Actualités

Montréal va beaucoup mieux, selon une étude de l’Institut du Québec

Montréal va mieux qu’il y a cinq ans. Montréal a même accentué son importance économique par rapport au reste du Québec.

Ces conclusions viennent de l’Institut du Québec, qui dévoile sa quatrième édition de «Comparer Montréal». La métropole québécoise est alors comparée à 14 villes de même taille en Amérique, ainsi qu’au reste du Québec sous des aspects comme la qualité de vie, l’activité économique, la productivité et autres.

Du positif

La croissance économique y est beaucoup plus forte qu’en 2014, soit une croissance du PIB de 3,4 pour cent en 2018 par rapport à 1,8 pour cent.

Parmi les points forts de Montréal, l’Institut note la croissance économique, la qualité de vie et la création d’emplois plus forte que dans le reste du Québec.

«Il y a beaucoup de villes et de régions du monde dont la croissance économique est bonne, mais il y a aussi un choix, dans les dernières années, qui a été fait de secteurs d’activité porteurs, qui font en sorte que Montréal se démarque quand même assez bien» maintenant, a indiqué le coauteur de l’étude, Jean-Guy Côté, en entrevue avec La Presse canadienne.

Il cite en exemple l’intelligence artificielle, les technologies de l’information et les investissements étrangers. «Le choix des industries du passé paie maintenant», a conclu M. Côté.

De même, «l’innovation semble enfin décoller» avec bon nombre de diplômés en sciences, en génie, en technologies et mathématiques.

En matière de qualité de vie, Montréal continue de trôner parmi les meilleures; elle n’est devancée que par Vancouver. Suivent Minneapolis, Toronto, Portland, Denver, Seattle et San Francisco. Le faible niveau d’inégalités y est pour beaucoup, de même que la qualité de l’air et le développement du transport en commun.

Le poids de Montréal

Fait méconnu: en 2018, l’Institut a noté que 33 400 emplois ont été créés à Montréal, tandis que le reste du Québec a connu une baisse de 19 100 emplois.

Est-ce à dire qu’un clivage commence à se dessiner entre Montréal et le reste du Québec?

«Depuis l’année passée - et même je pense, sous réserve, l’année précédente - il y a une création d’emplois qui se passe à Montréal beaucoup plus qu’ailleurs au Québec», illustre M. Côté.

Montréal compte 50 pour cent de la population, mais est la source de près de 52 pour cent des revenus des gouvernements, souligne-t-il dans l’étude d’une soixantaine de pages.

«Si les courbes démographiques et économiques restent les mêmes, l’élargissement va s’agrandir. Si Montréal continue à récolter un plus gros pourcentage de la part de l’immigration qu’actuellement, l’écart risque de s’accélérer, parce que l’immigration est quand même un moteur de la croissance économique», souligne M. Côté.

À améliorer

Parmi les points à améliorer, on note la productivité, la faible qualification des travailleurs et la proportion moindre de diplômés universitaires par rapport à d’autres grandes villes nord-américaines.

Dans son étude, M. Côté qualifie même de «boulet» la qualification des travailleurs. Parmi les solutions qu’il identifie: lutter encore contre le décrochage et mieux former en entreprise.

Pour ce qui est du nombre de diplômés universitaires, «on s’est amélioré» mais d’autres grandes villes aussi. «Les autres aussi courent très vite.»

La productivité moindre continue d’être un casse-tête. «Il y a eu une légère croissance de la productivité, mais comparativement à d’autres endroits, ça ne va pas vite. On reste dans le bas du classement. On n’a pas de réponse exacte à savoir pourquoi. Une des réponses qu’on a, c’est justement la diplomation et la qualification des gens en entreprise.»

L’Institut est issu d’un partenariat entre HEC Montréal (Hautes études commerciales) et le Conference Board du Canada. Aux fins de la recherche, l’Institut collabore avec Montréal international et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

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Justice et faits divers

Bas-Saint-Laurent: trois des quatre victimes des accidents de lundi identifiées

RIMOUSKI - La Sûreté du Québec (SQ) a révélé l’identité de trois des quatre personnes qui ont perdu la vie lundi dans deux tragédies meurtrières survenues sur la route 132, d’abord en début de matinée à une trentaine de kilomètres à l’ouest de Rimouski, et près de Matane en après-midi.

Lors de l’impact survenu vers 5h15 à Saint-Simon-de-Rimouski, l’une des victimes est Florence Dandurand-Bouchard, une résidente de Saint-Jérôme dans les Laurentides. La jeune femme âgée de 20 ans était étudiante au Cégep de Matane.

L’autre victime n’a pas encore pu être identifiée par le laboratoire de Science judiciaire et de médecine légale de Montréal, son corps étant calciné.

La Sûreté du Québec rapporte que l’impact impliquant ces deux personnes s’est possiblement produit lorsque l’une d’elles venait d’entreprendre une manoeuvre de dépassement sur la route qui n’a qu’une seule voie de circulation dans chacune des directions.

D’autre part, les victimes de la collision entre un camion et un véhicule utilitaire sport (VUS) survenue dans la région de Matane vers 16h45 sont Christiane Simard, 72 ans, de Matane, et Marie-Ève Fortin-Quesnel, 33 ans, de Mercier en Montérégie.

Les deux victimes prenaient place dans le VUS qui, semble-t-il, a effectué un virage pour s’engager sur la route 132 avant d’être percuté par le camion.

Santé

L’obésité abdominale a doublé en 30 ans au Québec, selon une étude de l’INSPQ

MONTRÉAL - La prévalence de l’obésité abdominale au Québec est de plus en plus préoccupante: elle a doublé depuis 1990, passant de 21 à 48 pour cent chez les femmes et de 14 à 32 pour cent chez les hommes.

Une nouvelle étude de l’Institut national de santé publique (INSPQ) précise qu’environ un homme sur trois a un tour de taille égal ou supérieur à la valeur seuil de 102 centimètres alors qu’environ une femme sur deux a un tour de taille égal ou supérieur à la valeur seuil de 88 centimètres.

L’INSPQ rappelle que plusieurs études épidémiologiques à grande échelle ont démontré que le tour de taille est associé plus étroitement que l’Indice de masse corporelle au risque de développer des maladies chroniques telles que le diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires.

L’Indice de masse corporelle est l’indicateur habituellement utilisé pour la surveillance populationnelle du poids, mais l’INSPQ précise qu’il est maintenant reconnu que cette mesure est un indicateur imparfait, puisqu’il ne renseigne pas sur la distribution de la masse adipeuse chez les individus. Des mesures telles que la mesure du tour de taille sont alors utiles.

L’étude précise que tant chez les jeunes adultes (18-34 ans), les adultes d’âge moyen (35-64 ans) et les adultes plus âgés (65-74 ans), le pourcentage d’adultes ayant un tour de taille associé à un risque élevé de développer une panoplie de maladies chroniques a plus que doublé dans la majorité des sous-groupes étudiés.

En comparaison avec les données de 1981, l’augmentation relative de l’obésité abdominale est encore plus substantielle chez les jeunes adultes. L’INSPQ conclut donc que plus de Québécois pourraient développer des maladies chroniques liées à l’obésité abdominale plus tôt dans leur vie adulte.

L’INSPQ affirme que son étude est la première à documenter l’évolution du tour de taille des adultes québécois.

Actualités

Chantiers routiers: des mesures de sécurité proposées par la CSD

MONTRÉAL - La Centrale des syndicats démocratiques (CSD) émet des propositions au gouvernement du Québec pour que les travailleurs des chantiers routiers québécois soient mieux protégés.

La CSD rappelle que l’an dernier, trois personnes qui travaillaient ou qui dirigeaient la circulation ont perdu la vie et que 28 autres ont été blessées lors d’un accident impliquant un véhicule routier en mouvement aux approches ou dans une zone de travaux.

La centrale syndicale suggère l’installation obligatoire de murets de béton sur tous les chantiers routiers actifs de plus de 24 heures. Pour les chantiers d’une journée, il est souhaitable qu’ils soient couverts par des systèmes mobiles.

Elle propose aussi l’installation de radars photos aux abords de chaque chantier routier pour que les usagers de la route respectent les limites de vitesse. De plus, elle demande que des véhicules d’escorte soient prévus afin de ralentir le trafic lorsque le chantier est actif.

La CSD signale l’importance de telles mesures dans un contexte où il y a actuellement un nombre important de chantiers de construction sur les routes du Québec et que le nombre d’usagers de la route a augmenté d’environ deux millions depuis l’an 2000.

Le président de la CSD Construction, Carl Dufour, déplore que le nombre de travailleurs qui perdent la vie et qui se blessent aux abords et sur les chantiers routiers ne cesse d’augmenter depuis 2014 au Québec.

Actualités

Victime d’un défi des médias sociaux?

Alors qu’elle se rendait à l’école à la polyvalente La Frontalière de Coaticook, Lydia Tremblay est devenue bien malgré elle victime de ce qu’elle croit être un nouveau défi des réseaux sociaux.

L’adolescente de 16 ans a été happée par un véhicule conduit par un autre élève de l’école alors que l’habitacle avait volontairement été enfumé. L’incident est survenu au début mai dernier, sur la rue Saint-Jean-Baptiste à Coaticook.

Justice et faits divers

Son avocat le largue au moment de procéder

Les représentations sur sentence de Bryan Poirier, un individu qui a plaidé coupable à des accusations de voies de fait graves pour avoir étranglé et battu son ex-conjointe, devaient avoir lieu lundi, au Palais de justice de Chicoutimi, mais l’avocat qui défendait l’homme, Me Charles Cantin, a cessé de le représenter à la dernière minute.

« C’est rare que ça arrive à cette étape, mais en raison de divergences de visions dans le dossier, je ne peux remplir mon mandat aujourd’hui », a expliqué Me Cantin au juge Richard P. Daoust, de la Cour du Québec, devant celui qui n’était plus son client. Charles Cantin n’a pas voulu faire davantage de commentaires.

Affaires

La taxe numérique française «discriminatoire», dénoncent les géants du Web

WASHINGTON — Les représentants d'Amazon, de Facebook, de Google et d'autres leaders de l'internet se sont élevés collectivement lundi, lors d'auditions à Washington, contre la taxation française des groupes numériques, dénonçant rétroactivité, discrimination et double imposition.

«Précédent troublant», «impôt discriminatoire», «rupture brutale de règles longuement établies» : des responsables des grands groupes dits «GAFA» ont donné de la voix dans le cadre d'une enquête ouverte par les services du représentant américain au Commerce (USTR).

Cette investigation a été lancée après la décision française d'imposer ces géants du numérique, en vue de possibles représailles. Le président Donald Trump a notamment menacé de taxer les importations de vin français.

La loi française, promulguée le 11 juillet, crée un impôt sur le chiffre d'affaires réalisé par ces grandes entreprises de l'internet dans l'Hexagone, alors qu'elles sont pour la plupart basées aux États-Unis, où elles sont imposées sur leur bénéfice.

«C'est une solution imparfaite pour remédier à un système de taxation caduque», a reconnu Jennifer McCloskey, du groupement professionnel Information Technology Industry Council.

Un consensus existe du côté des autorités et des industriels pour reconnaître le besoin d'une réforme du système d'imposition de ces transactions numériques, mais plutôt sous l'égide de l'OCDE, qui regroupe les pays industrialisés.

«C'est une fracture radicale par rapport à la pratique habituelle», a protesté Rufus Yerxa, président du Conseil national du commerce extérieur.

Pour Gary Sprague, de la firme d'avocats Baker and McKenzie représentant divers groupes allant d'Airbnb à Expedia, en passant par Microsoft et Twitter, l'impôt décidé par Paris est «discriminatoire».

Une trentaine de groupes réalisant au moins 25 millions d'euros (37 M$CAN) de chiffre d'affaires en France et 750 millions d'euros (1108 M$CAN) dans le monde devront s'acquitter de cet impôt. Ce sont en premier lieu les leaders américains et mondiaux du secteur.

La taxation française considère trois niveaux d'activité, ont relevé ces responsables: la publicité, les échanges ou impressions sur la plateforme et les données transactionnelles.

Double taxation

Selon Gary Sprague, d'autres groupes de média traditionnels, qui touchent le public français via la publicité, devraient être aussi assujettis à cet impôt, «comme les journaux, les chaînes de télévision».

De même, le représentant de Google, Nicholas Bramble, estime que «taxer une poignée de grands groupes de l'internet n'a pas de sens quand tous les secteurs deviennent numériques».

Chez Amazon, dont la France représente le deuxième marché européen pour le commerce électronique, on dénonce la «double taxation».

Peter Hiltz, directeur de la planification fiscale auprès du géant de la distribution en ligne, cite le cas typique, selon lui, du voyageur américain en France qui surfe et achète sur le site d'Amazon US. «Sa transaction sera taxée en France, mais aussi aux États-Unis au niveau du bénéfice», argumente-t-il.

Le groupe dit s'interroger aussi sur la manière de distinguer les visiteurs suisses ou belges francophones sur le site Amazon en Français.

Il assure en tout cas que la nouvelle taxation va «avoir un impact négatif sur Amazon et des milliers de petites et moyennes entreprises» qui travaillent avec le distributeur.

Quelque 58% des ventes d'Amazon passent par des partenaires, sur lesquels le groupe a déjà prévenu qu'il ferait supporter le coût des nouveaux impôts. «On les a déjà informés que leurs droits d'inscription vont augmenter d'ici le 1er octobre», a affirmé M. Hiltz.

La rétroactivité de la loi adoptée par Paris, qui va appliquer ce nouvel impôt depuis le début de l'exercice 2019, soulève aussi des protestations.

«On n'a jamais vu d'impôt rétroactif», s'insurge Alan Lee, de Facebook, qui se plaint comme les autres représentants d'un manque de «directives» pour appliquer la loi.

Aucun des responsables de ces grands groupes ne pouvait dire à ce stade quel volume de leur chiffre d'affaires serait donc imposé.

Tous ont expliqué qu'ils devaient modifier leur façon de collecter les données, le trafic et les impressions laissées par les visiteurs sur leurs sites.

Une démarche et une nouvelle comptabilité qui vont «coûter des millions de dollars», a affirmé Jennifer McCloskey, du Conseil des technologies de l'information, sans pouvoir donner d'évaluation plus précise.

Éducation

Une formation sur les violences sexuelles obligatoire pour les cégeps et universités

Les étudiants et le personnel des institutions d’enseignement supérieur suivront une formation sur la prévention des violences sexuelles. L’Université Laval offrira cette formation dans la prochaine année avec du contenu développé par des ressources spécialisées, en collaboration avec des experts de l’université.

Il s’agit d’une formation obligatoire d’une durée de 45 minutes qui sera réalisée en ligne, où trois scénarios fictifs différents seront explorés. Les universités et les cégeps doivent tenir ces activités de prévention selon la nouvelle loi qui vise à prévenir les violences sexuelles sur les campus québécois annuellement, adoptée l’an dernier. 

«On a développé notre propre contenu parce qu’on ne voulait pas attendre, on avait toutes les ressources à l’interne et les professionnels pour le faire. Donc avec tous les outils à notre disposition, on n’a pas attendu que le contenu vienne à nous», indique Nancy Chamberland, responsable du Centre d’intervention et de prévention des violences à caractère sexuel de l’Université Laval. 

Selon les informations du Journal de Québec, plusieurs cégeps et universités ont prévu offrir cette formation cet automne et l’une des formules privilégiées est une activité en ligne, dont la durée est d’environ 45 minutes, développée par l’Université Concordia.

Fiers du résultat

L’Université Laval travaille sur son contenu depuis avant même l’adoption de la nouvelle politique. «Je dois dire qu’on en est extrêmement fiers. C’est très dynamique», insiste Mme Chamberland. 

Ces 45 minutes seront constituées de trois histoires interactives traitant de violence à caractère sexuel, ponctuées d’interventions d’experts sur des aspects plus précis. Les thèmes abordés seront les violences à caractère sexuel, le harcèlement sexuel, le consentement sexuel, la Politique pour prévenir et combattre les violences à caractère sexuel et les ressources de soutien. L’ensemble de la communauté universitaire sera donc sensibilisé à maintenir des relations interpersonnelles, amoureuses et sexuelles basées sur le respect et sur la culture du consentement.

«La violence à caractère sexuel, c’est très large. Les blagues inappropriées à répétition, le partage d’images déplacées, ça rentre là-dedans. Notre contenu va toucher à tout. On est réalistes, ce n’est pas un 45 minutes d’écoute qui va tout changer, mais on croit que cette formation pourra faire partie du changement. J’ose espérer que dans 10 ou 15 ans on va être dans une société plus inclusive, plus égalitaire et plus respectueuse.»

Depuis le mouvement #Metoo ou depuis l’adoption de la politique, Mme Chamberland a déjà remarqué une amélioration dans la compréhension et une dénonciation plus facile des victimes. 

Pour s’assurer que toute la communauté universitaire suive la formation, plusieurs actions de communication seront déployées par la direction de l’université. Par exemple, 45 minutes seront libérées dans tous les cours obligatoires. La formation sera également inscrite en tâche à réaliser dans tous les plans de cours.

Affaires

PKP évoque une offre pour Transat en cas d'échec du mariage avec Air Canada

MONTRÉAL — Pierre Karl Péladeau fait miroiter une offre pour Transat A.T. advenant que les actionnaires du voyagiste québécois rejettent l'offre d'Air Canada ou si ce mariage est bloqué par les autorités réglementaires.

Le président et chef de la direction de Québecor, qui dit détenir environ 1,6 % des actions en circulation de la société mère d'Air Transat, a également annoncé, lundi, son intention de voter contre la proposition de la plus importante compagnie aérienne au pays, qui offre maintenant 18 $ pour chaque action du voyagiste québécois — soit environ 720 millions $.

Une assemblée est prévue vendredi afin de tenir un vote sur l'offre, qui doit recueillir l'appui d'au moins les deux tiers des actionnaires de Transat A.T.

Dans son communiqué, M. Péladeau, qui s'est impliqué à titre personnel dans le dossier, estime que le regroupement est «contraire à l'intérêt public» et qu'il va à «l'encontre des meilleurs intérêts de [Transat A.T.], de ses employés, des consommateurs québécois et de l'économie du Québec».

En début de soirée lundi, Air Canada a senti le besoin de faire une mise au point concernant les propos de M. Péladeau.

«Contrairement à ce qu'affirme M. Péladeau, qui a lui-même tenté de structurer une offre sans succès, la transaction avec Air Canada est avantageuse et dans le meilleur intérêt non seulement des deux entreprises, mais aussi de leurs employés, des consommateurs québécois et de l'économie du Québec», peut-on lire dans un communiqué publié par le transporteur aérien.

Selon Air Canada, l'intégration de Transat à son réseau permettra notamment de développer davantage l'offre de transport aérien au Québec.

Dans son communiqué, le transporteur soutient également que les voyageurs pourront profiter «des moyens accrus dont disposeront les deux sociétés regroupées, de l'accès à de nouvelles destinations, de plus de correspondances ainsi que de vols plus fréquents.»

La Presse a récemment rapporté que Pierre Karl Péladeau a discuté avec Air France ainsi que WestJet afin de potentiellement présenter une offre pour Transat A.T.

M. Péladeau a indiqué avoir «réuni autour de lui de solides partenaires établis et de renommée internationale» en vue d'une éventuelle proposition, sans toutefois mentionner de prix, sauf qu'il serait «équitable».

Principal actionnaire de Transat A.T. avec une participation de 19,3 %, Letko, Brosseau et associés avait signalé, plus tôt cet été, son intention de voter contre la transaction si le prix offert par Air Canada demeurait à 13 $ par action. La firme a toutefois changé son fusil d'épaule à la suite de la proposition bonifiée à 18 $.

Pour leur part, le Fonds de solidarité FTQ, avec une participation d'environ 12 %, ainsi que la Caisse de dépôt et placement du Québec, également actionnaire du voyagiste à hauteur de 5,83 %, n'ont pas indiqué s'ils allaient appuyer ou non l'offre d'Air Canada.

Affaires

Bell supprimera 200 000 foyers d'un plan d'expansion de l'Internet en région

L'entreprise de télécommunications Bell a annoncé qu'elle supprimerait environ 200 000 foyers d'un programme d'expansion de l'Internet en milieu rural.

Cette décision survient après que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a révisé à la baisse les tarifs de gros pour les concurrents qui accèdent aux réseaux d'accès haute vitesse actuels des grandes sociétés de câblodistribution et de téléphonie.

Cette décision du CRTC a aussi fait réagir les entreprises Cogeco et Rogers, qui ont déclaré évaluer leurs options pour l'avenir.

Bell a indiqué lundi qu'elle estimait à 100 millions $ les répercussions financières de l'ordonnance du CRTC sur l'entreprise établie à Montréal. Une partie importante de cette somme servira à couvrir l'impact rétroactif des tarifs plus bas selon Bell.

«Imposer cette forme de taxe inattendue et rétroactive aux investissements de capitaux n'assurera pas le développement continu de l'infrastructure internet au Canada», a déclaré Mirko Bibic, chef de l'exploitation de Bell.

L'entreprise a annoncé une restriction de 20 % du déploiement de son service Internet à large bande pour les petites villes et les collectivités rurales, ce qui équivaut à environ 200 000 résidences.

Le CRTC exige que les grandes entreprises de câblodistribution et de téléphonie mettent à disposition des parties de leur réseau, à des tarifs fixés par l'organisme de réglementation, afin d'améliorer la concurrence et de faire baisser les prix.

Après des années de révision, le CRTC a fixé, la semaine dernière, les tarifs définitifs de ce que les petits fournisseurs devraient payer, soit jusqu'à 77 % de moins que les tarifs provisoires fixés en 2016.

Des citoyens «pris en otages»?

La décision de Bell de réduire les dépenses est un geste politique qui a pour but de faire peur, a déclaré John Lawford, directeur et avocat général du Centre pour la défense de l'intérêt public.

John Lawford a accusé Bell de vouloir prendre en otages les citoyens qui vivent en zone rurale.

Il est d'avis que Bell pourrait continuer à faire des bénéfices en vendant l'accès aux infrastructures à de petits fournisseurs tout en continuant l'expansion du réseau internet à haute vitesse dans des zones rurales moins rentables.

«S'ils creusaient un peu plus dans leurs poches et s'ils croyaient vraiment aux zones rurales, ils pourraient aider ces gens mais ils ne le font pas. Ils les utilisent comme des pions, c'est pourquoi je suis écoeuré.»

Il a ajouté que l'expansion de l'internet en milieu rural, qui est déjà subventionnée par le gouvernement, n'est pas vraiment liée à la décision du CRTC de réviser à la baisse les tarifs de gros pour les services à large bande.

Les grandes entreprises de télécommunications font valoir depuis longtemps que des tarifs plus bas pour des services à large bande pourraient avoir un impact sur les investissements dans les infrastructures.

Selon Bell, cette dernière décision signifie que le programme d'expansion rurale sera réduit à 1,2 million de foyers au Québec, en Ontario, au Manitoba et dans le Canada atlantique.

Le plan de déploiement initial prévoyait desservir 800 000 foyers dans de petites villes. Or, ce nombre avait été élargi à plus de 1,2 million d'emplacements à la suite de la mise en place de l'incitatif à l'investissement accéléré par le gouvernement fédéral en novembre 2018.

De son côté, Cogeco a déclaré examiner les détails de la décision du CRTC et évaluer ses options.

«En raison de la décision du CRTC, Cogeco inc. et Cogeco Communications inc. s'attendent à enregistrer un manque à gagner d'environ 25 millions $ pour le trimestre en cours à cause de l'impact rétroactif des tarifs plus bas, dont 15 millions $ pour les exercices financiers 2016, 2017 et 2018 et 10 millions $ pour l'exercice financier 2019», peut-on lire dans un communiqué publié par l'entreprise.

Quant à Rogers Communications, l'entreprise estime qu'elle devra enregistrer une perte de 140 millions $ au cours du présent trimestre à cause de l'impact rétroactif des tarifs plus bas.

Actualités

Le Soleil «pas un cas à part», rappelle le syndicat de la rédaction

À la suite de l’annonce du gouvernement du Québec lundi après-midi, le président du syndicat de la rédaction du Soleil, Jean-François Néron, se réjouit de voir la somme d’urgence versée, mais rappelle que beaucoup reste à faire.

«La situation est triste. C’est difficile, mais le gouvernement du Québec a entendu notre appel. On espère qu’il y aura une restructuration du Groupe Capitales Médias pour amener un éventuel acquéreur à s’intéresser à l’entreprise. Pour l’heure, les opérations se poursuivent, autant les lecteurs que les annonceurs ont encore une visibilité dans nos pages et dans nos différentes plateformes.»

En ce qui concerne l’avenir du groupe, même si de nombreuses spéculations sont partagées par plusieurs médias, la réalité est que rien n’est joué. Ce qui est certain est que le problème financier rencontré par GCM n’est pas un cas à part.

«La situation économique du Soleil, elle n’est pas différente des autres médias. Ce n’est pas parce que le produit est mauvais ou parce qu’on n’a pas de lecteurs, au contraire on n’a jamais été autant lu, mais on n’a jamais été aussi peu rentable. On est dans une situation critique, mais d’autres groupes de presse vont suivre. Le Groupe Capitales Médias, pour des raisons qui lui sont propres, est juste un peu en avant de la file.» 

M. Néron rappelle qu’il faudra trouver une solution rapidement, pas seulement pour la survie de GCM, mais pour celle de tous les médias écrits. Le programme d’aide prévue pour 2020 du gouvernement fédéral se fait attendre. Il faut rapidement contrer le manque de revenus provoqué par la migration des revenus publicitaires vers Google ou Facebook.

«On espère que ça va se faire rapidement, c’est le cri ultime qu’on lance aujourd’hui. Sans aide du gouvernement, il va y en avoir d’autres des fins d’entreprise. C’est triste pour les travailleurs de vivre cette incertitude-là, mais le plus grand perdant, c’est le lecteur. C’est le tissu de notre démocratie qui se fragilise. Il faut garder la multiplication des voix, il faut garder des journalistes en région pour offrir une pluralité de points de vue à nos lecteurs», termine M. Néron. 

Affaires

Après un avertissement en juillet, Standard & Poor's décote SNC-Lavalin

MONTRÉAL — Après avoir servi un avertissement à SNC-Lavalin le mois dernier, Standard & Poor's a décidé de passer de la parole aux actes en abaissant une fois de plus la cote de crédit de la firme d'ingénierie et de construction en difficulté.

La multinationale établie à Montréal, qui a notamment dévoilé une perte de 2,12 milliards $ au deuxième trimestre le 1er août dernier, voit ainsi sa note de crédit passer à BB+ — une catégorie qualifiée de «hautement spéculative». La cote de crédit de SNC-Lavalin était de BBB- depuis la fin avril, lorsque l'agence new-yorkaise avait procédé à une première décote cette année.

«Nous estimons que la capacité de l'entreprise à générer des bénéfices et des flux de trésorerie nettement supérieurs à ceux requis pour faciliter le désendettement dans nos prévisions pour 2020 reste plus incertaine», a souligné S&P, lundi, dans une note rédigée par les analystes Alessio di Francesco et Jarrett Bilous.

Une révision à la baisse de la note de crédit se traduit généralement par une hausse des coûts d'emprunt.

Il s'agit d'une deuxième décote en autant de mois pour SNC-Lavalin, alors que le 24 juillet, DBRS avait fait passer la note de crédit de l'entreprise à BBB (bas) dans la foulée d'un troisième avertissement sur ses résultats depuis le début de l'année.

Pour tenter de redresser la barre, le président et chef de la direction par intérim de SNC-Lavalin, Ian Edwards, en poste depuis environ deux mois, a annoncé que la compagnie allait cesser de soumissionner sur des contrats à prix fixe, où les dépassements de coûts sont absorbés par l'entrepreneur, afin de se tourner davantage vers les services d'ingénierie, où les risques sont moins élevés.

Si cette décision a été accueillie favorablement par les analystes, la traversée du désert n'est probablement pas terminée pour la firme, puisque son carnet de commandes compte pour 3,2 milliards $ de contrats clé en main.

«Nous pourrions [abaisser la note de crédit] de SNC-Lavalin au cours des 12 prochains mois si les résultats du secteur des services d'ingénierie de la société se détérioraient de manière significative», a prévenu S&P.

L'analyste Derek Spronck, de RBC Marchés des capitaux, a estimé que la décision de l'agence de notation ne constituait pas une nouvelle tuile pour la firme québécoise, puisque l'agence de notation new-yorkaise avait déjà affiché ses couleurs.

Entre-temps, SNC-Lavalin a obtenu un peu de répit puisque plus tôt ce mois-ci, un tribunal a donné son feu vert afin que l'entreprise puisse vendre une partie de sa participation dans l'autoroute à péage 407, dans la région de Toronto, afin de récolter 3,25 milliards $ pour rembourser sa dette.

Depuis le début de l'année, l'action de la firme a perdu plus de 60 pour cent de sa valeur à la Bourse de Toronto. Lundi, le titre a clôturé à 17,14 $, en hausse de 42 cents, ou 2,51 pour cent.

Au cours de l'été, la majorité des analystes qui suivent SNC-Lavalin — qui fait également face à des accusations criminelles de fraude et de corruption pour des gestes qui auraient été posés en Libye entre 2001 et 2011 — ont décidé d'abaisser leur cours cible pour l'action de la compagnie.

SNC-Lavalin est également au coeur d'un scandale politique qui continue d'ébranler le gouvernement Trudeau. Le rapport déposé la semaine dernière par le commissaire à l'éthique Mario Dion a conclu que le premier ministre Justin Trudeau avait contrevenu à la Loi sur l'éthique en exerçant des pressions indues sur l'ex-ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould dans l'espoir que l'entreprise puisse obtenir une entente lui permettant de tourner la page sur les accusations criminelles qui pèsent sur elle.

Actualités

Labeaume aux côtés des travailleurs du Soleil [VIDÉO]

«Je souhaite ardemment que Le Soleil de Québec puisse continuer à publier pour longtemps», a déclaré le maire Régis Labeaume.

«Le Soleil, c’est Québec, c’est nous autres. On est tous concernés. On ne peut pas laisser tomber ce journal-là.» Le maire de Québec Régis Labeaume promet d’être aux côtés des travailleurs de l’information.

Né à Roberval et ayant grandi à Sept-Îles, Régis Labeaume a appris à lire avec les gros titres du Soleil. Le maire se rappelle avoir suivi avec passion les résultats sportifs dans les pages du Soleil. Il ne peut s’imaginer assister à la fin de ce quotidien, vieux de 123 ans. «Ça fait partie de l’identité et de la culture de Québec et de l’Est du Québec», insiste-t-il.

La crise financière à Groupe Capitales Médias et dans la presse écrite doit préoccuper les élus et la population en général, insiste le maire Labeaume.

«C’est le premier gros média qui trébuche à cause du GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) qui va chercher 90% des revenus publicitaires, note le maire Labeaume. Mais ça peut être suivi de bien d’autres exemples. C’est extrêmement dangereux en terme démocratique.»

Le maire Régis Labeaume a regardé en direct dans son bureau de l’hôtel de ville l’annonce par le gouvernement du Québec d’une aide de 5 millions $ aux six journaux. Il voit d’un bon oeil l’appui gouvernemental. «Au point de vue démocratique, les gens en autorité comprennent la situation et le danger. Mais il faut aller plus loin dans le débat parce que ça va nous faire mal éventuellement.»

Les villes doivent-elles faire plus pour sauvegarder la presse régionale? Par exemple, redonner les avis publics aux journaux et non plus seulement sur le Web? «Je suis prêt à faire l’effort», dit le maire Labeaume.

Actualités

Un imposant contingent quitte Bagotville pour la Roumanie

Un contingent de 60 militaires de la 2e Escadre expéditionnaire a quitté la Base militaire de Bagotville, lundi matin, en direction de la Base de Mihail-Kogalniceanu, en Rouamnie, afin d’effectuer les préparatifs en prévision de l’arrivée prochaine d’un détachement de cinq CF-18 canadiens basés à Cold Lake, en Alberta.

Ce déploiement s’inscrit dans le cadre de l’opération Reassurance qui se déroule dans plusieurs pays de l’Europe de l’Est sous l’égide de l’OTAN.

Politique

SNC-Lavalin: Scheer à la GRC, Trudeau chez Unifor

Pendant que son adversaire conservateur cognait à la porte de la GRC, Justin Trudeau était reçu les bras grands ouverts par le président d'Unifor, lundi à Québec.

Ce syndicat a déjà lancé une campagne contre Andrew Scheer et l'élection d'un gouvernement conservateur.

Dans un long discours à ses troupes lundi matin, précédant celui de M. Trudeau, le président du syndicat, Gerry Dias, a minimisé les reproches qu'essuie le premier ministre dans l'affaire SNC-Lavalin.

«Ceux qui vivent dans des maisons de verre ne devraient pas lancer des roches», s'est moqué le bouillant personnage, revenant sur le scandale des dépenses du sénateur Mike Duffy et retournant même aussi loin que l'affaire Airbus et le «paiement d'un quart de million de dollars comptant accepté par Brian Mulroney».

«C'est quelque chose lorsque les conservateurs pensent qu'ils peuvent donner des leçons aux Canadiens sur l'intégrité, la morale et l'éthique», a-t-il ironisé.

Les mots de M. Dias ont dû servir de baume au premier ministre Trudeau, blâmé pour conflit d'intérêts par le commissaire fédéral à l'éthique dans un rapport sur l'affaire SNC-Lavalin, la semaine dernière.

Lundi matin, M. Scheer a envoyé une lettre à la commissaire de la GRC, l'enjoignant de bien lire ce rapport avant de décider s'il y avait matière à enquête policière.

«Le rapport du commissaire [...] doit être considéré comme la preuve la plus importante», a écrit M. Scheer à Brenda Lucki.

«Je crois que je parle au nom de millions de Canadiens en vous priant d'utiliser toutes les ressources à votre disposition pour enquêter sur cette affaire, non seulement pour que justice soit faite, mais pour qu'il soit clair que justice est faite», a-t-il ajouté.

Mercredi, conservateurs et néo-démocrates tenteront de forcer l'étude de ce rapport de Mario Dion par un comité parlementaire.

Chez Unifor, on a d'autres préoccupations. M. Dias craint le retour au pouvoir du parti qui a adopté deux lois antisyndicales, deux lois abrogées par les libéraux dès leur élection.

Il est donc revenu sur la campagne lancée en prévision du vote du 21 octobre. Il s'est vanté d'une équipe de 130 militants répartis dans toutes les provinces «qui vont cogner aux portes de plus de 315 000 membres d'Unifor» pour parler des enjeux de cette élection.

«Nous allons célébrer la défaite d'Andrew Scheer», a rugi M. Dias, applaudi par l'assemblée.

Lorsqu'il s'est présenté au micro du congrès d'Unifor à son tour, M. Trudeau a assuré à son public qu'il se range dans son camp.

«Au cours des quatre dernières années, on a été votre partenaire. Mais ce n'est qu'un début. Ensemble, on va aller beaucoup plus loin», a-t-il déclaré.

Il n'a fait aucune allusion à SNC-Lavalin.

Rattrapé par les journalistes à un événement en début d'après-midi, toujours à Québec, M. Trudeau a eu peu à dire sur la lettre de M. Scheer à la GRC.

«Les conservateurs continueront à poser des questions. C'est important pour une opposition officielle. Nous continuerons à défendre les emplois», s'est-il contenté de dire.

Affaires

Disney Plus lancé le 12 novembre au Canada

BURBANK — Walt Disney a annoncé qu'elle lancerait son service de diffusion en continu Disney Plus au Canada à la mi-novembre, tentant de concurrencer Netflix et d'autres services du même type au moment où les consommateurs abandonnent de plus en plus la câblodistribution traditionnelle.

Le géant du divertissement établi en Californie a indiqué que le 12 novembre marquerait le lancement mondial de ce service, à commencer par les États-Unis, le Canada et les Pays-Bas.

Les résidants canadiens paieront 8,99 $ par mois ou 89,99 $ par année pour avoir accès aux séries et films Disney de ses différentes marques, notamment Pixar, Marvel et Star Wars, a affirmé l'entreprise.

Le lancement de Disney Plus en Australie et en Nouvelle-Zélande suivra le 19 novembre.

Disney a annoncé que le service serait disponible sur presque tous les principaux appareils de télévision mobiles et connectés dès son lancement avec des accords de distribution mondiaux en vigueur avec Apple, Google, Microsoft, Roku et Sony.

Le lancement prochain intervient après que Disney eut mis fin à sa relation de licence avec Netflix et commencé à extraire une partie de son contenu du service.

Politique

Nouveau mode de financement dans les cégeps: les petits et les moyens y gagnent

Les cégeps de petite et moyenne taille, souvent situés en région, sont les gagnants de la réforme du mode de financement annoncée lundi par le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge.

Le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur a annoncé au cégep de Saint-Jérôme ce rééquilibrage, qui a pour conséquence de rehausser le montant de base que reçoivent les collèges. Dans la même veine, le financement basé sur le nombre d'étudiants accueillis, lui, a été modifié par un système par paliers.

Ce sont donc surtout les cégeps de petite et moyenne taille, qui sont souvent situés en région, qui profiteront des modifications apportées. Plusieurs cégeps en région vivaient un exode de leur population de jeunes, mettant en péril certains programmes.

Le ministre Roberge a précisé qu'une somme additionnelle de 68 millions $ sera ainsi injectée dès la rentrée, qui aura lieu dans les prochains jours.

Au total, la somme atteint 150 millions $ en incluant notamment l'augmentation de salaire pour les employés de l'État, le 1er avril dernier, une augmentation des coûts de système et une bonification du rangement salarial pour la fonction recherche, a-t-on précisé au cabinet du ministre.

Étudiants heureux

L'annonce a été applaudie par les représentants des étudiants de cégep. «C'est une bonne nouvelle. C'est une annonce qui va permettre de rehausser l'accès aux services pour la population étudiante partout au Québec», s'est réjoui en entrevue Philippe Clément, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec.

«C'est plus juste [avec la nouvelle méthode de calcul]. C'était même une demande de la Fédération étudiante collégiale du Québec. On est content parce que dans l'annonce du ministre, il y a beaucoup des éléments qui ont été retenus qui venaient de la population étudiante», ajoute le président de l'association qui représente 78 000 étudiants de niveau collégial dans 27 cégeps.

M. Clément met un bémol : le fait que certains programmes aient été réunis sous un seul chapiteau, pour simplifier les choses, ne doit pas dédouaner les cégeps. Ceux-ci doivent continuer d'atteindre les objectifs des programmes concernés et faire une bonne reddition de comptes.

Cégeps comblés

La Fédération des cégeps, quant à elle, a souligné que la somme de 150 millions $ représente «une hausse historique de 7,7 % du budget du réseau collégial, qui permet non seulement la mise en oeuvre du nouveau modèle de financement des collèges, mais couvre aussi l'ensemble des coûts de système du réseau collégial, incluant le rehaussement salarial du personnel enseignant».

«Avec ce geste, le gouvernement confirme ses ambitions élevées en matière d'éducation ce qui permettra aux cégeps d'être au rendez-vous pour assurer l'excellence des formations qu'ils offrent», a commenté le président-directeur général de la fédération, Bernard Tremblay.

Syndicats d'enseignants

De leur côté, la Fédération nationale des enseignants et la Fédération des employés des services publics, affiliées à la CSN, accueillent favorablement l'injection d'argent, mais s'inquiètent de voir les cégeps de petite et moyenne taille favorisés au détriment des plus grands cégeps.

«Quelle que soit la taille de l'établissement, aucun cégep ne nage dans le luxe, surtout après plusieurs années de sous-financement. L'un des principes qui doivent guider le mode de financement est celui de ne pas contribuer à la concurrence entre les établissements, mais plutôt à la consolidation et à la cohérence du réseau collégial sur tout le territoire québécois», a commenté Yves de Repentigny, vice-président de la FNEEQ.

Sports

Laurence Vincent-Lapointe échoue à un test antidopage: «Je suis complètement dévastée»

TROIS-RIVIÈRES — Une véritable bombe a secoué le monde du canoë-kayak de vitesse et du sport amateur, lundi matin, alors que la championne du monde de canoë féminin Laurence Vincent-Lapointe a été suspendue jusqu’à nouvel ordre par la Fédération internationale de canoë après avoir échoué à un test antidopage.

La Trifluvienne de 27 ans ne pourra donc prendre part aux Championnats du monde qui s’amorceront mercredi à Szeged, en Hongrie. Cette compétition devait servir de qualifications en vue des Jeux olympiques de Tokyo, à l’été 2020.

Utilisation «involontaire»

Selon les informations disponibles, il semblerait que la substance trouvée dans l’échantillon de la championne du monde, lors de tests effectués à la fin du mois de juillet, a fait l’objet de récents cas de suppléments contaminés. L’agence qui représente la canoéiste a indiqué que le produit qui serait à l’origine de la suspension serait le Ligandrol, un agent anabolisant selon l’Agence mondiale antidopage. Canoë Kayak Canada a d’ailleurs martelé qu’à la lumière des premières constatations, cette situation découlerait d’une utilisation «involontaire et inconsciente d’une substance interdite».

Pour la porte-couleurs du Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, il s’agit d’un véritable cauchemar, à un an de la présentation des Jeux olympiques de Tokyo. Pour la première fois de l’histoire, la grand-messe du sport amateur d’été avait décidé d’intégrer le canoë féminin à sa programmation et Vincent-Lapointe devait évidemment faire partie des têtes d’affiche en sol japonais.

Fortement ébranlée depuis l’annonce des résultats de ses tests – elle a été informée le 13 août – Vincent-Lapointe assure ne jamais avoir transgressé les règles. «Je suis encore sous le choc et complètement dévastée par la situation parce que j’ai absolument rien fait de mal et parce que je n’ai rien à cacher. Je suis une personne intègre. La tricherie sous toutes ses formes me répugne. Je crois en un sport propre et c’est ce que j’applique comme principe dans ma vie d’athlète. Je n’aurais jamais mis à risque mon nom, ma réputation, ma carrière pour améliorer mes performances et creuser l’écart avec mes adversaires», a-t-elle déclaré, par voie de communiqué.

Au cours des prochains jours, la figure du proue du CKTR s’affairera à prouver son innocence à la Fédération internationale de canoë, qui devra éventuellement rendre une décision finale dans ce dossier. «Je me sens comme dans un cauchemar. Je n’arrive toujours pas à croire ce qui m’arrive. Depuis que j’ai appris que mon test était positif, il y a quelques jours à peine, j’ai tout mis en œuvre, avec le support de CKC, et dans un court laps de temps, pour trouver d’où provient cette substance interdite trouvée dans mon test et prouver que je suis innocente, honnête et une athlète propre», a-t-elle ajouté, toujours par voie de communiqué.

Laurence Vincent-Lapointe doit faire le point sur sa situation lors d’un point de presse, mardi.

Un rêve en péril

La suspension de la reine du canoë féminin pourrait également entraîner des lourdes conséquences pour Canoë Kayak Canada. Les Mondiaux 2019 devaient servir de qualifications en vue des Jeux olympiques de Tokyo 2020, tant pour l’épreuve de C1 200 m que celle de C2 500 m qu’elle pratique en compagnie de sa coéquipière Katie Vincent.

Par voie de communiqué, le chef de direction de CKC, Casey Wade, a néanmoins tenu à apporter son soutien à Vincent-Lapointe. «Canoë Kayak Canada soutient pleinement Laurence dans cette situation extrêmement difficile et malheureuse et nous ferons tout en notre pouvoir pour l’aider à prouver son innocence.»

D’ailleurs, le grand patron de CKC doute que la prolifique rameuse trifluvienne ait volontairement contrevenu à la réglementation sur le dopage. «Canoë Kayak Canada croit fermement en un sport propre, mais nous avons de fortes raisons de croire que Laurence a pris toutes les précautions nécessaires à l’égard des règles et des procédures liées à l’antidopage et qu’elle n’a pas intentionnellement pris de substance interdite. Nous continuerons de l’aider afin de déterminer comment cette situation malheureuse a pu se produire.»

En 2018, aux Championnats du monde présentés au Portugal, Vincent-Lapointe avait remporté ses 11e, 12e et 13e titres de championne mondiale en s’imposant en C1 200 m, C2 500 m et C1 5000 m.


Santé

Rappel du poulet Rosemount en raison de la Listeria

OTTAWA — La compagnie Rosemount Sales and Marketing procède au rappel du produit Viande de poulet cuite en dés de marque Rosemount parce qu'il pourrait être contaminé par la bactérie Listeria monocytogenes.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) demande aux consommateurs de ne pas consommer ce produit. Les distributeurs, les détaillants et les établissements de services alimentaires, tels que les hôtels, les restaurants, les cafétérias, les hôpitaux et les maisons de soins infirmiers ne devraient pas le vendre ou l'utiliser.

Le produit a été vendu en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario, au Québec et en Nouvelle-Écosse. Il pourrait aussi avoir été distribué dans d'autres provinces et territoires.

Le produit visé par le rappel a été vendu en format de 4,54 kilogrammes et affiche le code Packdate 0[1/2]1/19.

Les aliments contaminés par la bactérie Listeria monocytogenes ne présentent pas nécessairement d'altération visible ni d'odeur suspecte, mais peuvent quand même rendre malade. Les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont particulièrement à risque. Dans les cas graves, la maladie peut causer la mort.

L'Agence de la santé publique du Canada mène actuellement une enquête sur une éclosion de la maladie chez l'humain.

Toutes demandes de renseignements du public peuvent être obtenues par téléphone, sans frais, en composant le 1-800-442-2342.

Affaires

Trente ans d’Exo, de skate et de contre-culture [VIDÉO]

Mercredi midi, au comptoir de la boutique Exo nichée sur la rue Saint-Joseph dans le quartier Saint-Roch, un homme en complet-cravate achète des «trucks» pour sa planche à roulettes. Si, en 30 ans, la clientèle a vieilli, grandi, l’offre, elle, demeure impérissable.

Le 10 août dernier, la boutique célébrait son trentième anniversaire au Plaza du parc Victoria.

Exo représente bien plus que la première boutique de skate de Québec. Elle est l’une des plus vieilles entreprises du centre-ville, qui a assisté à l’évolution du quartier Saint-Roch, en plus d’entériner une sous-culture longtemps marginalisée.

Le Exotique a d’abord été inauguré en 1982 par les parents de Jay Manek, propriétaire du Exo. Sa mission : «sexe, drogue et rock and roll», lance celui qui a fait entrer les skates dans le commerce de ses parents, vers 1987. «On vendait des t-shirts de band et des articles pour fumeurs.» Des produits qui sont toujours disponibles au 260, rue Saint-Joseph Est. 

La reconversion du «Exotique» en «Exo», en 1989, aura permis à une poignée de citoyens de se lancer dans la pratique de ce sport encore assez obscur à l’époque. «On était une petite communauté de 25 à 50 personnes. C’était vraiment underground», explique Jay Manek. 

Affaires

350 km pour recycler de la tubulure de plastique

Lorsque Arthur Iltis et Vanessa Leblanc ont acheté l’érablière Landry plus tôt cette année, ils ont décidé de remplacer entièrement le système de tubulure. Mais au moment de disposer de ces milliers de mètres de tuyau de plastique, ils ont constaté qu’aucun organisme en Estrie ne pouvait en faire le recyclage, ce qui les a poussés à chercher une alternative écologique ailleurs.

La première étape du plan d’affaires du couple, qui vient tout juste de s’installer en région en provenance de Mont-Tremblant, consistait à enlever tout le système de tubulure qui s’étendait sur leur érablière de 2100 entailles. Impressionnés par la quantité de plastique qu’ils avaient entre les mains, ils ont cru bon aller au centre de tri Valoris pour que le tout soit recyclé.

Actualités

Abonnement au gym: les bonnes informations pour faire le bon choix

En matière de centre d‘entraînement, il est raisonnable de formuler le postulat selon lequel les consommateurs demeurent relativement fidèles à leurs habitudes et, du moins pour une certaine période, tendent à fréquenter le même gym.

Pour ceux qui songent à fréquenter un nouvel établissement ou pour les profanes qui en sont à leurs premières armes, plusieurs éléments peuvent motiver le choix d’un gym : proximité, plages d’heures d’ouverture, communauté d’habitués, qualité des équipements, qualification des entraîneurs, etc. Naturellement, le prix de l’abonnement peut aussi constituer un critère déterminant.

Actualités

Résidences Chemin du Roy: la mort d’une résidente par hypothermie fait surface

Trois-Rivières — Tandis que l’enquête en lien avec les allégations de maltraitance, d’abus et de mauvaise qualité des soins en général aux résidences Chemin du Roy se poursuit, la mort par hypothermie d’une résidente atteinte d’Alzheimer, après avoir été piégée à l’extérieur, fait surface. Jeanne-Mance Marchand, une octogénaire, a été retrouvée par une passante sur le perron d’une maison voisine, le matin du 4 février 2015, gisant inerte en vêtements de nuit, alors que la température avoisinait les -19 degrés Celsius, a appris Le Nouvelliste.

Selon le rapport d’investigation du coroner, produit dans la foulée de l’événement, la résidence Notre-Dame, du secteur Cap-de-la-Madeleine, membre du réseau des résidences Chemin du Roy et où logeait Mme Marchand, ne disposait pas de dispositif de sécurité lui permettant de surveiller sa clientèle à risque d’errance. Or, la certification qu’elle détient et qui fait d’elle une résidence de catégorie 3 stipule qu’un tel dispositif devrait être en place. Le coroner chargé du dossier, le Dr Éric Labrie, conclut son rapport en disant qu’«il s’agit d’une mort violente», mais choisit de ne pas formuler de recommandations.

Golf

Eric Banks joue une ronde de 68 et remporte la Coupe Canada Sani Marc

VICTORIAVILLE — Le Néo-Écossais Eric Banks est devenu le champion 2019 de la Coupe Canada Sani Marc en vertu d'un pointage de 264, soit 24 coups sous la normale.

Devant la plus grosse foule depuis que le tournoi se tient au club de golf de Victoriaville, les joueurs ont donné tout un spectacle et le tableau des meneurs changeait continuellement, jusqu'à ce que Banks y aille d'un aigle au 12e trou, ce qui lui donnait une priorité de quatre coups à ce moment.

Un peu plus loin sur le terrain, Russell Budd faisait des étincelles avec une ronde de 67, ce qui l'amenait à un cumulatif de 23 sous le par, et à un coup de la tête.

«Je viens de remporter la plus grosse victoire de ma carrière, a mentionné Banks, 25 ans, qui a aligné des rondes de 63, 67, 66 et 68. C'est vraiment incroyable de jouer devant une telle foule. J'ai eu un départ un peu difficile puis, après avoir réussi un oiselet un peu chanceux au cinquième trou, j'ai repris mon plan de match qui était de garder le focus sur chaque coup.»

Son oiselet au 12e trou lui a donné le momentum qu'il fallait.

«Avec une avance de quatre coups, même si je savais que rien n'était gagné d'avance, je me sentais plus confortable, a admis le golfeur de Truro. Mon jeu était de viser les centres des verts sur les normales-3. J'ai été un peu plus agressif avec mes coups de départ sur les normales-4.»

La victoire était aussi un peu spéciale pour Banks qui a déjà subi deux opérations à coeur ouvert, une en 2012 et une autre en 2016.

«Je suis parfaitement remis, je peux faire tout ce que je veux comme exercices physiques. J'avais un genre de trou entre les deux oreillettes du coeur et les chirurgies ont réglé le tout.»

Keven Fortin-Simard et Vincent Blanchette (Pinegrove) ont partagé le troisième rang, à 22 coups sous la normale pour le tournoi.

«Dans l'ensemble, je suis très satisfait de ma semaine, a dit Fortin-Simard. J'étais au plus fort de la lutte, je me suis donné plusieurs chances de gagner. Pendant les quatre jours du tournoi je ne me suis jamais battu avec le terrain. À 22 sous le par, j'ai forcément joué du bon golf.»

Blanchette, auteur du record absolu du parcours lors de la deuxième ronde, à 60, était aussi content du résultat.

«Je n'avais jamais joué un pointage aussi bas dans un tournoi de quatre rondes, a-t-il mentionné. Aujourd'hui, avec une ronde de trois coups sous la normale, je savais que ce n'était pas assez pour gagner. Dans l'ensemble je suis bien content de ma semaine. Je n'ai pas fait beaucoup d'erreurs, c'est très bien.»

Au niveau des amateurs, Étienne Papineau (Pinegrove) est le nouveau détenteur du trophée Subway remis au champion de la catégorie grâce à un cumulatif de 270, 18 sous la normale.

«Je suis très content, je viens de prouver que je suis capable de jouer avec les meilleurs professionnels du pays, a affirmé Papineau. Aujourd'hui, c'était ma meilleure journée de frappe, mon jeu avec les longs fers était impeccable. Ce fut une vraie belle semaine.»

Actualités

Chemin de fer en Gaspésie: les citoyens veulent un retour plus rapide

GASPÉ — Environ 150 personnes ont participé dimanche à Gaspé au rassemblement citoyen visant à réclamer une accélération des travaux de réfection de la voie ferrée en Gaspésie, afin de réduire considérablement le délai de sept ans suggéré par le premier ministre du Québec, François Legault, le 25 avril.

Le rassemblement a été pensé par les dirigeants régionaux des trois partis de l’opposition à l’Assemblée nationale : le Parti québécois, Québec solidaire et le Parti libéral. Les politiciens ont toutefois largement laissé la place aux citoyens lors des allocutions. Les gens veulent un retour du train à Gaspé avant 2026.

Cynthia Patterson, du secteur Barachois de Percé, a rappelé qu’il y a maintenant «34 ans et un mois que j’ai commencé à travailler pour la protection des services ferroviaires en Gaspésie. Nous nous sommes battus pour les gares, contre le démantèlement des rails, pour garder le wagon-restaurant, pour garder le wagon-bagages, pour garder le train de Via Rail et le service de marchandises. Et nous nous battons encore».

Le gouvernement du Québec a mis en dormance la portion Caplan-Gaspé du réseau ferroviaire gaspésien, soit 60 % du parcours Matapédia-Gaspé en se portant acquéreur de cet axe, en mars 2015. Or, les besoins des clients industriels gaspésiens situés sur cette portion en dormance sont en très forte croissance depuis 2016.

De plus, le service de passagers de Via Rail est suspendu depuis 2013 en raison de l’état de certains ponts. C’était pourtant, et de loin, le train régional le plus achalandé du transporteur fédéral, le nombre d’utilisateurs étant plus élevé sur le parcours gaspésien que dans les trains du Saguenay et de l’Abitibi réunis.

«En plus du développement économique, nous en avons besoin pour les gens, qui s’en servent pour visiter la famille, mais aussi pour avoir accès à certains services de santé. En raison du contexte général des transports en commun en Gaspésie, et des coupes à Orléans Express, c’est devenu difficile de voyager ici […] Qui va passer 17 heures en autobus?» ajoute Cynthia Patterson.

Elle a dénoncé de plus le manque de vision des gouvernements. «Nous sommes l’un des seuls endroits au monde où nous sommes forcés de faire des profits avec le réseau ferroviaire […] Ailleurs, c’est vu comme un service essentiel».

«Rire du monde»

Gilles Lamy, un cheminot à la retraite ayant fondé la Coalition des Gaspésiens pour l’avenir du train, estime que prendre sept ans pour rétablir le service ferroviaire jusqu’à Gaspé, «c’est rire du monde». Rappelant les mots de l’historien Jean-Marie Fallu, à l’effet qu’entre 1907 et 1911, avec des moyens limités, les gens de l’époque ont réussi à construire les 125 kilomètres de chemin de fer entre Port-Daniel et Gaspé, M. Lamy a statué qu’en 2019, on pouvait aller bien plus vite.

«On a construit 25 ponts à l’époque et là, on n’a qu’à faire la réfection, avec les moyens d’aujourd’hui», tranche M. Lamy.

Autre membre fondateur de la Coalition des Gaspésiens pour l’avenir du train, Bernard Babin s’est adressé symboliquement au premier ministre. «M. Legault, je vous mets au défi de remettre le train en marche à Gaspé en un an.» Il s’est appuyé sur des exemples de réfection plus considérable qu’en Gaspésie, comme la voie ferrée Winnipeg-Churchill, réparée en un peu moins d’un an.

Tony Savino, vice-président de la Centrale des syndicats nationaux (CSN) en Gaspésie, a souligné que «le REM [Réseau express métropolitain] et le pont Champlain ont reçu des milliards de dollars à Montréal alors que nous, ici, on reçoit des miettes. Et on est supposés prendre ça comme une faveur». 

M. Savino a indiqué que la CSN mobilisera ses milliers de membres en Gaspésie si c’est nécessaire pour accélérer la réfection du chemin de fer.

Geoff Clayden, de Québec solidaire, a noté que pendant des décennies, les lobbys de l’auto et du pétrole avaient tout fait pour nuire au transport ferroviaire. «Il est temps de remettre les pendules à l’heure. Le rétablissement du train s’inscrit dans ce mouvement.»

La députée péquiste de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, précise que «la problématique du train en Gaspésie, ce n’est plus un luxe, c’est essentiel». Elle suivra de près la rencontre du 21 août entre la Société du chemin de fer de la Gaspésie, une entité municipale exploitant les trains de marchandises sur la portion active du réseau, et des représentants de l’État québécois, dont François Legault.

Après sa déclaration du 25 avril, qui avait déclenché bien des déceptions, le premier ministre a exprimé son désir de voir à l’accélération des réparations au chemin de fer gaspésien.

Tennis

Medvedev s'offre son premier titre en Masters 1000 à Cincinnati

CINCINNATI — Le Russe Daniil Medvedev a remporté son premier titre en Masters 1000, dimanche, en s'imposant en finale du tournoi ATP de Cincinnati devant le Belge David Goffin.

À 23 ans, il décroche le titre le plus important de sa jeune carrière en deux sets 7-6 (7/3), 6-4 et moins de deux heures.

«C'est difficile de trouver les mots», a-t-il confié après sa victoire.

Il succède au palmarès au N.1 mondial serbe Novak Djokovic, qu'il avait battu en demi-finales 3-6, 6-3, 6-3.

Medvedev, après deux défaites en finale à Washington (battu par Nick Kyrgios) et de Montréal (battu par Rafael Nadal), grimpera lundi à la cinquième place mondiale, le meilleur classement de sa carrière.

«C'est tout le dur travail qui est récompensé. Je n'aurais pas aimé perdre trois finales consécutives», a-t-il ajouté. «J'ai commencé à avoir des crampes à 5-3, c'est la première fois que j'ai des crampes à trois semaines. Mais il n'a pas réussi à renvoyer quatre de mes services, c'était incroyable.»

Outre Djokovic, pour arriver en finale, Medvedev a successivement battu le Britannique Kyle Edmund (6-2, 7-5), le Français Benoît Paire (7-6, 6-1), l'Allemand Jan-Lennard Struff (6-2, 6-1) et son compatriote Andrey Rublev (6-2, 6-3).

L'actuel N.8 mondial est le cinquième Russe à remporter un Masters 1000 après Marat Safin, Nikolay Davydenko, Andrei Chesnokov et Karen Kachanov.

Politique

Maxime Bernier demeure convaincu qu'il participera aux débats des chefs

OTTAWA — Selon Maxime Bernier, le fait de ne pas l'avoir invité à participer aux débats des chefs pendant la campagne électorale signifie l'exclusion du seul chef politique ayant vraiment quelque chose de différent à dire.

«Cela ne sera pas un vrai débat, si je n'y suis pas, a-t-il déclaré, dimanche. Cela ne sera qu'une discussion bidon portant sur leurs superficielles différences.»

Le chef du Parti populaire du Canada a déclaré dimanche que les libéraux, les conservateurs, les néo-démocrates, les verts et les bloquistes partageaient tous des opinions similaires sur plusieurs sujets comme l'immigration, les changements climatiques et le système de gestion de l'offre dans le secteur laitier.

S'adressant à des candidats et des partisans au cours du premier grand rassemblement national du parti, à Gatineau, M. Bernier a accusé ses rivaux politiques, même les conservateurs, de défendre à des degrés divers des idées gauchistes.

Il a accusé les conservateurs — un parti auquel il a adhéré pendant plus d'une décennie — et les libéraux de s'incliner devant les groupes de pression. Son parti, a-t-il souligné, ne réalisera aucun sondage et mènera sa campagne en accord avec ses principes.

«Pendant que les autres parties analysent des sondages et discutent avec des groupes témoins pour décider les éléments qu'ils défendront, tout en s'inclinant devant tous les groupes de pressions, nous allons respecter nos principes», a-t-il lancé.

Les autres chefs des partis représentés à la Chambre des Communes participeront aux débats qui se dérouleront les 7 et 10 octobre, selon des critères établis par le gouvernement fédéral.

Le chef de partis souhaitant participer à un débat doit répondre à deux des trois critères suivants: avoir un député élu à titre de membre de son parti, soutenir des candidats dans au moins 90 % des circonscriptions, avoir obtenu au moins 4 % des suffrages lors des élections précédentes ou avoir des candidats ayant une véritable possibilité d'être élus à l'occasion des élections générales en cause, de l'avis du commissaire aux débats.

Le Parti populaire prévoit présenter des candidats dans toutes les circonscriptions, mais M. Bernier a été élu à titre de conservateur.

Selon le commissaire David Johnston, l'ancien gouverneur général, le Parti populaire du Canada n'a pas encore une possibilité réelle de faire élire plus d'un candidat au cours des prochaines élections fédérales.

M. Bernier s'est dit convaincu que le commissaire des débats des chefs changera d'avis et lui permettra de rejoindre les autres pendant les débats.

Il a dit vouloir viser la victoire en octobre, mais il a laissé entendre qu'il serait bien heureux d'avoir assez de députés pour pouvoir exercer des pressions sur le prochain parti appelé à former le gouvernement.

«Si on ne gagne pas, et notre but est de gagner, le pire scénario serait de détenir la balance du pouvoir», a ajouté M. Bernier, qui a écarté l'idée d'une fusion avec le Parti conservateur. L'actuel député de Beauce refuse de dire ce qu'il adviendrait de son parti s'il ne l'emporte pas.

Extrémisme islamique

Benjamin Dichter, qui s'était présenté à titre de conservateur aux élections de 2015, avait réchauffé la foule en affirmant que le Canada se dirige dans une mauvaise direction lorsqu'il s'agit de s'occuper de l'extrémisme islamique.

«Le Canada est malade et souffre d'un nauséabond relativisme culturel et de l'islam politique», a-t-il déclaré, un membre fondateur du groupe LGBTory.ca, un groupe de droite défendant l'homosexualité

Il est même allé jusqu'à accuser les conservateurs et les libéraux d'être trop proches de ces éléments.

Après le rassemblement, M. Bernier s'est dit heureux que M. Dichter ait soulevé la question lorsque les journalistes lui ont demandé s'il était d'accord avec lui.

«C'est important d'avoir ce débat et de soulever la question», a-t-il dit.

Selon M. Bernier, ce genre de réflexion s'accorde avec sa politique sur l'immigration. Un gouvernement issu de son parti exigerait de tout candidat à l'immigration qu'il passe une entrevue en personne afin qu'il démontre si des opinions concordent avec les «normes sociétales» canadiennes.

Politique

Le lithium, une vraie «mine d'or» pour le Québec, selon François Legault

SHERBROOKE — Le lithium est «un bijou» encore non exploité pour le Québec, selon le premier ministre François Legault.

Dans un discours devant les jeunes caquistes réunis dimanche en congrès à Sherbrooke, M. Legault a rêvé d'un Québec qui exporterait ses batteries de lithium partout dans le monde et qui serait un chef de file en matière de transports au XXIe siècle.

Il a souligné que le Québec compte le troisième plus gros gisement de lithium au monde, un métal essentiel à la fabrication de batteries pour les véhicules électriques.

Avec d'autres «métaux stratégiques» qu'on retrouve aussi sur le territoire québécois, il serait possible de construire des «batteries 100 %  québécoises», a-t-il évoqué.

«On a le potentiel de prendre notre place dans cet énorme marché», a dit M. Legault.

Il mise également sur le secteur de l'intelligence artificielle en pleine expansion à Montréal pour que le Québec puisse aussi se distinguer dans le domaine des véhicules autonomes.

Avec les ressources hydro-électriques abondantes, le premier ministre espère ainsi pouvoir réduire les importations d'hydrocarbures du Québec, qui s'élèvent à 10 milliards $ par an.

«Donc d'ici 2050, on pourrait pomper notre électricité dans nos batteries et se déplacer grâce à notre expertise», a-t-il conclu, en évoquant le thème du congrès des jeunes caquistes, «Horizons 2050».

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Le Canadien «Jihadi Jack» privé de sa citoyenneté britannique

OTTAWA — Le ministère fédéral de la Sécurité publique reproche au Royaume-Uni de «se décharger de ses responsabilités» en révoquant la citoyenneté d'un individu britanno-canadien détenu en Syrie.

Dans un communiqué publié dimanche, le cabinet du ministre Ralph Goodale écrit que «le Canada est déçu que le Royaume-Uni ait pris cette mesure unilatérale».

Surnommé «Jihadi Jack» par les médias britanniques, Jack Letts est détenu depuis environ deux ans dans une prison kurde. Il s'était rendu en Syrie afin d'appuyer Daech (groupe armé État islamique).

Selon le ministère de l'Intérieur britannique, révoquer la citoyenneté à un de ses ressortissants est un moyen pour contrer la menace terroriste. Il a ajouté que le gouvernement ne formule pas de commentaire sur les cas individuels.

«La décision de retirer une double-citoyenneté à un individu est fondée sur les conseils de responsables, d'avocats et des agences de renseignements ainsi que sur toute l'information disponible», dit le ministère.

Les parents de Letts, John Letts et Sally Lane, avait reconnu coupable en juin d'avoir financé le terrorisme après avoir tenté d'envoyer de l'argent à leur fils. Le couple résidant à Oxford, en Angleterre, avait été condamné à une peine d'emprisonnement de 12 mois avec sursis.

John Letts avait rédigé l'an dernier une lettre aux députés canadiens pour leur dire que son fils n'était pas un terroriste et méritait la protection du Canada. Dans cette missive, il explique que l'argent devait permettre de payer «des contrebandiers», le seul moyen, selon lui, de faire sortir Jack de la Syrie.

Dans un rapport publié en 2018, le ministère faisait état de la présence à l'étranger d'environ 190 voyageurs extrémistes ayant un lien avec le Canada, dont la moitié est en Syrie, en Turquie ou en Irak.

Le cabinet de M. Goodale fait aussi valoir qu'il n'existe «aucune obligation légale de faciliter leur retour au pays».

Il rappelle que l'objectif principal du ministère «est d'enquêter, d'arrêter, d'accuser et de poursuivre tout Canadien impliqué dans le terrorisme ou l'extrémisme violent».

«Ils doivent être tenus responsables de leurs actes», peut-on lire dans le communiqué.

John Letts avait déclaré l'an dernier, qu'Affaires mondiales Canada avait dit, pendant des mois à sa famille, que l'agence déployait des efforts pour faire libérer son fils, mais qu'elle avait finalement décidé que c'était trop dangereux.

Le cabinet de M. Goodale a indiqué dans le communiqué que le Canada n'exposera pas ses agents consulaires «à des risques excessifs dans cette partie dangereuse du monde».

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Legault va tout faire pour que les journaux GCM continuent de paraître

SHERBROOKE, Qc — Le gouvernement caquiste va «tout faire» pour que les journaux du Groupe Capitales Médias (GCM) continuent de paraître après le 26 août.

C'est ce qu'a déclaré dimanche matin le premier ministre François Legault, en marge du congrès de jeunes caquistes à Sherbrooke.

GCM, qui publie notamment les quotidiens Le Soleil de Québec et des quotidiens régionaux, connaît des problèmes de liquidités. Des médias ont rapporté que la survie des publications n'était pas assurée après le 26 août.

«Je vais tout faire pour que les journaux continuent de publier, a affirmé le premier ministre dans une mêlée de presse. On veut trouver un moyen - et on y travaille actuellement - pour que les journaux continuent de publier.»

L'opposition libérale s'inquiète de la concentration de la presse dans l'éventualité où Québecor reprendrait ces journaux. L'empire de Pierre Karl Péladeau a été approché et serait intéressé.

Selon le Parti libéral, il faut que les citoyens du Québec, dans chacune des régions, puissent avoir accès à plusieurs sources d'information différentes.

Toutefois, François Legault a répondu que cela ne le regardait pas. «C'est le fédéral qui regardera ça», a dit M. Legault en s'en lavant les mains.

La semaine dernière, le premier ministre a dit être ouvert a une aide ponctuelle d'urgence, en attendant qu'un programme général d'aide aux médias soit mis sur pied et que la question de la propriété de GCM soit réglée.

Le Groupe Capitales Médias est un abonné de l'agence La Presse canadienne. Outre «Le Soleil», l'entreprise possède «Le Droit» d'Ottawa-Gatineau, «Le Nouvelliste» de Trois-Rivières, «La Tribune» de Sherbrooke, «La Voix de l'Est» de Granby, «Le Quotidien» et «Le Progrès week-end» à Saguenay.