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Canadien

Le Groupe CH préparera plus de 50 000 repas pour les banques alimentaires

MONTRÉAL — Les chefs du Groupe CH cuisineront plus de 50 000 repas pour les banques alimentaires du Québec en partenariat avec La Tablée des Chefs et ses partenaires pour les Cuisines Solidaires.

Avec un objectif de produire plus de 800 000 repas, la Tablée des Chefs a rassemblé plus de 100 chefs et cuisiniers, dont ceux des restaurants du Centre Bell et des Taverne 1909.

Cette initiative permettra la distribution de repas à des centaines d'organismes partout au Québec.

COVID-19

Les physiothérapeutes participeront au dépistage de la COVID-19

Les physiothérapeutes pourront effectuer des tests de dépistage de la COVID-19, concluent le Collège des médecins du Québec (CMQ) et l’Ordre professionnel de la physiothérapie du Québec (OPPQ).

Dans le contexte de la pandémie, ce groupe de professionnels pourra faire des prélèvements auprès des patients selon des conditions précises et dans les cliniques désignées COVID-19. 

Le CMQ et l’OPPG soulignent que le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’île-de-Montréal a proposé cette solution temporaire qui «permettra d’assurer un déploiement optimal des ressources professionnelles sur le terrain», précise-t-on.

Les infirmières et les inhalothérapeutes pourront donc se consacrer aux tâches qui demandent une contribution plus urgente de leur part. 

Dans un contexte d’urgence sanitaire, des mesures exceptionnelles doivent être mises en place. Les deux ordres assurent cependant que les physiothérapeutes devront suivre une très courte formation en établissement avant d’effectuer les tests.

Actualités

Deux photographes du Soleil en nomination pour un prix Antoine-Desilets

Les photographes du Soleil Erick Labbé et Pascal Ratthé ont croqué des photos considérées parmi les meilleures au Québec.

Leur travail est en effet en nomination aux prix Antoine-Desilets remis par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. 

Erick Labbé s’est distingué avec la photo «Sortie de route», dans la catégorie Justice et faits divers. Pascal Ratthé a pour sa part frappé l’œil du jury avec le cliché «Boxe», montrant un dur moment pour la boxeuse tchèque Tereza Dvorakova lors d’un combat contre Leïla Beaudoin à Québec.  Il est en nomination dans la catégorie Sports. 

Gala annulé 

En raison de la crise du coronavirus, le gala des Grands Prix du journalisme pendant lequel devaient être remis les prix le 2 mai a été annulé. Mais les noms des récipiendaires seront annoncés par communiqué le 3 mai, journée mondiale de la liberté de la presse.

COVID-19

Le maire de Granby désapprouve le comportement du conseiller Duchesneau

Le maire de Granby, Pascal Bonin, n’approuve pas la décision du conseiller municipal, Éric Duchesneau, qui a manifesté le désir de participer à la prochaine séance du conseil municipal lundi par vidéoconférence, malgré le fait qu’il soit au Mexique en pleine pandémie depuis la semaine dernière.

«Je trouve que cette décision-là, cette attitude-là, n’est pas celle de mon organisation ni celle de mon conseil. Je désapprouve totalement le geste qu’il a posé. Mais comme élu, il a des droits. La question a été posée à plusieurs reprises, mais un maire ne peut pas demander ou exiger la démission de quelqu’un», a-t-il affirmé, à l’occasion d’un point de presse vendredi.

Monde

Trump recommande aux Américains de se couvrir le visage à l'extérieur

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi que les autorités sanitaires conseillaient désormais aux Américains de se couvrir le visage lorsqu'ils sortent de chez eux.

Cette décision des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), autorité de santé nationale aux États-Unis, est «seulement une recommandation», a souligné M. Trump lors d'un point de presse.

«C'est [d'initiative] volontaire», a-t-il insisté. «J'ai choisi de ne pas le faire», a-t-il ajouté.

COVID-19

Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches: bilan des cas par secteur [TABLEAUX]

La Capitale-Nationale compte dix nouveaux cas de COVID-19 pour un total de 280 personnes infectées, les secteurs les plus touchés sont Sainte-Foy-Sillery et Laurentien. En Chaudière-Appalaches, on compte trois nouveaux cas positifs pour un total de 136 personnes infectées, dont 16 travailleurs du domaine de la santé. 

Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale s’est montré réticent dans les derniers jours à fournir le nombre de cas de la COVID-19 par secteur de la région. Il a finalement révélé les données recensées vendredi.

Le secteur de Sainte-Foy-Sillery compte 41 cas, alors que le secteur Laurentien, incluant le secteur de l’aéroport, compte 40 cas. Le troisième secteur le plus contaminé est Charlesbourg, avec 31 cas. 

Les secteurs plus éloignés du centre-ville (Orléans, Côte-de-Beaupré et Charlevoix) enregistrent seulement cinq cas ou moins, Portneuf compte six personnes infectées.

Les hôpitaux de la région rapportent que 21 personnes sont hospitalisées présentement, dont 11 sont aux soins intensifs. 

«À ce jour, toujours un seul milieu de soins dans la région de la Capitale-Nationale connaît une éclosion de COVID-19, soit le Jeffery Hale, qui compte un total de 8 membres du personnel et de 7 usagers infectés (+1)», indique le Dr François Desbiens, directeur régional de la santé publique.

Toutes les personnes identifiées comme contacts étroits ont été contactées et placées en isolement obligatoire, comme le veut le processus d’enquête rigoureux. Une cinquantaine d’employés qui ont été mis en isolement de façon préventive.

«Le personnel de soins dispose de tout l’équipement de protection prescrit, y compris les visières ou lunettes de protection requises qui sont disponibles pour les membres des équipes de soins, les accès sont contrôlés et des gardiens de sécurité sont chargés de s’assurer que toute personne qui cherche à accéder aux unités de soins est attendue et autorisée à s’y trouver», précise-t-on.

Politique

Québec offre 100 $ de plus par semaine pour les travailleurs à faible revenu

Le gouvernement Legault veut séduire les bas salariés tentés de quitter leur emploi pour encaisser les généreuses prestations fédérales.

Pour rivaliser avec les 2000 $ offerts par Ottawa aux sans emploi, Québec offre un supplément de 100 $ par semaine imposable aux travailleurs à faible revenu qui oeuvrent dans les services essentiels.

Ce nouveau Programme incitatif pour la rétention des travailleurs (PIRTE) coûtera 890 millions $. Pas moins de 600 000 salariés seraient admissibles.

Le versement du PIRTE ne se fera qu'à compter du 19 mai. «Si on avait pu le verser plus rapidement, nous l'aurions fait», a indiqué le ministre des Finances, Eric Girard, en conférence de presse vendredi après-midi au parlement.

Le PIRTE vise à compenser des travailleurs qui se retrouvent à gagner moins que s'ils étaient sans travail et touchaient la prestation canadienne d'urgence du fédéral, d'un montant de 2000 $ par mois. Il était donc tentant pour des travailleurs au salaire mininum dans des secteurs critiques, commis de supermarché, chauffeurs, cuisiniers, de quitter leur emploi moins payant pour toucher l'allocation fédérale.

«Les gens se disent: "peut-être que je pourrais faire plus d'argent sans travailler"», a dit M. Girard.

Le ministre du Travail et de l'Emploi, Jean Boulet, qui échange avec les employeurs, a reconnu que les secteurs essentiels actuels sentent une «certaine fragilité».

«C'est sûr que la prestation canadienne d'urgence a eu un certain effet désincitatif», a-t-il admis, au côté de son collègue, qui lui a parlé d'un «bon programme fédéral» avec des «effets non souhaités».

Pour être admissible, un travailleur doit notamment travailler dans un service essentiel et gagner au plus 550 $ brut par semaine. Son revenu de travail annuel doit être d'au moins 5000 $ et un revenu total annuel de 28 600 $ ou moins, avant la prestation.

Le montant forfaitaire équivaudra donc à 400 $ par mois. La prestation sera versée rétroactivement au 15 mars, pour 16 semaines maximum.

Un formulaire web de Revenu Québec sera accessible à compter du 19 mai.

Politique

Québec et des syndicats prêts à reprendre la négociation

MONTRÉAL — L'idée d'une négociation accélérée avec Québec pour renouveler les conventions collectives du secteur public semble maintenant écartée, mais des parties sont ouvertes à poursuivre les discussions, malgré un contexte économique et social incertain.

Maintenant que les deux sujets les plus urgents ont été réglés, à savoir les mesures de protection du personnel contre le coronavirus et les primes aux travailleurs dans la santé, les parties pourront se concentrer sur la négociation du renouvellement des conventions collectives, a fait savoir le président du Conseil du trésor, Christian Dubé.

«C'est évident que d'essayer de régler des conventions collectives pour cinq grandes centrales qui représentent 550 000 personnes, c'était un exploit assez difficile. Par contre, on ne veut pas s'empêcher de leur donner cette possibilité-là», a affirmé le ministre Dubé, au cours de sa conférence de presse sur les primes pour les travailleurs de la santé, jeudi après-midi.

Québec avait proposé une négociation accélérée aux centrales syndicales, le 15 mars dernier, mais les conventions sont maintenant échues depuis le 31 mars et le plus urgent a été réglé, a-t-il fait valoir.

Au cours des derniers jours, des centrales syndicales ont rapporté que Québec offre maintenant 1,75, puis 1,75 et 1,5 pour cent d'augmentations sur trois ans. Le ministre Dubé n'a toutefois ni confirmé ni infirmé ces chiffres.

Il a tout de même justifié ses offres, en les qualifiant de raisonnables, et en laissant entendre qu'on ne sait pas de quoi aura l'air le contexte économique et financier dans quelques mois.

«On a voulu s'assurer que ce qu'on connaît aujourd'hui comme conditions, on les connaît aujourd'hui. Et notre offre que l'on trouve - c'est notre version à nous - plus que raisonnable, reflète les conditions qui étaient en place le 15 mars. Est-ce que ces conditions-là vont durer? Moi, si vous me le demandez aujourd'hui, à la vitesse des changements que l'on connaît, il n'y a grand monde qui est capable de dire qu'est-ce que ça va être dans deux mois, dans six mois», a lancé le ministre Dubé.

FTQ ouverte

En entrevue avec La Presse canadienne, le président de la FTQ, Daniel Boyer, a déploré le fait que les organisations syndicales ont dû perdre un temps précieux pour négocier le renouvellement des primes qui arrivaient à échéance le 30 mars - celles des préposés aux bénéficiaires, ouvriers spécialisés, psychologues et autres. Celles-ci auraient dû être reconduites sans embûche, plaide-t-il. Elles ont d'ailleurs fini par l'être, pour six mois.

Mais M. Boyer estime qu'il est possible de négocier les conventions collectives des secteurs public et parapublic maintenant.

«Il y a une opportunité qui nous est offerte. Ça peut paraître ésotérique de négocier, alors que le Québec est sens dessus dessous, mais on est capable de faire deux choses en même temps», objecte M. Boyer.

«C'est même une bonne affaire de le faire en ce moment, parce qu'au lendemain de la crise, on va avoir un grand défi de redressement économique devant nous. Et on va avoir d'autres chats à fouetter», ajoute le président de la plus grande centrale syndicale du Québec.

Mais la FTQ ne compte pas précipiter les choses non plus. «On souhaite prendre le temps de bien faire les choses. On ne sent pas qu'on est dans une négociation accélérée.»

CSN et CSQ

La Confédération des syndicats nationaux n'a pas la même position que la FTQ. «Nous, on maintient que ce n'est pas le moment de négocier les conventions collectives», a-t-on fait savoir. La CSN souhaiterait plutôt suspendre les négociations des conventions collectives.

De son côté, le conseil général de négociation de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) était encore réuni, à 16h vendredi, pour discuter des démarches en cours et de l'attitude à adopter dans le contexte actuel.

COVID-19

Fausse déclaration sur la COVID: une Gatinoise sera accusée

Une Gatinoise aurait faussement prétendu qu’elle était atteinte de la COVID-19, provoquant la mise en quarantaine de plusieurs policiers.

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a été appelé à intervenir dans une histoire familiale, vendredi. Les agents ont arrêté le père des enfants et l’ont amené dans une cellule du poste de police en attendant sa comparution.

«Ce n’est que plus tard dans la journée que le SPVG a été informé que la femme de 21 ans avait affirmé être infectée par la COVID-19. Elle aurait dit avoir reçu un résultat positif à la suite d’un test de dépistage effectué dans les jours précédents», a déclaré l’agente Renée-Anne St-Amant, du SPVG.

Les services d’urgence ont été contraints de mettre leur protocole en branle afin de protéger ses membres, puisqu’ils avaient été mis en contact avec les deux adultes. Plusieurs policiers ont dû être mis en quarantaine de façon préventive. Le SPVG a procédé à une décontamination urgente de nombreux endroits et véhicules», précise l’agente St-Amant.

Selon la police, les informations véhiculées par la femme étaient fausses. Ni le père ni la mère n’ont eu de diagnostics liés au coronavirus.

«Elle n’a jamais été déclarée positive à la COVID-19. Elle n’aurait d’ailleurs été soumise à aucun test de dépistage de la COVID-19.»

Le SPVG a soumis une accusation criminelle d’entrave à un agent de la paix au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

La femme ne sera pas détenue et sera libérée avec des conditions en attendant sa comparution devant la Cour du Québec.

Les policiers ont pu mettre fin à leur quarantaine et reprendre du service.

COVID-19

Une infirmière enceinte et deux résidents infectés dans un CHSLD de Chicoutimi-Nord

Le CHSLD de la Colline, situé dans le secteur nord de Chicoutimi, devient le premier établissement du genre du Saguenay-Lac-Saint-Jean à être frappé par l’épidémie de COVID-19. Deux résidents en plus d’une infirmière enceinte ont été testés positifs, alors qu’une autre résidente est en attente de résultats.

Cette première contamination dans un milieu où habitent des personnes vulnérables survient alors que le nombre de cas de personnes contaminées au coronavirus a fait un bond important pour passer de 32 à 44 au Saguenay-Lac-Saint-Jean, selon les résultats de la dernière mise à jour officielle par le gouvernement du Québec. 

En ce qui concerne le CHSLD de la Colline, les deux personnes atteintes par la maladie sont deux résidents. Pour ce qui est de l’infirmière, il s’agit du premier membre du personnel soignant de la région a avoir été contaminé dans le cadre de ses fonctions. 

Il y a au moins une troisième personne en attente d’un résultat qui est une résidente âgée ayant des symptômes associés à la maladie.

« Ma mère, qui se rend chaque jour au CHSLD pour voir sa mère, est vraiment bouleversée. Elle a reçu un téléphone du personnel. Ils ont indiqué qu’il y avait deux cas sur l’étage et que ma grand-mère avait été testée. Nous n’avons pas encore reçu le résultat qui doit arriver aujourd’hui », a expliqué au Progrès une membre de la famille, consciente de l’importance de cette information.

Le personnel mis en quarantaine

Le personnel soignant du CHSLD, qui a été en contact étroit avec les personnes testées positives, a été mis en quarantaine. La famille reçoit des nouvelles de l’évolution de la situation sur une base quotidienne. « Au moins de ce côté, nous sommes très bien informés de ce qui se passe. On est certains qu’elle reçoit de très bons soins. Nous ne sommes pas inquiets de ce côté », a raconté la petite-fille de la dame en attente d’un résultat.

Le docteur Donald Aubin, directeur de la Santé publique du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, a confirmé l’éclosion dans un CHSLD de Saguenay ainsi que les deux tests positifs pour des résidents. Le test pour l’infirmière enceinte n’était pas encore sorti au moment du point de presse quotidien, tenu vendredi après-midi. Comme c’est le cas depuis le début, le nom du CHSLD n’a pas été dévoilé puisqu’il s’agit du milieu de vie des personnes testées.

Le personnel n’a pas été en mesure d’expliquer avec certitude comment des résidents du CHSLD et leur collègue infirmière ont été infectés au coronavirus. La décision d’interdire les visites remonte au 14 mars. Par contre, selon le récit de notre informatrice, des personnes ont été autorisées à pénétrer dans l’établissement pour les derniers moments d’un proche dans un contexte de situation humanitaire, ce qui est autorisé par le gouvernement.

COVID-19

Le plus vieux métier du monde affecté par la COVID-19

La pandémie de COVID-19 et les consignes de distanciation physique n’ont pas freiné la prostitution de rue, mais elles en ont ralenti les activités, note une organisation communautaire de Gatineau.

Le Droit est allé observer la situation plus tôt cette semaine sur le chemin de Montréal à Ottawa. Une travailleuse du sexe a été observée pendant près d’une heure sans réussir à attirer un client.

Autour du globe, 4 avril 2020

Actualités

COVID-19: 900 dénonciations à Québec

La police de Québec a reçu 900 appels de dénonciation depuis le début de la crise de la COVID-19 pour intervenir auprès de citoyens qui ne respectent pas les règles de distanciation sociale et de confinement.

Le directeur du service, Robert Pigeon, a fait le point une première fois vendredi sur le rôle joué par les patrouilleurs depuis l’annonce du décret d’urgence sanitaire faite par le gouvernement du Québec le samedi 14 mars.

«Nous travaillons dans un environnement ambigu et changeant, a-t-il lancé d’entrée de jeu. Nous sommes intervenus à 900 reprises. Nous recevons actuellement une centaine d’appels par jour. Dans la grande majorité des cas, nous avons eu une collaboration exceptionnelle», s’est ensuite réjoui le chef, tout en reconnaissant qu’il fallait donner le temps à la population de s’adapter aux nouvelles réalités de distanciation sociale et de confinement.

Mais depuis deux jours, comme l’a annoncé le premier ministre François Legault, les policiers ont durci le ton et peuvent remettre des contraventions allant de 1000 $ à 6000 $. Et Québec n’y échappe. «On a une vingtaine de cas à l’étude qui pourrait avoir un rapport d’infraction», précise-t-il. 

M. Pigeon ne pouvait préciser le nombre d’appels pour chaque type de dénonciation. Il a aussi refusé de décrire le profil sociodémographique des personnes qui enfreignent les règles pour ne pas stigmatiser une classe d’individus.

Criminalité changeante

Le directeur en a profité pour donner un portrait de la criminalité en ce temps de pandémie. Premier constat affligeant, le nombre de plaintes pour violence conjugale est en hausse d’une quinzaine par rapport à la même période l’an passé. «Je demande à la population de ne pas hésiter à contacter les policiers», a-t-il insisté.

Malgré la situation unique, le directeur soutient que la capacité opérationnelle de son service reste intacte. Heureusement, il n’y a aucun cas de COVID dans nos rangs.» Cependant, un nombre indéterminé de policiers sont en confinement préventif.

Autre impact du confinement, le nombre de vols par effraction dans les résidences privées est en diminution. Pas étonnant. Par contre, le service a adapté son plan de patrouille pour accroître la surveillance autour des commerces fermés. La police observe une légère hausse des vols dans les commerces sans qu’elle soit assez significative pour y observer une tendance réelle ou un risque de «pillage» à grande échelle.

Enfin, les policiers sont en lien direct avec les 120 maisons d’hébergement pour personnes âgées de son territoire. «Ce sont parmi les plus vulnérables de notre société. Nous devons nous en occuper.»

M. Pigeon se sent aussi rassuré pour l’heure de n’avoir aucun cas de la COVID rapporté chez les personnes itinérantes.

Affaires

Bell pourra acheter la chaîne généraliste V, tranche le CRTC

MONTRÉAL — Bell pourra ajouter une chaîne généraliste francophone dans son portefeuille déjà bien garni puisque l’entreprise a obtenu un feu vert conditionnel afin d’acquérir V.

La décision rendue vendredi par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) s'accompagne d'une série d'exigences. Les motifs de l'organisme fédéral seront publiés «à une date ultérieure».

On devra notamment diffuser sur une base hebdomadaire cinq heures de programmation locale à Montréal et Québec - un seuil qui grimpera à 8 h 30 en 2021-2022 - ainsi qu'à Trois-Rivières, Saguenay et Sherbrooke.

Bell Média devra aussi consacrer 40 % de ses revenus de l'année précédente en émissions canadiennes et 18 % en programmation nationale.

La filiale du conglomérat de télécommunications BCE se présente comme le «plus important radiodiffuseur du Québec avec 25 stations dans 14 collectivités».

Bell Média a dit vendredi «accueillir favorablement» l'approbation du CRTC.

«Avec cette approbation qui arrive à point, Bell est maintenant à une étape plus près d'assurer la viabilité à long terme de V alors que l'industrie de la télédiffusion traverse une période critique», a déclaré par communiqué la présidente de Bell Média, Karine Moses.

Elle a soutenu que l'entreprise était «impatiente» d'accroître ses investissements «dans le contenu québécois et la culture québécoise grâce à V».

Dans ce même communiqué, le président et fondateur du Groupe V Média, Maxime Rémillard, s'est dit «persuadé» que l'expertise de l'équipe de direction de Bell Média permettrait d'accroître la portée de V et «de bâtir un auditoire encore plus grand pour du contenu de haute qualité en français, dans une offre de télédiffusion multiplateforme».

Par ailleurs, l'organisme fédéral a également autorisé l'achat de la station Radio-Classique Montréal, qui appartenait au chanteur Gregory Charles, à Leclerc Communication.

COVID-19

COVID-19: 160 plaintes reçues pour des rassemblements interdits à Ottawa

Alors que le premier ministre de l’Ontario annonce des prévisions morbides de l’impact de la COVID-19 en province, le service des règlements municipaux reçoit un nombre croissant de plaintes en vertu de loi provinciale qui interdit les rassemblements.

Selon le maire d’Ottawa, Jim Watson, ce sont 160 plaintes qui ont été reçues au 311 pour signaler un regroupement illégal d’individus depuis la fin de l’après-midi de jeudi. La Ville en rapportait 150 la veille.

À LIRE AUSSI: Des projections de 1600 décès d’ici la fin avril en Ontario

«Ces comportements sont irresponsables et égoïstes, s’insurge M. Watson. C’est une situation très frustrante, la majorité des gens respectent les consignes. C’est une minorité qui vient causer de grandes inquiétudes pour notre communauté.»

Une situation qui pousse le directeur de la protection de la santé de Santé publique Ottawa (SPO), Andrew Hendriks, à dire qu’il y a encore «beaucoup de travail à faire» pour aplatir la courbe de transmission de la COVID-19 dans la capitale fédérale.

«Ce n’est pas facile pour le public d’écouter ces directives, de rester à la maison et de s’isoler, mais c’est vraiment important de le faire. Il faut continuer de le répéter», affirme M. Hendriks.

Jim Watson a d’ailleurs annoncé qu’à compter de vendredi, les agents du règlement municipal ont eu la consigne de commencer à mettre fin à la phase éducation de leur intervention. Ils ont commencé à distribuer des contraventions à ceux qui se réunissent dans des parcs, dans une cour arrière ou encore aux commerces qui ouvrent leurs portes malgré l’interdiction de la province.

Actualités

Ce serait une «erreur» des États-Unis de cesser d’exporter au Canada, dit Trudeau

OTTAWA — Justin Trudeau dit que ce serait «une erreur» si les États-Unis décidaient de cesser d’exporter du matériel médical vers le Canada, comme c’est l’intention de l’administration Trump.

La compagnie américaine 3M, qui fabrique des masques et des respirateurs, a confirmé vendredi matin avoir reçu une demande de l'administration afin de cesser d'en exporter au Canada et dans les marchés de l'Amérique latine. L'entreprise s'est inquiétée des «implications humanitaires significatives» d'une telle mesure si elle était mise en oeuvre.

En point de presse devant sa résidence, vendredi, M. Trudeau a assuré que son gouvernement travaille «très étroitement» avec les États-Unis pour éviter que ce scénario se concrétise et a semblé servir un avertissement à nos voisins du sud.

«Il y a des milliers d'infirmiers, d'infirmières à Windsor qui travaillent à Detroit à chaque jour sur lesquels les Américains dépendent. Il y a des produits médicaux et essentiels qui vont dans les deux sens à travers notre frontière et ce serait une erreur pour nos deux pays de limiter l'accès de l'un et l'autre à des produits et du personnel nécessaires de l'autre côté de la frontière», a-t-il déclaré.

Pressé de questions sur de possibles représailles, le premier ministre est demeuré vague.

«On dépend tous les deux du commerce et des échanges de biens et de services essentiels de chaque côté de la frontière et nous allons travailler pour s'assurer que ça continue à être possible et de l'encourager dans ces moments de difficulté», a-t-il dit.

La vice-première ministre Chrystia Freeland a remercié la compagnie 3M pour sa prise de position publique et a assuré que le premier ministre, ses ministres et les premiers ministres des provinces participent à l'effort collectif.

«Je peux vous assurer que le Canada va continuer de travailler fort pour résoudre ces enjeux, comme on a travaillé fort pour résoudre l'idée d'avoir des militaires américains à la frontière canadienne», a insisté Mme Freeland.

Le premier ministre n'a pas précisé s'il allait s'entretenir directement avec le président américain Donald Trump.

Intervention de l'armée

Le premier ministre confirme par ailleurs avoir reçu une demande du gouvernement du Québec pour que l'armée prête main-forte aux communautés nordiques isolées.

«On sait que les Rangers canadiens sont toujours présents dans le Nord pour aider dans les communautés, pour aider à servir», a souligné M. Trudeau, ajoutant que ceux-ci vont «aider à installer des tentes et de l'infrastructure médicale» au nord du 55e parallèle.

Cette annonce survient alors que le Nunavik a annoncé un confinement imposé aux 14 communautés. Tous les vols à destination et en partance du Nunavik ainsi qu'entre les communautés sont donc annulés jusqu'à nouvel ordre. On compte deux cas de la COVID-19 dans le Nord-du-Québec.

Ottawa avait déjà promis que les Forces armées canadiennes étaient prêtes à répondre à une demande d'une province, d'un territoire ou d'une municipalité qui en ferait la demande.

«Les Forces armées seront là pour les Québécois comme pour tous les Canadiens», a garanti le premier ministre.

M. Trudeau a aussi annoncé que 100 millions $ seront consacrés pour répondre aux besoins alimentaires les plus urgents, y compris des peuples autochtones et des populations du Nord.

Annonces du jour

Ottawa se tourne vers une multinationale pour acheminer du matériel médical aux provinces et territoires en temps de crise.

M. Trudeau a confirmé que c'est Amazon Canada qui s'occupera de cette opération. Il a par la suite précisé via Twitter que cette distribution se fera «à travers Postes Canada et d'autres services de livraison».

«Amazon utilisera son grand réseau de distribution pour assurer la livraison d'équipement médical là où on en a le plus besoin», s'est réjoui le premier ministre, vendredi matin.

Autre annonce, le fédéral devance le versement du crédit de la TPS pour les Canadiens à faible revenu. Il était initialement prévu en mai.

M. Trudeau a finalement confirmé que l'argent sera livré ce mois-ci. Les adultes admissibles pourraient recevoir jusqu'à 300 $ et les parents pourraient recevoir jusqu'à 150 $ par enfant.

L'Ontario sur le radar

Les autorités de la santé publique en Ontario disent qu'entre 3000 et 15 000 personnes dans la province pourraient mourir pendant la durée de la pandémie même avec les mesures restrictives en place.

Mais les administrateurs de la santé publique du Canada mettent en garde contre ces projections.

«Quand les gens voient ces modèles, rappelez-vous que ce ne sont pas des données réelles. Ce sont des projections à des fins de planification», a déclaré Dre Theresa Tam qui convient que ces chiffres sont utiles pour les provinces qui préparent leur système de santé au pire.

Son adjoint, Dr Howard Njoo, a souligné que ces projections se basent sur des données d'il y a deux, trois, voire même quatre semaines.

La bonne nouvelle, toutefois, est que l'Ontario semble s'en tirer mieux qu'ailleurs à travers le monde. Même si ces chiffres semblent «très, très élevés», selon Dre Tam, la courbe se situerait sous la ligne imaginaire qui illustre la capacité du système de santé.

«C'est ce qu'il faut retenir», a dit l'administratrice en chef.

D'autres provinces suivront l'exemple de l'Ontario. Le Québec et le Nouveau-Brunswick vont dévoiler leurs projections la semaine prochaine.

Le fédéral devrait suivre «dans les prochains jours», selon la ministre de la Santé, Patty Hajdu.

Nombre de cas

Le Canada compte 12 376 personnes infectées par la COVID-19 et déplore 178 décès. Ce chiffre évoluera au cours de la journée.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux disponibles: 6101 au Québec, dont 61 décès; 3255 en Ontario, dont 67 décès; 1121 en Colombie-Britannique, dont 31 décès; 968 en Alberta, dont 13 décès; 220 en Saskatchewan, dont trois décès; 207 en Nouvelle-Écosse; 195 à Terre-Neuve-et-Labrador, dont un décès; 182 au Manitoba, dont deux décès; 95 au Nouveau-Brunswick; 22 à l'Île-du-Prince-Édouard; six cas au Yukon; quatre cas dans les Territoires du Nord-Ouest. On n'a rapporté aucun cas au Nunavut.

Plus de 290 000 personnes ont été testées au pays depuis le depuis de la pandémie.

Message du jour

«Les banques alimentaires et les organismes de bienfaisance font un travail incroyable pour nos communautés à l'année longue. (...) Si vous avez le temps et les moyens d'aider ces jours-ci, je vous invite donc à communiquer directement avec les organismes autour de chez vous. Ils ont besoin de votre aide», a déclaré Justin Trudeau.

COVID-19

COVID-19: le Festival de la bine de Plantagenet annule son édition 2020

La situation préoccupante et incertaine entourant le virus COVID-19 a forcé les organisateurs du Festival de la bine de Plantagenet à mettre un frein à l’édition 2020 de ce festival de l’Est ontarien.

«On est vraiment attristés», souligne Alain Lapensée, président du Festival de la bine. L’équipe du Festival affirme qu’elle n’a pas pris cette décision à la légère. « Beaucoup d’efforts et d’énergie sont investis pendant plus d’un an pour organiser le Festival», ajoute-t-il. «On se sentait très mal d’aller cogner aux portes des commanditaires qui sont déjà en pleine crise aussi. Sans eux, il n’y a pas de festival.» 

M. Lapensée ajoute aussi qu’il aurait été difficile de prévoir l’aide des bénévoles, cruciale au bon déroulement du festival, qui devait souffler cette année ses 10e bougies. « Est-ce qu’on aurait eu assez de bénévoles pour venir travailler? Est-ce qu’ils auraient eu peur de venir travailler avec nous?» 

Néanmoins, Alain Lapensée confirme que la programmation de 2021 sera tout aussi flamboyante que celle qui était prévue en 2020. Le public peut d’ailleurs s’attendre à retrouver la compétition mondiale d’hommes forts Fortissimus lors de la prochaine édition. «On allait avoir une compétition mondiale sur laquelle on travaille depuis 1 an et demi. On est très tristes, mais les gens comprennent.»

Le Festival confirme que tous les passeports achetés en prévente seront remboursés. 

L’édition 2020 du Festival de la bine de Plantagenet devait se dérouler du 18 au 20 septembre 2020.

covid-19

COVID-19: 450 Estriens malades et un quatrième décès

Il y a maintenant 450 Estriens infectés à la COVID-19, une progression de 46 personnes par rapport à la même heure jeudi. Un quatrième décès s’est ajouté au bilan estrien au cours des 24 dernières heures, il y a 47 cas confirmés hospitalisés et huit personnes placées aux soins intensifs.

Pendant ce temps au Québec, le nombre de cas confirmés a bondi de 583 personnes pour atteindre 6101 cas.

L’Estrie a longtemps été la deuxième région la plus touchée de la Province après Montréal. Voilà qu’elle devient maintenant la quatrième région du Québec à compter le plus de cas de COVID-19 confirmés après Montréal (2837 cas), la Montérégie (583 cas) et Laval (476 cas).

« Nous sommes contents de reculer dans le palmarès des régions les plus infectées! Ce n’est pas une course contre les régions, bien au contraire, mais nous sommes heureux de voir que la progression des cas diminue depuis mercredi. Je crois que c’est le reflet que les gens respectent de mieux en mieux les consignes du gouvernement », a expliqué en entrevue le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie.

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Rappelons que, dans ce cas-ci, la « région de l’Estrie » ne représente pas la région administrative de l’Estrie, composée de la MRC de Sherbrooke et de six MRC situées tout autour (MRC du Granit, des Sources, Haut-Saint-François, Val-Saint-François, Coaticook et Memphémagog).

En effet, dans le domaine de la santé, les régions du Québec sont plutôt divisées en 18 régions sociosanitaires.

Lors de la création du CIUSSS de l’Estrie-CHUS le 1er avril 2015, deux MRC se sont ajoutées à la région sociosanitaire de l’Estrie. En plus des sept MRC de l’Estrie, on y retrouve maintenant deux autres MRC, soit celle de la Haute-Yamaska, où on se situe la ville de Granby, ainsi que la MRC de la Pommeraie, incluant la ville de Bromont.

En résumé, la région sociosanitaire de l’Estrie représente une population d’environ 480 000 personnes réparties dans neuf MRC. Ses plus grandes villes sont Sherbrooke, Granby, Bromont et Magog.

Plus de détails dans La Tribune papier de samedi



Sports

Vélo Québec annule des événements, dont le Tour de l’Île de Montréal

MONTRÉAL — Vélo Québec n’est pas épargné par la pandémie de la COVID-19. Vendredi, l’organisme a annoncé l’annulation de certains de ses événements, dont l’édition 2020 du Tour de l’Île de Montréal.

Par communiqué, Vélo Québec a indiqué qu'en raison de du climat actuel d'incertitude, il se devait d'annuler des événements en mai et juin.

Le Tour de l'Île de Montréal devait se tenir dans le cadre du Festival Go vélo Montréal, du 31 mai au 7 juin, en plus du Tour la Nuit, du Défi métropolitain et d'activités vélo-boulot. Tous ces événements sont aussi annulés.

Vélo Québec a de plus annulé la présentation du Défi Vélo Mag, prévu le 20 juin, en Montérégie.

L'organisme rejoindra bientôt par courriel toutes les personnes qui étaient inscrites à ces événements. Leur inscription sera soit transférable pour les éditions 2021, soit remboursable en entier. Bien que ce ne soit pas encore officiel, Vélo Québec souhaite présenter le Festival Go vélo Montréal du 30 mai au 6 juin 2021.

Ces annonces ont suivi celles faites un peu plus tôt par l'Équipe Spectra, qui a annulé les éditions 2020 du Festival international de jazz de Montréal, qui devait avoir lieu du 25 juin au 4 juillet, ainsi que les Francos de Montréal, prévues du 12 au 20 juin.

Le Festival Juste pour rire, qui devait avoir lieu du 15 au 26 juillet, a pour sa part reporté ses activités jusqu'à l'automne. Il aurait maintenant lieu du 29 septembre au 11 octobre

COVID-19

COVID-19 en Ontario: des projections de 1600 décès d’ici la fin avril

TORONTO — Le premier ministre de l’Ontario Doug Ford l’avait prédit: les modèles de prévisions de la progression de la COVID-19 dans la province sont difficiles à entendre. Avec les mesures de confinement actuellement imposées par le gouvernement, l’Ontario prévoit 1600 décès d’ici la fin du mois d’avril. 

Vendredi, les experts de la santé publique ont dévoilé trois scénarios prévus quant à la propagation du virus en Ontario: si aucune mesure de confinement n’avait été imposée, si les mesures de confinement demeurent les mêmes, et si des mesures de confinement plus strictes sont imposées. 

Ces experts ont indiqué que si les mesures de confinement demeurent inchangées, jusqu’à 80 000 personnes pourraient contracter le virus avant le mois de mai. 

Si la province n’était pas intervenue, plus de 300 000 personnes auraient été atteintes de la COVID-19 d’ici la fin du mois, et 6000 personnes auraient perdu la vie durant la même période. 

Or, si le gouvernement ontarien intensifie ses mesures de confinement, le nombre de personnes infectées au cours du mois courant serait plutôt de 12 500 et le nombre de décès serait de 200. 

D’ici la fin de la pandémie, qui pourrait durer entre 18 mois et deux ans, si les mesures de confinement mises en place actuellement restent les mêmes, entre 3000 et 15 000 personnes ne survivront pas au virus, juge le président et chef de la direction de Santé publique Ontario, le Dr Peter Donnelly.

«D’ici la fin de la pandémie, si on n’avait rien fait, nous aurions eu 100 000 morts», a-t-il souligné en point de presse, vendredi. 

COVID-19

Confiné au paradis

À l’instar de plusieurs milliers de Canadiens coincés à l’étranger pendant la pandémie de coronavirus, un homme de Granby se trouve en République Dominicaine. Actuellement à l’abri de la COVID-19, celui qui s’estime privilégié d’être confiné «au paradis» y est témoin d’une réalité tout autre pendant la pandémie.

Le Granbyen, qui n’a pas souhaité être identifié dans le cadre de ce reportage, est arrivé en République dominicaine à la mi-février pour rejoindre sa compagne des 17 derniers mois, qui ne peut pas rentrer dans son pays d’origine en Amérique du Sud puisque celui-ci a fermé hermétiquement ses frontières.

Elle ne pourrait pas non plus venir au Canada avec lui puisqu’elle y est considérée comme une étrangère. Ce faisant, tous deux demeurent dans l’appartement de Sosua où ils avaient de toute manière prévu séjourner jusqu’à la fin avril.

Arts

Des festivals majeurs mis en échec par la COVID-19

La pandémie de COVID-19 a sonné le glas vendredi de festivals majeurs au Québec. Pas de Francos à Montréal. Ni de Festival de jazz. Rien de neuf encore du côté du Festival d’été de Québec (FEQ). Mais le public est en droit de douter.

L’Équipe Spectra a annoncé que l’édition 2020 du Festival international de jazz de Montréal (FIJM) et celle des Francos de Montréal n’auront tout simplement pas lieu, tandis que le Festival Juste pour rire est reporté à l’automne.

«Cette décision était devenue nécessaire afin de protéger le public, les artistes et nos employés. Nous devons respecter les consignes émises par les autorités pour que l’on puisse se retrouver le plus rapidement possible après cette situation sans précédent», a fait savoir Spectra par voie de communiqué. 

Les Francos de Montréal devaient se tenir cette année se tenir du 12 au 20 juin. Le Festival de jazz de Montréal était attendu fin juin, début juillet.

L’équipe du Festival d’été de Québec se penchait vendredi sur la situation. Le rendez-vous doit se tenir du 9 au 19 juillet. 

Les festivaliers riront à l’automne

De son côté, le Festival Juste pour rire ne fera rigoler personne cet été, mais espère pouvoir se reprendre à l’automne.

Le Groupe Juste pour rire a ainsi annoncé vendredi que le festival prévu en juillet sera reporté du 29 septembre au 11 octobre.

Le report inclut également celui du Festival Zoofest et de l’Off-JFL.

La programmation, qui devait être dévoilée graduellement au printemps, sera annoncée plus tard au début de l’été, si la situation le permet, précise un communiqué du Groupe.

«Nous sommes énergisés par la capacité de nos équipes à s’adapter aux conditions actuelles et à présenter un festival repensé dans sa forme et son contenu dès l’automne», a déclaré le président directeur général du Groupe Juste pour rire, Charles Décarie, dans ce communiqué.

«Si la situation le permet, nous reprendrons les travaux à moyen terme et ainsi, serons à même de jouer un rôle important dans la relance du secteur culturel, mais aussi de la guérison sociale dont nous aurons tous crûment besoin.»

Le Groupe Juste pour rire avait annoncé la semaine dernière la mise à pied temporaire des trois quarts de ses effectifs, en raison de la pandémie.

M. Décarie a précisé vendredi que les équipes en place à Juste pour rire travaillent à s’assurer du retour de leurs collègues au sein de l’entreprise le plus rapidement possible et il espère que les spectateurs seront au rendez-vous à l’automne «pour célébrer la vie qui reprend son cours».

Le Groupe Juste pour rire dit évaluer actuellement divers scénarios concernant le volet extérieur de son festival, précisant qu’une décision concernant cette activité sera communiquée plus tard.

Les détails de la programmation de l’automne seront révélés dans les prochaines semaines ainsi que les dates de report des spectacles déjà annoncés.

Plus de détails à venir...

COVID-19

Deux autres employés du CISSSO infectés par la COVID-19

Deux employés du réseau de la santé, dont une infirmière d'un centre d'hébergement et de soins de longue durée du secteur Hull, font partie des six nouveaux cas de COVID-19 en Outaouais.

Les données divulguées vendredi après-midi par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) montrent que sept employés de l'organisation sont désormais atteints de la COVID-19, soit deux de plus que la veille.

Le bilan provincial dévoilé vendredi en début d'après-midi montre qu'il y a désormais 81 cas confirmés en Outaouais, une hausse de 8% par rapport aux 75 cas de la veille.

Le CISSSO a confirmé vendredi qu'une infirmière du CHSLD Lionel-Émond – longtemps appelé le Foyer du Bonheur – est atteinte de la COVID-19.

«L'employé a été placé en isolement ainsi que d'autres employés du CHSLD à des fins préventives, a fait savoir l'organisation. Nous avons pris toutes les mesures afin de protéger les résidents et d'éviter toute éclosion au sein du CHSLD.»

Voici quelques photos de la semaine 3 de la crise dans la région:

Actualités

COVID-19: le brouillard se dissipe, un peu, au Québec [VIDÉO]

Le brouillard se dissipe, un peu. On commence à voir la lumière. Sauf que ce n’est pas le bout du tunnel, mais le train du coronavirus qui fonce vers nous. Avec l’annonce de 25 nouveaux décès vendredi, dont une personne âgée dans la trentaine et une autre dans la quarantaine, le Québec commence à prendre la pleine mesure de la menace.

Cette hausse marquée de 36 à 61 morts n’est pas seulement l’affaire de 24 heures, a précisé le premier ministre François Legault, lors de sa conférence de presse quotidienne. «Il y avait une vingtaine de cas qui étaient sous étude depuis une semaine pour savoir est-ce que les personnes sont décédées de la COVID-19 ou non. Ça vient biaiser un peu les résultats.»

N’empêche que trois semaines après avoir déclaré l’urgence sanitaire, le gouvernement et les citoyens du Québec commencent à y voir plus clair.

Après avoir refusé à de nombreuses reprises, le premier ministre Legault, le directeur national de la Santé publique, Horcaio Arruda, et la ministre de la Santé, Danielle McCann, dévoileront mardi les prévisions de l’Institut national de santé publique du Québec.

Ils disent maintenant se sentir assez solides avec les analyses scientifiques pour aller de l’avant dans la publication des scénarios du possible. Du meilleur au pire. En passant par le plus probable.

Le décompte des cas détectés au Québec était de 6101, vendredi.

«C’est clair que c’est une sous-estimation, a reconnu le Dr Arruda. [...] Mais, je ne suis pas capable, à ce stade-ci, de vous dire que pour chaque cas, il y en a 10 autres [infectées] ou pour chaque cas, il y en a quatre.»

Voici des chiffres plus fiables. En plus des 61 (1 %) morts de la COVID-19, 429 malades sont hospitalisés (7 %), dont 122 aux soins intensifs (2 %). Des proportions stables depuis plusieurs jours.

Ce sont ces statistiques que le trio a toujours à l’œil. Limiter le plus possible les décès et faire en sorte que notre système de santé ne devienne pas submergé.

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affaires

Deux entreprises estriennes produiront des visières protectrices

Deux entreprises de l’Estrie, eLab Extrusion de Magog et MI Intégration de Sherbrooke s’allient pour produire des visières protectrices pour les travailleurs du réseau de la santé.

La production pourrait se mettre en branle au plus tard le 20 avril et la chaîne de production pourrait produire une visière « toutes les 30 secondes ».

À LIRE AUSSI: COVID-19: du matériel de protection imaginé et fabriqué à Québec  [VIDÉO]

« Un utilisant le procédé du moulage on peut produire rapidement un gros volume, explique Olivier Lacombe, président d’eLab Extrusion. La vitesse de production peut être doublé et même quadruplé assez facilement en ajoutant des cavités ou des moules. »

Les démarches d’homologation sont en cours auprès des différentes instances. 

« On réunit toutes les informations et ils nous ont appelés hier, confirme Olivier Lacombe. On devrait avoir une visite dans les 48 h. On présume que ça peut aller à lundi et on ne leur tiendra pas rigueur si c’est le cas. Ils ont plusieurs autres choses à gérer. »

Sitôt la certification obtenue, la production de visière pourra débuter. Elle pourrait même se faire avant le 20 avril si les commandes sont au rendez-vous.

« On peut être prêt avant, mais ça dépend des commandes en fait. En ce moment on absorbe nous-mêmes les frais », indique M. Lacombe.

Dans un contexte normal, eLab Extrusion se consacre à la performance industrielle que ce soit de l’amélioration continue, de l’analyse, de la résolution de problème, de la conception d’ingénierie ou de la recherche. M.I. INTÉGRATION est quant à elle spécialisés en services collaboratifs et intégrés d’ingénierie principalement dans le secteur de l’étanchéité automobile.

COVID-19

Le Festival Franco-Ontarien reporté

La grande fête de la musique franco-ontarienne sera reportée du 24 au 26 septembre.

L'organisation du Festival Franco-Ontarien en a fait l'annonce vendredi matin, par communiqué.

Le festival qui devait avoir lieu du 11 au 13 juin sera présenté au même moment que le Jour des Franco-Ontariennes et des Franco-Ontariens qui a lieu annuellement le 25 septembre.

« C’est une triste nouvelle d’avoir à déplacer notre événement qui, depuis plus de 40 ans, donne le coup d’envoi à la saison estivale ici dans la région, raconte Michel-Olivier Matte, directeur général du festival par voie de communiqué. La priorité à ce point-ci, c’est la santé et la sécurité de tous ceux qui gravitent autour du festival ».

Ce changement de date donne ainsi l’opportunité aux organisateurs du Franco de s’arrimer aux célébrations du Jour des Franco-Ontariens qui est souligné depuis une dizaine d’années le 25 septembre.

«Ce changement de date nous donne effectivement la chance de tester cette date, de confier au Droit Kim Murray, responsable de communications du festival. Évidemment, on a pas pris de décision quant à présenter le festival chaque année, à cette date. On se concentre présentement à confirmer la participation de tous nos artistes de même que nos partenaires.»

Pour l’instant, tout indique que le festival sera présenté, comme à l’habitude, au parc Major, à Ottawa. La Commission de la capitale nationale et la Ville d’Ottawa sont bien au fait des demandes du Franco. «La nouvelle date a été reçue de façon très positive par la CCN et la Ville», d’ajouter Mme Murray.

Grande fête des Francos

Au moment de sa création en 1976, le Festival Franco-Ontarien s’inscrivait dans les célébrations entourant la fête des Canadiens français du 24 juin. Ce n’est qu’en 2010 que l’Assemblée législative de l’Ontario proclamait le 25 septembre, Jour des Franco-Ontariens.

« Cela fait plusieurs années que l’on réfléchit à une participation du Franco aux célébrations du Jour des Franco-Ontariennes et Franco-Ontariens. Devant l’obligation de repousser le Festival, nous voyons le choix de ces dates comme une réelle opportunité pour nous d’explorer cette option et de célébrer cette journée en grand avec le reste de la communauté », explique Mathieu Gauthier, président du festival.

Ce report forcé par la pandémie de la COVID-19 pourrait aussi imposer des changements dans la programmation du festival, alors que la très grande majorité des artistes avaient déjà confirmé leur présence. 

«On est à finaliser les derniers détails de la programmation, de dire la responsable des communications. On devrait être en mesure d’annoncer de bonnes nouvelles bientôt puisqu’il reste que quelques artistes à confirmer. On est sur la bonne voie.»

Actualités

Traitements contre le cancer et COVID-19: Danielle McCann jette du lest

Les Québécois en attente d’une chirurgie ou d’un traitement contre le cancer semi-urgent, reporté en raison de la COVID-19, pourraient bientôt être rappelés à l’hôpital.

La ministre de la Santé, Danielle McCann, a décidé de jeter du lest et de permettre plus d’actes, après avoir constaté que suffisamment de lits (7000) avaient été libérés pour les patients atteints de la COVID-19.

Lundi dernier, la Société canadienne de cancer avait sonné l’alarme, disant observé que de nombreux Québécois atteints d’un cancer vivaient dans la peur que leur maladie progresse pendant la crise sanitaire.

La Société craignait entre autres que le Québec soit en train de créer une «liste d’attente» qui allait être très difficile à gérer après la crise. Le cancer n’arrête pas, avait-elle fait valoir.

Jeudi après-midi, la ministre McCann a expliqué sa décision en disant que «la situation au niveau des masques N95 s’est un peu améliorée». En outre, a-t-elle affirmé, «notre banque de sang est en meilleure position».

«Est-ce qu’on a ce qu’il faut? Ce que je veux dire aujourd’hui, c’est que la situation s’est un petit peu améliorée et que là, on va pouvoir probablement ouvrir un petit peu sur des situations qui sont entre deux, a déclaré Mme McCann en conférence de presse. Je pense qu’on va ouvrir un peu dans les prochains jours.»

Invité à préciser, le ministère de la Santé a affirmé dans un message à La Presse canadienne avoir entendu «les préoccupations de la population en attente de chirurgies semi-urgentes qui ont été reportées».

«Nous parlons majoritairement de chirurgies cardiaques et oncologiques», a expliqué la relationniste Marie-Claude Lacasse.

Un comité d’expert fournira des directives au réseau pour la reprise de certaines activités chirurgicales semi-urgentes dans les prochains jours, selon la confirmation de l’arrivée des masques N95, a-t-elle ajouté.

Combien de chirurgies ou de traitements pourront être réalisés? Dans quels hôpitaux? «Ce sera à déterminer selon la disponibilité des ressources [...] et selon l’évolution de la pandémie.»

Le ministère de la Santé explique également que ce sont des comités cliniques dans les établissements qui choisiront qui recevra sa chirurgie ou son traitement.

«Notre priorité était de libérer des lits et se préparer à la crise, affirme Mme Lacasse. Nous cherchons à atteindre un équilibre entre la préparation pour les cas COVID 19 et continuer les services pour les patients.»

La Société canadienne du cancer estime qu’en 2020, il y aura 225 800 nouveaux cas de cancer au Canada, dont 56 600 au Québec.

Affaires

3M dit avoir reçu l’ordre de Washington de cesser d’exporter des masques N95

WASHINGTON — L’un des plus grands fabricants de produits de consommation au monde dit que la Maison-Blanche lui a demandé de cesser d’exporter des masques N95 vers le marché canadien.

La compagnie 3M, basée au Minnesota, a déclaré que l’administration Trump avait demandé qu’elle cesse d’envoyer des masques N95 au Canada et en Amérique latine.

Mais l’entreprise, qui se définit comme un fournisseur essentiel de masques pour les deux marchés, affirme que cela aurait des «implications humanitaires importantes».

Elle indique également qu’une telle décision entraînerait probablement des représailles de la part des pays touchés. Dans un tel cas, le nombre de ventilateurs disponibles aux États-Unis diminuerait, selon 3M.

L’entreprise ajoute qu’elle produit déjà autant de masques N95 que possible pour le marché américain.

La société a été critiquée jeudi par le président Donald Trump, qui a invoqué le Defense Production Act pour obliger 3M à prioriser le marché américain pour ses masques.

Cette déclaration de 3M arrive au moment où de nombreux pays sur la planète se démènent pour mettre la main sur du matériel médical essentiel pour la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Des responsables politiques français ont d’ailleurs accusé les États-Unis d’avoir détourné une commande de masques destinée à la France, ce que l’ambassade américaine à Paris a nié vendredi.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a indiqué jeudi qu’il se pencherait sur des allégations similaires au sujet de masques destinés au Canada.

Actualités

Distanciation sociale: les policiers sévissent dans une résidence de Trois-Rivières

Trois-Rivières — La police de Trois-Rivières a émis, mardi, un premier constat d’infraction relativement aux directives gouvernementales de distanciation sociale.

Mardi soir, les policiers ont été avisés d’un rassemblement dans une résidence du secteur Cap-de-la-Madeleine. Sur place, ils ont constaté la présence de huit personnes qui n’habitaient pas toutes à la même adresse civique. Les policiers ont d’abord servi un premier avertissement, mais il semble que cet avertissement n’ait pas été respecté. Les patrouilleurs sont retournés plus tard sur les lieux et ont émis un constat d’infraction à chaque personne en lien avec la réglementation gouvernementale.

La consigne donnée aux policiers, en lien avec la déclaration du premier ministre François Legault qui demandait aux autorités de resserrer la vis face aux récalcitrants, est maintenant de procéder à un seul avertissement avant de sévir, explique l’agente Michèle Loranger de la Direction de la police de Trois-Rivières. «Par la suite, s’il n’y a aucune collaboration de la part des personnes présentes, un rapport d’infraction générale est rédigé et chaque personne concernée reçoit un constat d’infraction, qui peut varier de 1000$ à 6000$», mentionne l’agente Loranger.

«La réglementation touchant la distanciation sociale prévoyant une distance minimale de 2 mètres entre chaque individu lorsqu’ils se trouvent à l’extérieur et la réglementation interdisant tout rassemblement intérieur pour les personnes qui ne vivent pas à la même adresse civique - sauf exception mentionnée dans le décret 222-2020 - sont également appliquées par les policiers de Trois-Rivières», indique la direction de la police de Trois-Rivières.

Cette dernière rappelle l’importance du respect des consignes en vigueur émises par la Santé publique. «Bien que la sensibilisation soit toujours de mise, les policiers appliqueront la réglementation lorsqu’ils le jugeront nécessaire, à l’égard des contrevenants qui ne respecteront pas l’interdiction de rassemblement», ajoute-t-on.

À la Sûreté du Québec, on indiquait vendredi ne pas avoir encore distribué de constat d’infraction relativement à un rassemblement qui ne respecterait pas les mesures de distanciation sociale.

Actualités

L’Ontario promet de dévoiler des chiffres «difficiles» sur la progression de la COVID-19

OTTAWA — Les Canadiens surveilleront de près l’Ontario, qui a promis de dévoiler des chiffres «difficiles» sur la progression de la COVID-19 dans la province.

La décision du premier ministre Doug Ford de dévoiler le modèle de projection du virus aux Ontariens, vendredi, viendra accentuer la pression sur le gouvernement fédéral de fournir un portrait national de la situation.

Le virus a déjà infecté plus de 11 000 Canadiens et a fait presque 200 morts selon les dernières données disponibles.

Jeudi, le premier ministre Justin Trudeau a indiqué que cette information serait bientôt disponible. Il veut d’abord s’assurer de la qualité des données fournies par les provinces, données sur lesquelles ces scénarios reposent.

M. Trudeau a tenu jeudi soir une conférence téléphonique avec les premiers ministres des provinces et des territoires.

Selon une source fédérale, ils en sont arrivés à un consensus au sujet de la non-nécessité pour M. Trudeau de faire appel à la Loi sur les mesures d’urgence pour le moment.

Des masques convoités

L’administration Trump a demandé à ce que l’une de ses compagnies qui fabriquent des masques et des respirateurs cesse d’en exporter au Canada et dans les marchés de l’Amérique latine.

Sous le feu des critiques, la compagnie américaine 3M a répliqué dans un communiqué de presse vendredi matin qu’il y aurait des «implications humanitaires significatives» si cette décision allait de l’avant.

3M ajoute que de cesser l’exportation de respirateurs produits aux États-Unis pourrait inciter d’autres pays à faire de même et ainsi compromettre l’approvisionnement de matériel critique en temps de pandémie.

Nombre de cas

Il y avait 11 283 cas confirmés et probables au Canada, dont 138 décès jeudi.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux disponibles: 5518 au Québec, dont 36 décès; 2793 en Ontario, dont 53 décès; 1121 en Colombie-Britannique, dont 31 décès; 968 en Alberta, dont 13 décès; 206 en Saskatchewan, dont trois décès; 193 en Nouvelle-Écosse; 183 à Terre-Neuve-et-Labrador, dont un décès; 167 au Manitoba, dont un décès; 91 au Nouveau-Brunswick; 22 à l’Île-du-Prince-Édouard; six cas au Yukon; deux cas dans les Territoires du Nord-Ouest. On n’a rapporté aucun cas au Nunavut.