’île de Java, en Indonésie. 

Lors d’un café-conférence tenu jeudi pour présenter le fruit de son travail, Daniel Jean a donné quelques statistiques qui donnent froid dans le dos. Il y a 220 000 prostituées répertoriées en Indonésie, ce qui laisse entendre qu’il y en a encore davantage. Nombre d’entre elles ont moins de 18 ans. 

« Dans le monde, un enfant est abusé, torturé, violé et/ou tué toutes les trente secondes, a-t-il lancé devant la centaine de personnes présentes. Ma présentation dure 75 minutes, faites le calcul pour le nombre de victimes. Deux millions d’enfants disparaissent dans le monde chaque année. En Indonésie, un enfant vend ses services à 2000 hommes par année. »

Après avoir établi un contact avec un organisme non gouvernemental, il s’est envolé avec sa conjointe, qui jouait le rôle d’assistante, vers l’Asie du Sud-Est en juillet dernier afin de documenter la prostitution des filles sur l’île de Java.

« Le district d’Indramayu est réputé depuis 1500 ans pour fournir des prostitués dans le pays et dans les pays autour, relate l’enseignant de science en entrevue. Avant, l’Indonésie était divisée en royautés et le roi de Java recyclait ses courtisanes en prostituées pour les rentabiliser quand il était tanné. Ce qui nous a surpris le plus, c’est l’extrême banalité de la prostitution. »

Des filles d’Indramayu peuvent se retrouver dans les pays du Sud-est asiatique, au Moyen-Orient et à Singapour.

Banalité

Il raconte qu’il croyait devoir se cacher avec un téléobjectif pour croquer des moments représentatifs, mais les prostituées et leurs proxénètes, toutes des femmes, étaient au contraire accessibles pour lui parler et n’avaient aucun problème à se laisser photographier. Pour elles, il est normal de vendre son corps de la sorte. C’est pourquoi plusieurs ne montrent pas de signes de tristesse sur les photos. Elles étaient même honorées qu’un Occidental s’intéresse à elles et à leurs conditions de vie.

« J’avais des entrevues dans des bordels, en autant que je payais la bière parce que les pimps font beaucoup d’argent avec l’alcool. Les filles gardent 80 % de leurs gains. Malheureusement, la prostitution, ça marche parce que c’est payant, se désole-t-il. Ça sort les gens de la pauvreté parce que le salaire moyen là-bas est de 50 $ à 60 $ par mois. Quand une fille fait de la prostitution, elle va envoyer entre 1000 $ et 2000 $ à sa famille, donc c’est très lucratif. »

Cette région du monde est extrêmement pauvre. Les rizières sont le principal moteur économique, mais les hommes sont peu nombreux à posséder leur terre. Ils vont donc travailler pour quelques dollars par jour. Les touristes ne font d’ailleurs pas de détour par cette région.

« Un choix ? »

« J’ai rencontré des proxénètes. J’ai rencontré plusieurs victimes de prostitution, j’ai fait des entrevues avec elles. J’ai eu leur permission pour les photographier et utiliser leur photo pour le documentaire. »

Daniel Jean utilise le mot victime, même si la prostitution est banalisée dans cette région du monde. « Quand le seul choix que t’as, c’est ça, est-ce que c’est vraiment un choix ? Elles n’ont pas le choix. C’est ça, ou c’est une pauvreté qu’on est incapable d’imaginer. » Quant aux hommes, s’ils ne sont pas corrompus, ils doivent se contenter d’un maigre salaire quotidien à travailler dans les champs.

Mais si la pauvreté est si grande, qui consomme la prostitution ? « Les consommateurs sont principalement les camionneurs qui sillonnent l’île de part en part. Les prostituées qu’on trouve dans le district ne coûtent pas cher, souligne l’enseignant. Les filles, au début de leur carrière, vont travailler dans les grands centres. Si elles sont très jolies, elles travailleront même à l’extérieur du pays. En fin de compte, Indramayu est une pouponnière de prostituées. »

Les employés gouvernementaux, qui sont en petit nombre, des policiers et des militaires ont également les moyens de profiter des filles.

Sur le web

Un quotidien de Montréal se serait d’abord montré intéressé par le reportage photo de Daniel Jean, mais les sourires sur les visages des victimes de prostitution auraient fait changer d’avis la responsable. « J’ai trouvé ça dommage », confie-t-il.

Il est tout de même possible de voir son travail sur son blogue danieljeanphotographe.com et d’acheter un livre présentant l’ensemble de l’œuvre.

Pour tenter de faire une différence, Daniel Jean a également lancé l’organisme sans but lucratif Talitha Koumi pour lutter contre l’exploitation sexuelle des mineurs.

« En hébreu, ça veut dire “jeune fille, lève-toi”. » L’organisme a pour objectif de documenter et de faire connaître le problème de la prostitution dans le monde par des photoreportages et d’apporter de l’aide directe aux victimes.

La soirée de jeudi permettait aussi de faire connaître le jeune organisme, qui recueille des dons pour mener à bien sa mission.

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Coincés dans un avion pendant 16 heures

HAPPY VALLEY-GOOSE BAY — Des passagers ayant dû patienter environ 16 heures dans un avion immobilisé dans un aéroport en période de grand froid à Happy Valley-Goose Bay, à Terre-Neuve-et-Labrador, devraient finalement voir leur cauchemar prendre fin.

La porte-parole d’United Airlines Natalie Noonan a indiqué que le vol 179 de Newark, dans le New Jersey, à destination de Hong Kong, avait été détourné vers Goose Bay samedi soir en raison d’une urgence de santé d’un passager.

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Ouverture du sentier Sir-John-A.-Macdonald

À l’initiative de l’Association Dovercourt Recreation, le sentier hivernal Sir-John-A.-Macdonald est ouvert pour une troisième année consécutive.

Sur une distance de 16 kilomètres, les amateurs de ski de fond, de raquette, de randonnée ou de vélo d’hiver peuvent circuler, le long de la promenade Sir-John-A.-Macdonald et de la rivière des Outaouais. Le sentier est ouvert du Musée canadien de la guerre à la plage Westboro. Pour lancer la saison, l’Association Dovercourt Recreation tenait son deuxième Festival de ski SJAM et, malgré le froid, l’événement a réussi à réunir des dizaines d’amateurs de plein air. 

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En patins au club de golf Techumseh

Le club de golf Tecumseh a trouvé un bon moyen de prolonger la période de l’année où les gens foulent les allées de son terrain.

Pas besoin de nettoyer ses fers et ses bois, cependant. Il faut plutôt affûter ses patins.

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Inconduites sexuelles: le chef d’État major veut garder le «devoir de signaler»

OTTAWA — Le chef d’État major de la défense du Canada promet un meilleur soutien aux victimes d’inconduites sexuelles dans l’armée, mais il ne veut pas pour autant se débarrasser d’un règlement qui, selon le vérificateur général du Canada, pourrait dissuader les victimes à dénoncer.

Le «devoir de signaler» oblige les militaires à dénoncer tous les comportements inappropriés ou criminels - qu’ils soient de nature sexuelle ou non - aux autorités supérieures, qui ensuite entament un processus formel de plainte.

Selon la police militaire, cette disposition a contribué à augmenter le nombre de dénonciations d’inconduite sexuelle, surtout de la part de témoins ou de tierces personnes.

Cependant, le vérificateur général Michael Ferguson a affirmé en novembre que ce devoir avait plutôt amené les victimes à moins signaler les cas d’inconduite sexuelle, étant donné que certaines d’entre elles veulent éviter de lancer un processus formel de plainte.

En entrevue le chef d’État major, le général Jonathan Vance, a affirmé que les dirigeants de l’armée songeaient à des moyens pour mieux appuyer les victimes.

Pour s’attaquer au problème, dit-il, il faut que ces comportements soient dénoncés.

«Si vous êtes un membre de l’armée et que vous voyez un crime, on doit le dénoncer, a-t-il expliqué. Ne pas dénoncer pourrait être considéré comme fermer les yeux.»

L’éradication de l’inconduite sexuelle est une priorité pour les dirigeants de l’armée depuis la publication d’une série de rapports accablants il y a quelques années faisant état d’une culture hautement sexualisée, dans laquelle les comportements inadéquats étaient ignorés ou cachés.

Fournir un meilleur soutien

Le vérificateur général n’a pas recommandé spécifiquement d’abroger ce règlement, mais il avait souligné l’importance de fournir un soutien adéquat aux victimes, considérant que certaines d’entre elles ne le font pas de bon coeur.

Le général Vance a admis que l’armée a mal agi par le passé, mais selon lui, elle travaille à régler le problème et à s’assurer que les victimes d’inconduites sexuelles ne vivent pas des moments d’autant plus difficiles.

«Le devoir de signaler et plusieurs autres moyens utilisés avec les victimes ont rendu plus difficile le chemin vers le rétablissement pour les victimes», a-t-il admis.

«Alors, nous allons remédier à cela.»

Difficile de savoir comment l’armée tentera de régler le problème. Le Centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle de l’armée y réfléchit, avec l’aide d’experts de l’externe, a indiqué le général Vance.

Des solutions envisagées

Le centre a récemment annoncé qu’il permettrait aux victimes de bénéficier de l’appui de travailleurs sociaux, qui les soutiendront du moment où elles portent plainte, jusqu’à la fin des démarches.

Les victimes pourraient aussi avoir davantage leur mot à dire sur le processus à entamer du moment qu’elles signalent un incident; elles pourraient ainsi éviter un processus formel de plainte.

«Le défi sera de savoir s’il y a un crime potentiel et de savoir si la police veut ou doit être impliquée», a-t-il dit, ajoutant que la police militaire était indépendante de la chaîne de commande.

«Nous travaillons sur cela: comment allons-nous gérer cela pour mieux prendre soin des victimes?»

En plus du devoir de signaler, le vérificateur général s’est aussi dit préoccupé par le manque de formation parmi les aumôniers et les professionnels de la santé.

La plupart des dossiers criminels ont pris plus de sept mois pour être complétés par la police militaire, qui aurait également omis certaines procédures - notamment pour fournir de l’aide aux victimes.

Le rapport a aussi constaté un manque de formation pour tous les membres de l’armée, qui n’avaient qu’une vague impression de ce qui constituait un comportement inapproprié.

«Je ne l’ai pas considéré comme une critique négative», a indiqué M. Vance sur le rapport du vérificateur général. «En gros, on nous a dit: ‘C’est un début. Voici les secteurs sur lesquels vous devriez travailler, continuez.’ Nous pensons la même chose.»