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Assemblée des chauffeurs de taxi à Montréal pour préparer la riposte à Québec

MONTRÉAL — L’industrie du taxi se mobilise et prépare des moyens de pression partout au Québec pour dénoncer la déréglementation de leur industrie, telle qu’annoncée par le gouvernement du Québec.

Des chauffeurs de taxi mécontents ont prévu de se réunir en assemblée générale extraordinaire dimanche après-midi à Montréal à l’invitation du Comité provincial de concertation et de développement de l’industrie du taxi (CPCFIT) et du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ). Tous les propriétaires de permis de taxi du Québec y sont invités afin d’être informés des moyens de pression à venir pour les prochaines semaines.

Ces derniers ne cachent pas leur colère. Dans leur convocation, il est indiqué que «les propriétaires de taxi sont tellement furieux (...) qu’ils n’ont plus rien à perdre». Le porte-parole de ces chauffeurs de taxi, Abdallah Homsy, y indique que «la situation va dégénérer très rapidement».

Depuis le début du litige avec Québec et de l’arrivée d’Uber, les chauffeurs de la région de Montréal sont parmi les plus mobilisés au Québec.

À l’échelle provinciale, une journée de grève des chauffeurs de taxi a déjà été annoncée pour lundi.

Plus tôt cette semaine, le ministre des Transports, François Bonnardel, a annoncé une réforme qui prévoit notamment de mettre fin au contingentement des taxis et aux territoires exclusifs. Un chauffeur devra avoir un permis de classe 5, comme la majorité des conducteurs et Québec mettra fin à l’immatriculation T réservée aux taxis.

Si le gouvernement de la CAQ y voit une façon de moderniser l’industrie et d’alléger la réglementation qui l’encadre, les chauffeurs de taxi n’ont pas du tout la même opinion.

À l’Association des taxis des régions du Québec, le porte-parole Serge Lebreux a souligné à La Presse canadienne que les enjeux financiers sont majeurs pour les propriétaires de taxi avec la perte de la valeur de leurs permis alors que ces derniers misaient sur la vente de leur permis à leur retraite pour garnir leur fonds de pension. Il a souligné que le dernier plan de compensation du gouvernement québécois était nettement insuffisant, à 1000$ par taxi en région, alors qu’un permis de taxi coûte actuellement environ 90 000$ à Rimouski et 150 000$ à Sept-Îles.

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Pensions alimentaires: des familles monoparentales applaudissent

MONTRÉAL - La Fédération des familles monoparentales se félicite de voir aboutir un combat qu’elle mène depuis 15 ans pour que les pensions alimentaires pour enfant ne pénalisent plus le parent qui veut avoir accès aux prestations d’aide sociale ou aux prêts et bourses.

Le problème vient du fait que la pension alimentaire pour enfant est comptabilisée dans le revenu du parent - dans 90 pour cent des cas une mère. Ce parent ayant un revenu plus élevé verra donc sa prestation d’aide sociale réduite.

Et le même calcul est fait pour l’aide financière aux études, l’aide au logement et l’aide juridique.

Or, le budget déposé jeudi par le ministre des Finances, Eric Girard, a finalement bonifié ces exemptions pour pension alimentaire pour enfant, ce qui permet d’augmenter l’accès aux prestations pour les parents.

«C’est un gain appréciable pour les familles. Ça fait quasiment 15 ans qu’on se battait pour ça. On a obtenu cette chose-là à l’arraché», s’est exclamée en entrevue Sylvie Lévesque, directrice générale de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec.

Mme Lévesque estime que «des milliers de familles» pourront bénéficier de la mesure. «C’est un pas important face à cette injustice qui dure depuis trop longtemps.»

Plus précisément, le ministre Girard a annoncé que l’exemption pour pension alimentaire pour enfant passera de 100 $ à 350 $ par mois dans les programmes d’assistance sociale.

Pour l’aide financière aux études, l’exemption passera de 1200 $ à 4200 $ par année par enfant.

Et l’exemption passera de 0 $ à 4200 $ par année par enfant pour l’aide juridique et l’aide au logement, comme une Habitation à loyer modique (HLM), le programme Supplément au loyer et l’Allocation-logement.

Mme Lévesque précise que la bonification de ces exemptions ne sera pas si coûteuse que ça pour le gouvernement, soit au total 28 millions $ en 2019-2020 pour les quatre programmes - assistance sociale, aide financière aux études, aide juridique et aide au logement. Le coût grimpera à 36 millions $ pour l’exercice 2020-2021.

Fait à noter, cette revendication d’exempter les pensions alimentaires pour enfant du calcul du revenu de la mère faisait partie des revendications du Collectif 8 mars, cette année, lorsqu’il a rencontré la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest.

Il reste que l’exemption n’est pas encore complète, elle n’est que bonifiée. «Il reste un petit bout à faire pour une exemption complète», a noté Mme Lévesque, tout de même satisfaite du chemin parcouru.

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«Deux ponts, un train»

ANALYSE / Le fédéral tape du pied. En sa qualité d’unique responsable des ponts interprovinciaux qui enjambent la rivière des Outaouais, il sait que ses infrastructures sont vieillissantes et surutilisées. Il estime que le manque de fluidité de ses ponts est un frein à la qualité de vie et au développement économique de la région. En inscrivant la relance du projet de pont à l’île Kettle dans son dernier budget, cette semaine, le gouvernement de Justin Trudeau signifie son intention d’assumer ses responsabilités et il suggère que pour y arriver, il a besoin d’un sixième pont entre Ottawa et Gatineau.

Les maires Jim Watson et Maxime Pedneaud-Jobin continueront probablement de s’y opposer. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils participent avec enthousiasme à l’exercice de planification dont vient d’hériter presque à son corps défendant la Commission de la capitale nationale (CCN). Les deux maires ne sont pas dénués de poids politique, ils représentent plus d’un million de personnes. Mais en fin de compte, la décision du fédéral semble prise. Si l’échec devait se reproduire, l’envie du fédéral d’imposer son pont pourrait être forte.

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Sixième pont: le gouvernement Ford ne s'avance pas

Le gouvernement Ford ignore pour l’instant s’il est en faveur ou non avec le projet de sixième pont interprovincial reliant les villes d’Ottawa et de Gatineau, quelques jours après que le fédéral ait confirmé son souhait de voir les études sur le sujet ressuscitées.

« Je veux consulter le maire, l’opérateur en chef de la Ville, si l’on peut l’appeler ainsi, mais également nos quatre députés (progressistes-conservateurs) de la région. Une fois que je me serai assis avec eux, je serai heureux de vous donner mon opinion », a indiqué le premier ministre Doug Ford en marge de sa visite dans la capitale.

Ce dernier n’a cependant pas voulu se mouiller davantage sur cet épineux dossier qui fait couler de l’encre depuis des décennies dans la région. 

Visiblement agacée, seule la députée de Nepean, Lisa MacLeod, également ministre des Services à l’enfance et des Services sociaux et communautaires, s’est avancée au micro pour commenter. 

« J’ai déjà parlé à quelques conseillers municipaux du secteur concerné, ils m’ont fait part de certaines préoccupations. Je comprends aussi qu’il y a des députés libéraux (fédéraux) qui sont préoccupés de l’autre côté du pont. On va prendre le temps de considérer tout cela. Le fédéral a fait une annonce, maintenant on doit en discuter avec le maire et les conseillers », explique-t-elle.

Mme MacLeod ne s’est pas avancée à savoir si les progressistes-conservateurs seraient prêts à allonger du financement pour ce sixième lien, décochant une flèche envers le gouvernement Trudeau. 

« Le gouvernement fédéral a fait un engagement dans son budget, on verra s’il est toujours au pouvoir dans six ou sept mois », a-t-elle lancé. 

Le ministre des Transports, Jeff Yurek, n’a pas non plus fait savoir s’il était en accord ou non avec le projet de nouveau pont enjambant la rivière des Outaouais.

« On révise actuellement le budget fédéral, incluant cet item. Nous n’avons rien de plus à ajouter pour l’instant », de dire son attaché de presse, Andrew Buttigieg.

Alors que le député de Gatineau Steven MacKinnon en fait son cheval de bataille depuis son élection en 2015, le fédéral a causé la surprise dans son budget déposé mardi en annonçant qu’il compte « répondre au besoin démontré d’un point de passage supplémentaire dans la région de la capitale nationale en mettant à jour les études existantes et en élaborant un plan provincial intégré de longue durée sur les points de passages interprovinciaux, dirigés par la Commission de la capitale nationale (CCN), en collaboration avec les deux gouvernements provinciaux et les villes de Gatineau et d’Ottawa. »

En 2013, l’étude sur la construction d’un sixième pont via l’île Kettle, reliant la montée Paiement à la promenade de l’Aviation, a été rangée sur des tablettes en raison en raison du refus du gouvernement ontarien et de la réticence d’élus ottaviens.

Les maires Watson et Pedneaud-Jobin s’opposent ouvertement au projet. 

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Ottawa

Le gouvernement Ford alloue 1,2 millard$ à la phase 2 du train léger d'Ottawa

Le gouvernement provincial a officialisé sa part de financement de la phase 2 du train léger à Ottawa, vendredi matin, une annonce qui était attendue depuis plusieurs mois.

Les progressistes-conservateurs octroient 1,2 milliard $ pour le projet qui doit permettre de prolonger les lignes Trillium et de la Confédération de 44 kilomètres à l’est, à l’ouest et au sud.
Le maire Jim Watson avait bon espoir de recevoir les fonds. Ce dernier a répété à plusieurs reprises avoir eu des discussions encourageantes avec le premier ministre Doug Ford. La contribution de la province avait été promise par l’ancien gouvernement libéral, mais était à l’étude par les progressistes-conservateurs.

Le premier ministre était accompagné du ministre des Transports, Jeff Yurek, et des députés de la région vendredi à l’installation d’entretien et de remisage du chemin Belfast.

« Les gens de cette belle ville méritent un réseau de transport en commun de classe mondiale qui leur permet de se déplacer aisément et donne de l’essor à l’économie », a déclaré le premier ministre Ford placé devant un wagon du train léger sur lequel défilait le populaire slogan du parti « For the people ».

Il a rappelé que le train léger permettra de réduire la congestion routière en plus de favoriser l’économie locale en créant des emplois.

La capitale fédérale attendait le financement provincial avec impatience. L’argent était nécessaire si elle voulait signer le contrat avec les promoteurs sélectionnés pour effectuer les travaux. La province et le fédéral contribuent à la hauteur de 1,2 milliard $ chacun.

La phase 2 est maintenant évaluée à près de 4,7 milliards $, soit 1,2 milliard $ de plus que les estimations initiales. La première pelletée de terre doit avoir lieu plus tard cette année.

« L’engagement que nous avions demandé aux autres paliers de gouvernement, c’est un montant de 1,2 milliard $. Pour les deux, c’était très clair que tout ce qui dépasserait cette somme, ce serait la responsabilité de la Ville. Ç’a toujours été comme ça. Nous sommes très reconnaissants d’obtenir ce financement aujourd’hui, c’est le dernier morceau du casse-tête », a déclaré le maire Watson en marge de l’annonce.

La construction prendra jusqu’à deux ans de plus que prévu. La Ligne Trillium, qui doit rejoindre Riverside-Sud et l’aéroport, sera opérationnelle en 2022, le prolongement vers l’est au chemin Trim de la Ligne de la Confédération doit être complété en 2024 tandis que les travaux vers l’ouest à la promenade Moodie seront terminés en 2025. Une fois complétée, la municipalité estime que 77 % des résidents habiteront à cinq kilomètres ou moins des rails. Les deux lignes compteront 64 km de rails, 41 stations, 85 véhicules et trois centres d’entretien et d’entreposage. 

Les deux lignes compteront 64 kilomètres de rails, 41 stations, 85 véhicules et trois centres d’entretien et d’entreposage.

Concernant la phase 3 du projet, qui doit amener les rails jusqu’aux secteurs Kanata, Stittsville et Barrhaven, le premier ministre confie qu’il est trop tôt pour parler de financement, mais n’a pas fermé la porte à une participation de la province.

« Je suis attaché à la qualité des transports, mais pourquoi ne pas terminer la phase 2 du projet avant d’aller de l’avant ? », a souligné le premier ministre ontarien. 

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Défi des chefs Leucan: une savoureuse soirée

Le Défi des chefs a connu un savoureux succès jeudi soir à Gatineau alors que plus de 600 convives ont participé à l’activité de financement au profit de Leucan Outaouais.

L’organisation a amassé 106 000 $, dépassant ainsi l’objectif de 100 000 $. Les fonds servent principalement à financer divers services pour les enfants en traitement ou ayant survécu à un cancer.

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Vers une bordée de neige printanière pour la capitale nationale

Une bordée de cinq à 15 centimètres de neige est attendue sur l’Outaouais et l’Est ontarien, de vendredi à samedi.

Environnement Canada a diffusé un bulletin météorologique spécial indiquant que «les précipitations commenceront à tomber sous forme de pluie» jeudi soir et au courant de la nuit. La neige devrait s’y ajouter «avant l’aube» et pourrait ensuite être forte à divers moments, jusque dans la nuit de vendredi à samedi.

«L’accumulation de neige dépendra de la trajectoire exacte de la dépression. La plupart des secteurs recevront de cinq à 10 centimètres de neige, mais de 10 à 15 cm pourraient tomber par endroits, précise Environnement Canada. L'accumulation la plus importante devrait toucher les régions le long du fleuve Saint-Laurent.»

Depuis le 1er novembre, il est tombé 284 centimètres de neige à l’aéroport d’Ottawa. Un épais manteau blanc de 38 centimètres recouvre toujours la capitale. En comparaison, il y avait 12 cm au sol à pareille date l'an dernier.

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Pas de cri d’alarme chez Tourisme Outaouais

Tourisme Outaouais ne croit pas que la démolition d’ici dix ans du pont Alexandra, qui relie le marché By d’Ottawa au centre-ville de Gatineau, aura nécessairement des impacts négatifs sur le nombre de visiteurs. L’organisation prévient cependant qu’une fois le temps venu, le plan B devra avoir été mûrement réfléchi, en collaboration avec les partenaires.

« Côté touristique, les conséquences, il n’y en aura pas tant que cela. Ça dépend quel point de vue on prend. Quand les gens viennent dans la région, on leur suggère fortement de stationner leur véhicule et de marcher la capitale, au même titre qu’un visiteur se déplacerait en métro ou à pied à Montréal. Et on entend dire qu’il serait démoli par parcelles, qu’il n’y aurait pas de fermeture du jour au lendemain et un bris de service du lien routier et piétonnier pendant trois ans. Il reste des éclaircissements à avoir, nous n’avons pas encore toutes les réponses. [...] Oui, c’est un pont névralgique, mais l’autre élément à considérer, c’est que ce n’est pas un pont à proximité d’une embouchure d’autoroute comme c’est le cas pour Cartier-MacDonald ou encore du Portage », note la directrice générale de Tourisme Outaouais, France Bélisle.

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Montréal retire son crucifix, Québec garde le sien

La Ville de Québec n’imitera pas Montréal et conservera son crucifix dans l’enceinte du conseil municipal.

«Monsieur le maire l’a dit a plusieurs reprises. C’est un aspect patrimonial dans la salle du conseil et on n’a pas l’intention de le retirer.  À date, personne ne nous en parle», a déclaré le conseiller Rémy Normand, mercredi, en l’absence du maire à une séance du conseil d’agglomération. 

«Il n’y a pas d’enjeu selon nous. La décision est prise et on va s’y conformer à moins qu’on reparte un grand débat», a-t-il ajouté.

À Montréal, le symbole religieux sera retiré dans le cadre de rénovations qui dureront trois ans à l’hôtel de ville, mais ne sera pas réinstallé par la suite, a-t-on expliqué lors d’une séance du comité exécutif.

La conseillère Laurence Lavigne Lalonde a rappelé que le crucifix, installé en 1937 par l’échevin Joseph-Émile Dubreuil, avait été mis en place dans une époque bien différente de celle d’aujourd’hui.

L’objectif, a-t-elle raconté, était alors que les élus se souviennent du serment qu’ils avaient prêté devant Dieu en entrant en poste, donc tout au long de leurs travaux.

«Je pense qu’il y a consensus quand on dit que le contexte a changé aujourd’hui. On vit maintenant dans une société qui a énormément évolué et qui est représentée par des institutions qui sont démocratiques, qui se doivent d’être laïques, d’être neutres et d’être ouvertes à l’ensemble des citoyens et des citoyennes. C’est pour cette raison-là que le crucifix va être enlevé et qu’il ne sera pas réinstallé dans la salle du conseil à notre retour dans l’hôtel de ville», a-t-elle noté.

Le crucifix ne disparaîtra pas de l’hôtel de ville. Un espace muséal sera en effet créé afin de mettre en valeur les collections de la Ville, qui incluent les archives et les cadeaux protocolaires, par exemple. C’est à cet endroit que les visiteurs pourront observer le crucifix.

Ce n’est pas la première fois que la place de la religion dans les institutions a fait l’objet de discussions à Montréal. En 1987, l’administration du maire Jean Doré avait aboli la prière à l’ouverture des séances du conseil. Il avait également été question de retirer le crucifix de la salle en 1992, mais il était finalement resté en place.

«Dossier de la laïcité»

Québec n’est pas seul à garder son crucifix. L’ancien gouvernement comme l’actuel ont indiqué que celui accroché à l’Assemblée nationale en 1936 y restera.

Invité à commenter la décision de Montréal mercredi, le premier ministre François Legault a indiqué que le cas du crucifix s’inscrivait «dans le dossier de la laïcité». «Il faut que tout le monde fasse des compromis. On va regarder les positions des différentes personnes au caucus, on va vous revenir», a-t-il nuancé.  Avec La Presse canadienne