Un chauffard happe deux jeunes femmes sur la rue Sainte-Catherine

Justice et faits divers

Un chauffard happe deux jeunes femmes sur la rue Sainte-Catherine

Un jeune homme de 22 ans qui a happé deux jeunes femmes sur une terrasse de la rue Sainte-Catherine, avant de continuer son chemin, a été arrêté samedi après-midi par les autorités policières. Il devrait faire face à plusieurs chefs d’accusation, dont un délit de fuite causant des lésions.

«Selon nos informations, l’automobiliste avait possiblement les capacités affaiblies au moment des faits», affirme le porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Raphaël Bergeron. Celui-ci n’était pas toutefois en mesure de confirmer s’il s’agit d’alcool ou de drogue.

Trump promulgue un nouveau plan d’aide à l’économie par décret

COVID-19

Trump promulgue un nouveau plan d’aide à l’économie par décret

BEDMINSTER — Le président Donald Trump a dévoilé samedi un nouveau plan d’aide par décret pour venir en aide aux millions d’Américains menacés d’expulsion et frappés par le chômage à cause de la pandémie, faute d’accord au Congrès.

«Ça suffit, nous allons sauver les emplois américains et venir en aide aux travailleurs américains», a déclaré le milliardaire lors d’une conférence de presse à son golf de Bedminster, dans le New Jersey.

Alors que les États-Unis sont en voie de franchir la barre des cinq millions de cas de COVID-19, avec plus de 160 000 morts, la Maison-Blanche et les démocrates du Congrès étaient engagés depuis deux semaines dans des négociations pour parvenir à un nouveau gigantesque plan de soutien à l’économie.

Mais à moins de trois mois de l’élection présidentielle, ces discussions n’ont jusqu’ici rien donné.

M. Trump a ainsi signé quatre décrets qui prévoient des coupes dans les charges salariales, une allocation chômage prolongée de 400 $US par semaine, des protections pour les locataires menacés d’expulsion et un report du remboursement des emprunts étudiants.

Le premier document prévoit un gel des charges salariales pour les Américains dont les salaires ne dépassent pas 100 000 $US par an. «Si je suis vainqueur le 3 novembre, j’ai l’intention d’annuler ces charges», a promis M. Trump qui est à la traîne dans les sondages.

Un deuxième décret ordonne aux ministères du Logement, de la Santé et le CDC (Centre de lutte contre les maladies) de «s’assurer que les locataires et les propriétaires puissent rester chez eux», a-t-il dit.

Le troisième document prolonge jusqu’à la fin de l’année l’aide accordée aux chômeurs, en plus de celles allouées par les États-Unis.

Ces mesures sont arrivées à terme fin juillet et si la prolongation de cette aide, qui a empêché des millions de foyers de tomber dans la pauvreté, ne faisait pas débat au Congrès, son montant était l’un des grands points de désaccord : les républicains proposaient de l’abaisser à 200 $US et les démocrates voulaient conserver 600 $US.

M. Trump a tranché et décidé qu’elles iraient jusqu’à 400 $US par semaine.

Un quatrième décret suspend le remboursement des emprunts étudiants jusqu’à la fin de l’année et abaisse leurs taux d’intérêt à 0 %.

Mont Blanc : situation «en légère amélioration» au glacier italien du Planpincieux

Monde

Mont Blanc : situation «en légère amélioration» au glacier italien du Planpincieux

COURMAYEUR — La situation du glacier de Planpincieux, dont un gros bloc menace de s’effondrer sur une zone habitée du versant italien du massif du Mont Blanc, était «en légère amélioration» samedi matin, a déclaré à l’AFP le maire de Courmayeur, dans cette région du Nord-Ouest de l’Italie, frontalière des Alpes françaises.

«Nous sommes dans une phase de légère amélioration, la situation est un peu meilleure», a assuré à l’AFP Stefano Miserocchi. «Nous ne sommes cependant pas encore de retour à la situation d’avant la fermeture. C’est un peu positif, mais ce n’est pas un retour à la normale».

«Les mesures d’urgence restent les mêmes : évacuation des habitants, et fermeture de la route du Val Ferret», a souligné l’édile.

Comme un immense sérac, un volume de glace estimé à 500 000 mètres cubes — soit la «taille de la cathédrale de Milan» — menacerait de s’ébouler, selon les autorités locales, qui ont ordonné mercredi soir l’évacuation durant 72 heures d’une «zone rouge» en contrebas.

Dans le Val d’Aoste, la petite vallée du Val Ferret est voisine de la célèbre station de Courmayeur et de l’entrée du tunnel du Mont Blanc, axe vital entre la France et l’Italie. La zone concernée est néanmoins située à au moins quatre kilomètres de l’entrée du tunnel, et plus encore de Courmayeur, où la situation est parfaitement normale.

Au total, seules 75 personnes ont été évacuées, une vingtaine de résidents et le reste des vacanciers, avec juste une poignée d’habitations concernées. L’évacuation était «urgente et impérative», a justifié le maire de Courmayeur, mettant en avant la hausse des températures, après un coup de froid fin juillet.

«La circulation de l’eau en dessous du glacier est repartie, on a une reprise de l’eau sous le glacier, qui s’écoule. C’était ce point qui nous inquiétait beaucoup», a-t-il expliqué.

Selon des scientifiques de la région, l’eau coincée sous la roche menaçait d’agir comme une bulle, soulevant la masse de glace et risquant de précipiter la chute de sa partie la plus fragilisée.

Une large faille était effectivement visible sur la partie basse du Planpincieux, d’où s’écoulaient deux cascades d’eau vers la vallée, a constaté l’AFP au cours d’un survol en hélicoptère du majestueux glacier.

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Un ex-espion saoudien établi au Canada a reçu de nouvelles menaces de mort

Actualités

Un ex-espion saoudien établi au Canada a reçu de nouvelles menaces de mort

MONTRÉAL — Un ex-espion saoudien qui accuse le prince héritier d’avoir tenté de le faire assassiner au Canada en 2018 fait l’objet d’une protection accrue à cause d’une nouvelle menace contre sa vie, affirme le quotidien The Globe and Mail.

Selon le journal, les services de sécurité canadiens ont été informés d’une nouvelle tentative d’assassinat contre Saad Aljabri, responsable du contre-espionnage sous le prince Mohamed ben Nayef, évincé en 2017 par l’actuel prince héritier Mohamed ben Salmane, dit «MBS».

Le Globe cite une source «au courant du dossier» qui n’a pas voulu donner de détails sur cette nouvelle menace émanant d’agents saoudiens.

M. Aljabri, qui vit dans la région de Toronto, a été placé sous la protection d’officiers de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et de gardes de sécurité privés, indique le journal.

Dans une plainte déposée jeudi devant un tribunal de Washington, M. Aljabri a accusé le prince héritier d’avoir envoyé en 2018 une équipe chargée de l’assassiner et de le démembrer comme le journaliste Jamal Kashoggi, tué en Turquie.

À LIRE AUSSI: Ben Salmane aurait envoyé des assassins au Canada pour tuer un haut responsable

M. Aljabri affirme dans ce document que le prince héritier veut le faire disparaître car il en saurait trop sur ses activités et serait en position de présenter une menace pour l’image de MBS.

Interrogée samedi sur l’information du Globe, Mary-Liz Power, porte-parole du ministre de la Sécurité publique Bill Blair n’a fait aucun commentaire, mais elle a renvoyé à une déclaration du ministre Blair concernant la tentative présumée de 2018.

Tout en soulignant ne pouvoir commenter des accusations actuellement devant la justice, le ministre a déclaré que les autorités canadiennes sont « au courant d’incidents dans lesquels des acteurs étrangers ont tenté de surveiller, d’intimider ou de menacer des Canadiens et des personnes vivant au Canada ».

«C’est totalement inacceptable et nous ne tolérerons jamais que des acteurs étrangers menacent la sécurité nationale du Canada ou la sécurité de nos concitoyens ou résidents», a-t-il ajouté.

Accident sur le lac Memphrémagog : «J’ai presque perdu la vie»

Faits divers

Accident sur le lac Memphrémagog : «J’ai presque perdu la vie»

Un incident survenu sur le lac Memphrémagog, ces derniers jours, aurait pu se solder par la mort d’un jeune homme. Amateur de surf, Mathieu Desautels admet avoir eu la frousse de sa vie ce jour-là.

« Le 1er août, j’ai presque perdu la vie. La famille de mon meilleur ami et moi étions en bateau sur le Memphrémagog vers le milieu du lac. J’étais en surf derrière le bateau, je suis tombé à l’eau et, par le temps qu’on vienne me récupérer, un speed boat de marque Baja blanc se dirigeait directement vers moi », raconte Mathieu Desautels sur Facebook. 

Celui-ci indique avoir « toujours eu le réflexe de lever sa planche de surf pour avertir les autres bateaux » lorsqu’il est dans l’eau. « Mais là j’étais trop loin de ma planche. J’ai essayé de signaler aux gens que j’étais là avec des mouvements de mains, mais ils ne m’ont jamais vu », raconte-t-il.

Et il poursuit en affirmant avoir alors plongé le plus profondément possible. « Environ cinq secondes après avoir commencé ma descente, je me suis mis sur le dos pour ne pas que l’hélice me frappe les pieds. J’ai entendu l’hélice autour de moi. »

Le bateau aurait ensuite reculé pendant que Mathieu Desautels, toujours dans l’eau à quelques mètres de profondeur, commençait à manquer d’oxygène. Cela a forcé ce dernier à remonter en dépit du danger.

Selon le témoignage du surfeur, le bateau fautif s’est rapidement éloigné de la scène sans s’enquérir de son état. « Il a mis les gaz à fond et a quitté les lieux pour se diriger vers la baie Sargeant. Nous nous sommes mis à sa poursuite pour prendre son numéro, mais il était plus rapide que nous. »

« J’ai failli perdre la vie. J’ai été très chanceux. Ce n’est pas tout le monde qui aura cette chance dans une situation semblable. S’il vous plait, partagez mon histoire pour m’aider à retrouver ceux qui m’ont presque tué. »

Pour la SQ

Au moment de l’incident, la Régie de police Memphrémagog est intervenue en « portant assistance ». Toutefois, hier midi, on n’avait pas encore formellement identifié le bateau ni ses occupants, qui avaient vraisemblablement plus de 60 ans.

« C’est arrivé sur le territoire de Potton et c’est un secteur de la Sûreté du Québec. Nous sommes intervenus parce que nous étions présents. Par contre, on s’apprête à transférer le dossier à la SQ », indique Guy Roy, directeur de la Régie de police Memphrémagog.

M. Roy note que le conducteur de l’embarcation savait probablement ce qui s’était produit. « La question, c’est pourquoi cette personne a-t-elle pris la fuite? », se demande-t-il.

Le directeur du service de police de Magog ajoute par ailleurs qu’il y a parfois énormément de plaisanciers sur le lac Memphrémagog par les temps qui courent. « Les gens devraient ralentir quand ils voient des personnes pratiquant un sport nautique », juge-t-il. 

Une éclosion de COVID-19 force la fermeture d'un camp de jour de Gatineau

COVID-19

Une éclosion de COVID-19 force la fermeture d'un camp de jour de Gatineau

Le camp de jour de l’école du Vieux-Verger sera fermé jusqu’à nouvel ordre après qu’une personne qui a fréquenté l’établissement eut contracté la COVID-19, indique la Ville de Gatineau samedi.

La personne déclarée positive a fréquenté le site du camp de jour les 3 et 4 août. La personne a reçu son diagnostic le 7 août en fin de journée.

La Ville rapporte aussi qu’une personne adulte ayant fréquenté le même camp de jour est considérée comme présentant un risque d’infection élevé. Cette personne aurait fréquenté le site le 7 août uniquement.

« La Ville a donc pris la décision de mettre l’ensemble des animateurs de ce camp de jour en isolement préventif et de fermer le site de l’école du Vieux-Verger afin de prévenir tout risque d’éclosion », a expliqué la Ville de Gatineau samedi.

La Direction de santé publique recommande de plus aux parents et au personnel du site d’être attentifs à l’apparition de symptômes d’ici le 18 août. Les personnes qui présenteraient des symptômes sont priées de communiquer avec le 819 644-4545 ou le 1 877 644-4545.

Le corps d’un octogénaire d’Ottawa porté disparu a été retrouvé

Justice et faits divers

Le corps d’un octogénaire d’Ottawa porté disparu a été retrouvé

La police d’Ottawa a retrouvé samedi le corps d’un Ottavien de 82 ans qui était porté disparu depuis la veille.

La police avait annoncé vers 23h45 vendredi que l’octogénaire avait été vu pour la dernière fois dans la région du chemin Klondike vers 13 heures.

Le corps de l’homme de Kanata a été retrouvé quelques heures plus tard, dans la nuit de vendredi à samedi.

Le Service de police d’Ottawa a ouvert une enquête pour faire la lumière sur les circonstances entourant ce décès.

Treize nouveaux cas de COVID-19 dans la capitale fédérale

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Treize nouveaux cas de COVID-19 dans la capitale fédérale

Santé publique Ottawa (SPO) rapporte 13 nouvelles infections au coronavirus dans la capitale fédérale samedi.

Depuis le début de la pandémie, 2623 cas positifs ont été confirmés sur le territoire de SPO.

Jusqu’à présent, 2204 personnes se sont rétablies de la COVID-19, ce qui représente un taux de guérison de 84%.

À LIRE AUSSI : Moins de 100 nouveaux cas pour une sixième journée consécutive en Ontario

Le nombre de cas actifs dans la capitale continue de chuter. On retrouve 155 cas actifs à Ottawa, une baisse de 29 par rapport à la veille.

Pour une onzième journée consécutive, aucun nouveau décès n’a été enregistré au cours des 24 dernières heures. Le bilan demeure de 264.

Douze personnes sont présentement hospitalisées pour traiter des symptômes du virus. Deux d’entre elles se trouvent aux soins intensifs.

SPO confirme qu’il y a des éclosions de COVID-19 dans douze de ses établissements de santé.

Les pénitenciers tentent de renouer avec une nouvelle normalité, malgré la COVID

COVID-19

Les pénitenciers tentent de renouer avec une nouvelle normalité, malgré la COVID

Il n’y a pas d’éclosion de COVID-19 dans les prisons fédérales à l’heure actuelle, mais le personnel et les visiteurs doivent se préparer à vivre «une nouvelle normalité» qui pourrait persister pendant plusieurs années.

En mars, le Service correctionnel du Canada a mis en oeuvre plusieurs mesures pour tenter de combattre ce fléau qui a aussi frappé les pénitenciers. On a fourni au personnel des équipements de protection individuelle comme des gants, des masques, des blouses et des écrans faciaux.

Les prisons ont également interdit les visites du public.

Malgré ces précautions, le nouveau coronavirus s’est propagé derrière les barreaux.

«Sur nos 43 établissements, nous avons eu cinq éclosions depuis le début de la pandémie, qui sont maintenant toutes terminées, dit une porte-parole de Service correctionnel Canada Marie Pier Lécuyer. Cependant, nous continuons à surveiller la situation et à appliquer avec diligence nos mesures de sécurité et nos protocoles sanitaires.»

Au total, 360 détenus au Canada ont été déclarés positifs à la COVID-19, et deux d’entre eux sont décédés. Le Centre fédéral de formation à sécurité multiple de Laval a été l’endroit le plus durement touché. On y a recensé 161 cas et déploré un décès. Un détenu demeure hospitalisé.

À l’Établissement Medium de sécurité moyenne, en Colombie-Britannique, 120 détenus ont été déclarés positifs. L’un d’entre eux est également décédé.

Vendredi, le site internet du Service correctionnel du Canada ne répertoriait aucun cas actif parmi les détenus, mais les résultats de cinq tests étaient en attente.

Selon Mme Lécuyer, 139 des 142 employés atteints par le virus étaient rétablis à la date du 5 août.

Environ un tiers des détenus au Canada sont logés dans des établissements fédéraux et le reste dans des prisons provinciales.

Un dirigeant du Syndicat des agents correctionnels du Canada a déclaré que les choses revenaient lentement à la normale dans les prisons, mais ce sera un long processus.

«Les agents portent des masques chaque fois qu’ils ne peuvent pas s’éloigner. Les détenus reçoivent des masques à porter chaque fois qu’ils ne peuvent pas se distancer. Nous devons encore commencer à ouvrir les portes d’une certaine manière, n’est-ce pas? On ne peut pas laisser tout fermé pour toujours», a dit le président régional des Prairies James Bloomfield à La Presse Canadienne.

Le Service correctionnel du Canada a commencé il y a un mois à autoriser graduellement les visites aux détenus dans tout le pays. Ce processus s’accompagne de mesures sanitaires strictes.

Avant d’être admis dans un établissement, les visiteurs doivent être contrôlés et faire vérifier leur température. Ils doivent également se laver les mains avant d’entrer, porter un masque et pratiquer la distanciation physique. Les espaces visiteurs sont nettoyés et désinfectés avant et après chaque visite.

«C’est vraiment notre nouvelle normalité, souligne M. Bloomfield. Ça va être restreint et très différent. Auparavant, nous n’avions jamais demandé à quiconque s’il habitait à l’extérieur de la province lorsqu’il venait visiter un détenu. Nous n’avons jamais pris la température de personne à la porte.»

Si l’arrêt des visites était une mesure nécessaire, mais cette décision a été impopulaire auprès de la population carcérale, reconnaît M. Bloomfield.

Les visites sont importantes, car elles permettent aux détenus de maintenir des contacts communautaires et familiaux, dit-il.

«Devoir restreindre des choses comme ça n’est pas du tout pris à la légère, avance M. Bloomfield. Ce n’est pas sans rappeler les personnes âgées dans les maisons pour personnes âgées. Elles sont enfermées à l’écart des gens et personne ne peut les visiter.»

Des Canadiens manifestent partout au pays pour le droit de réunir leur famille

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Des Canadiens manifestent partout au pays pour le droit de réunir leur famille

MONTRÉAL — Une centaine de manifestants se sont rassemblés samedi après-midi devant les bureaux d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada à Montréal, en faveur de la réunification des couples et des familles séparés par la lenteur des démarches d’immigration rendues encore plus complexes par la pandémie de la COVID-19.

D’un bout à l’autre du pays, d’autres rassemblements semblables se déroulaient à Ottawa, Toronto, Edmonton et Vancouver.

«On a envoyé au-dessus de 40 000 lettres aux cabinets de Justin Trudeau et du ministre (l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté) Marco Mendicino et on n’a reçu aucune réponse», déplore Misha Pelletier qui fait partie du mouvement «Familles en instance de parrainage familial au Canada touchées par la COVID-19».

Par ces manifestations à travers le pays, ces citoyens espèrent attirer l’attention d’Ottawa afin que le gouvernement règle leur situation en priorité.

Misha Pelletier rappelle que les couples et les familles séparées par la COVID-19 ont pu être réunis, le 8 juin dernier, mais uniquement dans les cas où la personne hors du Canada se trouvait dans un pays pour lesquels aucun visa d’entrée n’est requis, comme les États-Unis ou la France.

«Ils nous ont oubliés. On veut maintenant qu’ils nous écoutent pour faire entrer nos êtres chers. Ce ne sont pas des visiteurs, ils sont nos familles», plaide la co-organisatrice de la manifestation.

Pour le député du Nouveau Parti démocratique Alexandre Boulerice, ce système à deux vitesses crée une nouvelle forme de discrimination entre citoyens de pays riches et citoyens de pays en développement. «C’est complètement inacceptable dans une société égalitaire avec des valeurs libérales comme la nôtre», critique l’élu montréalais.

Devant la foule énergique, le co-organisateur Charles Séguin a rappelé aux gens présents pourquoi ils ne devaient pas baisser les bras. «Se battre pour l’être cher, c’est certainement le plus noble des combats», a-t-il lancé à la petite foule dont la majorité portait le masque et respectait une bonne distance physique.

Selon un document préparé par le groupe, les militants veulent accélérer le processus de regroupement des familles et des maris.

Le regroupement affirme que d’importants retards dans le traitement des demandes existaient déjà bien avant que la crise sanitaire ne frappe.

Pour résoudre le problème, le groupe de citoyens propose la création d’un «visa de résidence temporaire spécial» permettant aux familles de venir au Canada et d’y demeurer jusqu’à la conclusion du processus de parrainage.

Une série de critères sont prévus pour assurer la sécurité du processus en incluant diverses preuves documentaires et en obligeant le respect d’un protocole sanitaire pour prévenir les cas de COVID-19.

Cette proposition a été bien accueillie par le député Alexandre Boulerice qui appuie leur démarche à titre de mesure d’urgence.

«À court terme, c’est une bonne idée, mais ce n’est pas une solution à long terme. Il faut mettre plus de ressources dans la fonction publique pour traiter les dossiers», a-t-il commenté en entrevue à La Presse Canadienne.

Un an sans son mari

Misha Pelletier a rencontré son conjoint, originaire de Tunisie, lorsque celui-ci étudiait au Québec, en 2017. Après deux ans de vie commune, en 2019, le jeune homme se voit refuser la permission de demeurer au Canada.

Ils ont d’abord tenté un parrainage de conjoints de fait qui a été refusé, puis ont décidé de se marier pour simplifier le processus. Malgré cela, plus d’un an après l’envoi de leur demande, Immigration Canada n’a toujours pas répondu au couple.

D’autres témoignages ont été partagés pendant la manifestation, samedi, dont celui de Lyne Al-Outa. Une femme d’origine libanaise qui vit dans l’angoisse puisque son mari se trouve encore au Liban, où une crise sociale vient d’éclater à la suite de la tragédie meurtrière de l’explosion survenue à Beyrouth.

Lyne Al-Outa attend impatiemment l’arrivée de son mari puisqu’elle vient de donner naissance à un enfant au Québec en pleine pandémie. L’enfant de quatre mois n’a encore jamais rencontré son père.

«Un enfant a besoin de ses deux parents. J’ai peur qu’il ne connaisse pas son père et sa tendresse», a-t-elle partagé dans un récit émotif.

Avec la pandémie de la COVID-19, la situation s’est clairement détériorée et les familles se sentent abandonnées par le gouvernement.

«Les bureaux ne sont pas fermés pour les visas étudiants ni les visas de travail, ils sont fermés juste pour nous, le parrainage familial. On est toujours les derniers sur la liste de priorités», déplore Misha Pelletier.

Une pétition appuyant cette démarche, lancée sur le portail web de la Chambre des Communes et parrainée par la députée de Vancouver-Est Jenny Kwan, avait recueilli samedi matin 4423 signatures.

Double défi au Québec

Les manifestants n’ont pas manqué de souligner que leur défi est double au Québec puisque les familles doivent aussi se frotter au ministère de l’Immigration de la province. Avant de poursuivre le processus au fédéral, il leur faut obtenir un certificat de sélection du Québec.

Là encore, les délais ne cessent de s’allonger. Si la norme prévoit une réponse en moins de 25 jours, il n’est pas rare que l’on atteigne plusieurs mois d’attente, déplore le député de Québec solidaire Andrés Fontecilla.

«On ne peut pas tout mettre sur le dos de la pandémie. Il y a un problème à Québec», observe-t-il.

Selon lui, tout part de la réduction des seuils d’immigration par le gouvernement de la Coalition avenir Québec. Andrés Fontecilla dénonce le fait que la CAQ ne semble s’intéresser qu’à l’immigration économique alors que la réunification des familles représente un outil idéal d’intégration des nouveaux arrivants.

Les Québécois peu pressés de voyager en temps de pandémie

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Les Québécois peu pressés de voyager en temps de pandémie

MONTRÉAL - Si les transporteurs aériens commencent tranquillement à offrir plus de vols en ces temps de pandémie, les Québécois ne semblent pas pressés de faire leurs valises pour aller visiter d’autres pays.

Actuellement, le gouvernement fédéral déconseille tout voyage non essentiel à l’extérieur du Canada en raison de la pandémie de COVID-19. Ottawa prévient les voyageurs qu’ils pourraient rester plus longtemps dans leur destination voyage puisque les pays peuvent à tout moment fermer leurs frontières dans l’éventualité d’une augmentation des cas de la maladie.

Malgré cela, les transporteurs aériens ont commencé récemment à annoncer de nouvelles destinations et le téléphone des agences de voyages recommence à sonner de nouveau.

Mais les plans de voyage sont plutôt à long terme, selon trois agences de voyages interrogées par La Presse canadienne.

«Très peu» de Québécois veulent partir maintenant à l’étranger, a indiqué Pierre-Olivier Fortin, porte-parole chez CAA-Québec.

Certains clients décident de quitter quand même, mais souvent pour des raisons familiales, selon Nicole St-Hilaire, propriétaire de Voyages Nicole St-Hilaire et Club Voyage Beauport.

«Ils vont vouloir aller voir des membres de leur famille, un conjoint ou une conjointe qui est à destination», a-t-elle soutenu.

«On n’a pas vraiment de demande pour aller dans le Sud, pas à court terme.»

Difficultés à voyager

Ce qui empêche les voyageurs de plaisance de partir? Pour une grande partie d’entre eux, c’est la quarantaine de 14 jours imposée à leur retour.

«C’est logique. Il n’y a personne qui a envie de se retrouver emprisonné à la maison pendant 14 jours au retour. Quand on a trois semaines de vacances par année, on en prend une pour voyager et on va passer les deux autres enfermé à la maison? Ce n’est pas quelque chose qui est intéressant», a expliqué M. Fortin.

Un autre problème que doivent affronter les globetrotteurs est la difficulté de s’assurer dans le contexte actuel. La plupart des assureurs refusent de couvrir les voyageurs pour le moment en raison de l’avis du gouvernement fédéral, a expliqué Nicole St-Hilaire, propriétaire de Voyages Nicole St-Hilaire et Club Voyage Beauport.

Il ne semble pas que ce soit le virus lui-même qui inquiète les voyageurs. Selon Geneviève Defoy, agente de voyages chez Voyages Bergeron, ses clients, surtout les plus jeunes, ne sont pas particulièrement préoccupés à l’idée de contracter le virus.

«Ils se disent qu’ils ont autant de chances de l’attraper ici», a-t-elle soutenu en entrevue téléphonique.

Au moins 18 tués et plus de 120 blessés dans un accident d’avion en Inde

Monde

Au moins 18 tués et plus de 120 blessés dans un accident d’avion en Inde

KOZHIKODE — Au moins 18 personnes ont été tuées et plus de 120 blessées lorsqu’un avion de ligne de la compagnie Air India Express a quitté vendredi soir la piste et s’est brisé en deux après avoir atterri en pleine tempête dans le Sud de l’Inde, ont indiqué samedi des responsables.

Le ministre de l’Aviation Hardeep Singh Puri qui a visité samedi le site de la catastrophe a annoncé que les boîtes noires de l’avion, qui enregistrent les données du vol et les conversations dans le cockpit, avaient été découvertes, ce qui facilitera l’enquête sur les causes de l’accident.

Le Boeing 737 de la compagnie Air India Express, un vol spécial venu de Dubaï pour rapatrier des Indiens coincés à l’étranger par la pandémie, comme des dizaines d’autres vols ces dernières semaines, a dépassé vendredi soir la piste de l’aéroport de Kozhikode, dans l’Etat du Kerala (Sud de l’Inde), dévalé une pente raide et s’est disloqué. L’avion transportait 190 personnes, équipage inclus, selon le dernier bilan des autorités.

«Le carburant s’est répandu, c’est un miracle que l’avion n’ait pas pris feu. Le bilan aurait pu être bien pire», a déclaré un responsable des secours sur place.

Un passager, Renjith Panangad, 34 ans, se souvient que l’appareil a touché le sol, puis c’est le «trou de mémoire».

«Après l’accident, l’issue de secours s’est ouverte et je me suis extirpé» de la carcasse, raconte-t-il depuis son lit d’hôpital à Kozhikode. «L’avant de l’avion avait disparu», dit-il, «je suis toujours sous le choc».

L’impact a été si brutal que le nez de l’avion s’est retrouvé projeté à 20 mètres du reste de l’appareil.

«Nous n’entendions que des cris partout. Les gens étaient couverts de sang, certains avaient des fractures, d’autres étaient inconscients», décrit Fazal Puthiyakath, un habitant de 32 ans arrivé parmi les premiers sur place.

Dix-huit personnes ont été tuées, selon le ministre de l’Aviation, et 22 personnes restent dans un état critique, selon les autorités locales.

Parmi les tués figurent les deux pilotes et quatre enfants, dont des bébés.

Kozhikode est considéré comme un aéroport délicat car sa piste est située sur un plateau surélevé et se termine par une pente raide à une de ses extrémités.

L’Etat du Kerala est frappé par de graves inondations et la pluie tombait en abondance depuis plusieurs heures quand l’avion a atterri.

COVID-19: 126 nouveaux cas et cinq décès sont signalés au Québec

COVID-19

COVID-19: 126 nouveaux cas et cinq décès sont signalés au Québec

MONTRÉAL — Le nombre de nouvelles infections annoncées quotidiennement au Québec est demeuré sous le plateau des 150 pour une troisième journée d’affilée.

Selon les données du ministère de la Santé du Québec publiées samedi, 126 nouveaux cas de COVID-19 ont été rapportés au cours des dernières heures. Le nombre de personnes atteintes par le coronavirus depuis le début de la pandémie s’élève dorénavant à 60 367 dans la province.

On avait rapporté 108 cas vendredi et 133 la journée précédente.

Les autorités ont déploré cinq nouveaux décès, dont un avant le 31 juillet, portant ainsi ce triste bilan à 5692.

Le nombre d’hospitalisations a augmenté pour la première fois depuis plusieurs jours. On comptait 156 patients atteints de la COVID-19 dans un centre hospitalier, une augmentation de trois par rapport à la veille. Le nombre de patients au soins intensifs s’élève à 23, une hausse de quatre par rapport à la veille.

L’île de Montréal demeure la région la plus touchée par la progression de la pandémie. On y dénombre 51 cas supplémentaires pour un total de 29 184 depuis le début de la pandémie. La Montérégie a enregistré 24 nouveaux cas à 8983 et les régions de Lanaudière (4588) et de l’Outaouais (703) en compte toutes les deux 11 de plus.

Les Laurentides ont dépisté 4031 (+9) cas depuis le début de la pandémie, Laval 6109 (+8), l’Estrie 1095 (+5), la Capitale-Nationale 1968 (+4), la Mauricie-Centre-du-Québec 2101 (+1) et le Saguenay-Lac-St-Jean 369 (+1).

Le nombre de cas en Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine est demeuré stable à 211.

Les autorités signalent que 17 973 prélèvements ont été réalisés le 6 août.

Au Canada

Jusqu’à maintenant, on a recensé 119 221 cas confirmés ou probables dans l’ensemble du pays. La COVID-19 a provoqué la mort de 8976 Canadiens.

Les autorités sanitaires canadiennes ont indiqué samedi que 87 % des personnes atteintes se sont jusqu’à maintenant rétablies.

Les laboratoires canadiens avaient soumis plus de 4,3 millions de personnes à un test de dépistage de la COVID-19. Au cours de la semaine dernière, 48 360 personnes en moyenne par jour ont subi un test de dépistage, dont 1 % ont obtenu un résultat positif, avaient indiqué les autorités par communiqué.

Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux : 60 367 cas au Québec, dont 5692 décès; 39 967 cas en Ontario, dont 2784 décès; 11 430 cas en Alberta, dont 208 décès; 3934 cas en Colombie-Britannique, dont 195 décès; 1433 cas en Saskatchewan, dont 20 décès; 1071 cas en Nouvelle-Écosse, dont 64 décès; 507 cas au Manitoba, dont huit décès; 267 cas à Terre-Neuve-et-Labrador, dont trois décès; 176 cas au Nouveau-Brunswick, dont deux décès; 36 cas à l’Île-du-Prince-Édouard; 15 cas au Yukon, cinq cas dans les Territoires-du-Nord-Ouest, tous guéris; aucun cas au Nunavut.

À ces bilans provinciaux et territoriaux s’ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.

COVID-19: moins de 100 nouveaux cas pour une sixième journée consécutive en Ontario

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COVID-19: moins de 100 nouveaux cas pour une sixième journée consécutive en Ontario

L'Ontario enregistre moins de 100 nouveaux cas de COVID-19 sur son territoire pour une sixième journée consécutive, samedi.

Au cours des 24 dernières heures, les autorités sanitaires de la province ont en effet dénombré 70 nouveaux cas de coronavirus dans la province, soit 18 de moins que la veille.

Cette augmentation porte ainsi le nombre total de personnes infectées depuis le début de la pandémie à 39 967 en sol ontarien.

De l'ensemble, 53 personnes sont hospitalisées alors que 27 se trouvent aux soins intensifs.

La province continue également d'observer une baisse au niveau du nombre de cas actifs, alors que 107 nouveaux cas sont considérés comme guéris. Au total, un peu plus de 90% de l'ensemble des cas de coronavirus en province sont rétablis (36 131).

Les autorités sanitaires de la province font par ailleurs état d'un nouveau décès en Ontario. Depuis le début de la crise, 2784 personnes ont perdu la vie dans la province en raison de complications liées à la COVID-19.

Vendredi, l'Ontario a par ailleurs effectué 26 008 tests de dépistage à la COVID-19.

Un conflit entre ex-conjoints mène à une agression armée et une arrestation corsée à Granby

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Un conflit entre ex-conjoints mène à une agression armée et une arrestation corsée à Granby

Un conflit entre ex-conjoints au camping Aztec a dégénéré en agression armée vendredi soir. L’homme a résisté à son arrestation et pourrait faire face à plusieurs chefs d’accusation, la victime n’a subi aucune blessure.

Vers 20h vendredi soir, plusieurs appels au 911 ont rapporté «un homme agressif et très violent» au Camping Aztec (1680 rue Principale), indique le lieutenant Marc Cantin du Service de police de la Ville de Granby.

Explosions à Beyrouth : Ottawa lance un fonds de contrepartie de jusqu’à 2 M$

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Explosions à Beyrouth : Ottawa lance un fonds de contrepartie de jusqu’à 2 M$

Ottawa lance un fonds de contrepartie, en réponse aux explosions qui ont dévasté la capitale libanaise mardi, pour égaler les dons versés par les Canadiens jusqu’à un maximum de deux millions $.

La double déflagration survenue dans le port de Beyrouth a fait près de 160 morts et 6000 blessés. Cette tragédie vient s’ajouter à la crise économique sans précédent que traversait déjà le pays, en plus de devoir composer avec l’accueil de plus d’un million de réfugiés et la pandémie de COVID-19.

La ministre fédérale du Développement international, Karina Gould, a annoncé samedi la création de ce fonds, qui s’inscrit dans l’aide de jusqu’à cinq millions $ promise au lendemain de la catastrophe.

Le gouvernement dit pour l’instant concentrer ses efforts sur la coordination avec des ONG et autres «partenaires de confiance» pour répondre aux besoins les plus urgents sur place, sans toutefois perdre de vue le travail de reconstruction qui s’impose à plus long terme.

«Nous avons appris beaucoup de leçons après la réponse au séisme en Haïti, a soutenu la ministre Gould en conférence de presse. C’est pourquoi nous encourageons les Canadiens à donner de l’argent et pas nécessairement envoyer des dons matériaux, parce qu’on on veut assurer que la réponse soit locale et que les acteurs locaux aient [la faculté] et le pouvoir de déterminer quels sont leurs besoins sur le terrain.»

Ainsi, pour chaque don effectué d’ici le 24 août par des particuliers à la Coalition humanitaire du Canada et à ses organismes membres, le gouvernement s’engage à verser un montant équivalent, jusqu’à concurrence de deux millions $. Les dons versés depuis mardi dernier seront eux aussi égalés de manière rétroactive.

Née en 2005, la coalition réunit 12 organisations humanitaires, dont les branches québécoises et canadiennes d’Oxfam, Médecins du Monde, Humanité & Inclusion et Action contre la faim, afin de recueillir et redistribuer rapidement des fonds en cas de situation d’urgence.

L’organisme Save The Children, ou Aide à l’enfance Canada, fait également partie du lot. Son président et chef de la direction, Bill Chambers, souligne que tous les membres de la coalition sont bien implantés au Liban, certains depuis plusieurs décennies.

Ils sont déjà à l’oeuvre pour distribuer des vivres, réunir des familles séparées ainsi que fournir des soins médicaux et de l’hébergement d’urgence, entre autres.

«Étant donné la COVID et la situation de longue date des réfugiés au Liban, nos équipes sont déjà actives sur le terrain. Elles n’attendent même pas que l’argent rentre, renchérit Denise Byrnes, directrice d’Oxfam-Québec. Donc l’argent va se rendre très rapidement. Et il n’y a aucune agence membre de la coalition qui va quitter le Liban après la crise.»

La tragédie n’aurait pas pu survenir à un pire moment, se désole Bill Chambers. Pas moins de 300 000 personnes se retrouvent aujourd’hui à la rue, dont 100 000 enfants, estime-t-on.

Dans l’immédiat, il est question de sauver des vies, a martelé la ministre Gould, en soulignant que le Canada s’engage néanmoins à assurer une présence continue au Liban bien au-delà de cette catastrophe.

COVID-19: deux employés du comité organisateur de Tokyo 2021 testés positifs

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COVID-19: deux employés du comité organisateur de Tokyo 2021 testés positifs

TOKYO — Deux employés du Comité organisateur des Jeux olympiques de Tokyo ont obtenu des résultats positifs à des tests de dépistage pour la COVID-19, ont annoncé des responsables samedi.

Ces résultats portent à trois le nombre d’employés du comité ayant subi des tests positifs depuis le début de la pandémie.

Les responsables ont indiqué qu’il s’agissait d’un homme et d’une femme mais ont ajouté peu de détails. Ils ont fait savoir que l’homme était âgé dans la vingtaine et la femme, dans la trentaine.

Ces deux employés travaillent de leur domicile plutôt que depuis le quartier général du comité organisateur situé près de la baie de Tokyo, ont précisé les responsables.

Plusieurs membres du comité organisateur, qui comptent 3500 personnes, travaillent à distance bien que certains employés soient retournés au bureau au cours des derniers mois.

Les Jeux olympiques de Tokyo, qui devaient avoir lieu cet été, ont été repoussés au 23 juillet 2021 en raison de la pandémie. La cérémonie de clôture aurait dû avoir lieu ce dimanche.

Le Japon a rapporté un peu plus de 1000 décès liés à la COVID-19. Comme dans le reste du pays, la ville de Tokyo a été relativement épargnée, bien que l’on ait noté une hausse des nouveaux cas au cours des dernières semaines.

Les autorités ont d’ailleurs pressé les citoyens de ne pas voyager et d’éviter de fréquenter les bars et les restaurants.

À Beyrouth, des manifestants en colère occupent brièvement des ministères

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À Beyrouth, des manifestants en colère occupent brièvement des ministères

BEYROUTH — Des manifestants ont brièvement occupé des ministères lors d’opérations qui semblaient coordonnées samedi soir, la colère des Libanais ayant atteint son son paroxysme contre la classe politique accusée d’être responsable de la gigantesque explosion au port de Beyrouth qui a fait des centaines de milliers de sans-abri.

Ces opérations coup de poing contre des ministères que les Libanais considèrent comme des symboles de la gabegie sont intervenues après une manifestation de milliers de personnes dans le centre de Beyrouth, qui ont exprimé leur rejet des dirigeants auxquels ils demandent des comptes après la déflagration de mardi qui a tué 158 personnes.

À proximité de la place des Martyrs, épicentre traditionnel des manifestations dans la capitale, des heurts ont opposé les forces de sécurité, qui ont tiré des gaz lacrymogènes, à de jeunes protestataires ripostant avec des pierres.

Pour les Libanais déjà éprouvés par une crise économique inédite, l’explosion qui a dévasté une partie de la ville a été la catastrophe de trop, relançant un mouvement de contestation qui avait débuté en octobre pour dénoncer l’ensemble de la classe dirigeante, jugée corrompue et incompétente, mais s’était essoufflé en raison de la pandémie de COVID-19.

Dans un discours télévisé, le premier ministre contesté, Hassan Diab, a annoncé qu’il proposerait des législatives anticipées, estimant que seul un tel scrutin permettrait «de sortir de la crise structurelle». Il s’est dit prêt à rester au pouvoir «pendant deux mois», le temps que les forces politiques s’entendent.

Selon la Croix-Rouge libanaise, 63 personnes ont été blessées lors des violences qui ont émaillé la manifestation et transportées dans des hôpitaux, et 175 autres soignées sur place.

«Un membre des Forces de sécurité intérieure est décédé […] en aidant des personnes coincées dans l’hôtel Le Gray», a pour sa part indiqué la police libanaise, ajoutant sans autre détail qu’il avait «été agressé par un certain nombre d’émeutiers qui ont entraîné sa chute et sa mort».

L’attention des forces de sécurité se concentrant sur les heurts, environ 200 manifestants menés par des officiers à la retraite en ont profité pour prendre d’assaut le siège du ministère des Affaires étrangères, le proclamant «quartier général de la Révolution».

«Nous sommes en guerre»

L’ex-général Sami Rammah a appelé dans un mégaphone au soulèvement et à la poursuite de «tous les corrompus» tandis que des manifestants décrochaient et piétinaient le portrait du président Michel Aoun.

Envoyée en renfort, l’armée a délogé les manifestants en fin de soirée, usant de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes.

Des manifestants ont aussi tenté de prendre le quartier général de l’Association des banques, y mettant le feu avant d’être délogés par l’armée, selon un photographe de l’AFP sur place.

Les protestataires ont également investi les ministères de l’Économie et celui de l’Énergie, symbole de la gabegie des services publics, les coupures de courant alimentant la gronde.

«Nous sommes officiellement en guerre contre notre gouvernement», a déclaré une militante, Hayat Nazer.

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Le point sur la pandémie de COVID-19 dans le monde

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Le point sur la pandémie de COVID-19 dans le monde

PARIS — Nouveaux bilans, nouvelles mesures et faits marquants: un point sur les dernières évolutions de la pandémie de COVID-19 dans le monde.

Près de 722 000 morts

La pandémie a fait au moins 721 902 morts dans le monde depuis fin décembre, selon un bilan établi par l’AFP samedi à 11h00 (GMT).

Près de 19,5 millions de cas ont été officiellement comptabilisés dans 196 pays et territoires, dont plus de 11,5 millions sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Les États-Unis restent le pays le plus touché avec près de 161 358 morts. Viennent ensuite le Brésil (99 572 morts), le Mexique (51 311), le Royaume-Uni (46 511) et l’Inde (42 518).

L’Amérique latine, région la plus endeuillée

L’Amérique latine et les Caraïbes sont la région du monde la plus touchée en nombre de morts par le nouveau coronavirus.

Avec au moins 215 859 décès, cette région dépasse l’Europe, qui comptabilise 212 794 morts.

Le Brésil, deuxième pays au monde en nombre de décès, frôle la barre des 100 000 tués par le virus.

Le Mexique a passé le seuil des 50 000 morts et la Colombie celui des 12 000, tandis que l’Inde et le continent africain atteignent respectivement deux millions et un million de cas confirmés.

Turkménistan: examens de l’OMS autorisés

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a obtenu la permission de prélever et analyser indépendamment des échantillons au Turkménistan, qui affirme être épargné par la pandémie de coronavirus, exprimant son «inquiétude» face à l’augmentation de cas de «pneumonie négative au COVID-19» dans ce pays.

Depuis le début de la pandémie, cette ex-république soviétique n’a de cesse de qualifier de «fausses» les informations faisant état de l’apparition du coronavirus sur son territoire.

Reprise du soccer interrompue au Pérou

Le gouvernement péruvien a décidé vendredi de suspendre les rencontres de soccer professionnel dans le pays à l’issue du premier match de reprise du tournoi de première division, qui a opposé Universitario à Cantolao, au stade Nacional de Lima.

La décision a été prise car plusieurs joueurs de différentes équipes ont été testés positifs au nouveau coronavirus mais également parce que les supporters d’Universitario ont afflué aux abords du stade pour fêter le 96e anniversaire du club et encourager leur équipe lors du match à huis clos.

L’emploi à la peine aux États-Unis

L’économie américaine a créé 1,8 million d’emplois en juillet, un chiffre très inférieur aux 4,8 millions d’emplois créés en juin, a annoncé vendredi le département du Travail.

Le redémarrage de l’activité a en effet été ralenti par un virus reparti de plus belle dans une large partie du pays.

Le taux de chômage est toutefois en recul à 10,2% en juillet, contre 11,1% en juin.

Avant de traiter l’obésité, chercher la cause

Actualités

Avant de traiter l’obésité, chercher la cause

TROIS-RIVIÈRES — Pas moins de quatre millions d’adultes québécois sont en surpoids et 1,7 million sont considérés comme obèses. À elle seule, l’obésité des adultes coûte presque 3 milliards $ annuellement aux contribuables, rappelait tout récemment la Coalition québécoise sur la problématique du poids.

Il y a quelques jours, de nouvelles lignes directrices canadiennes de pratique clinique pour traiter l’obésité chez l’adulte ont été rendues publiques. Désormais, les conseils servis aux personnes obèses de manger moins et de bouger plus pour perdre du poids sont non seulement insuffisants, mais peuvent même être contreproductifs, ont constaté les chercheurs.

Isabelle Légaré
Survivre à Alexandre

Isabelle Légaré

Survivre à Alexandre

CHRONIQUE / Il s’est écoulé vingt ans. Pour Sylvie Girard, c’était hier. Le temps est suspendu depuis que son fils a été enlevé, agressé sexuellement, martyrisé et assassiné.

Le soir, il lui arrive de s’endormir sur le divan du salon, devant le téléviseur allumé. L’appareil meuble le silence, la noirceur et sa pensée.

Les portraits de vacances dans l'oeil de nos photographes

Dans l'oeil de nos photographes

Les portraits de vacances dans l'oeil de nos photographes

Les photographes des six journaux membres de la Coopérative nationale de l’information indépendante se sont donné un défi: s’imposer une thématique chaque semaine, en se détachant de l’actualité. Aujourd’hui, nos photographes vous présentent leurs photos de vacances.
L’accès à Internet, un enjeu dans les secteurs ruraux d’Ottawa

Ottawa

L’accès à Internet, un enjeu dans les secteurs ruraux d’Ottawa

Même au sein de la capitale d’un pays développé comme le Canada, de nombreux résidents n’ont pas accès à une connexion Internet haute vitesse à la maison, un enjeu que la pandémie de COVID-19 remet à l’avant-plan.

Le fonctionnaire fédéral et résident de Carlsbad Springs, Jean Ménard, doit payer près de 200 $ par mois pour 100 gigabits (Gb) à une vitesse de 25 mégabits par seconde (Mb/s) qui lui provient d’un réseau LTE.

L’ABC du cauchemar démocratique

Monde

L’ABC du cauchemar démocratique

Des élections au temps du coronavirus? Jusqu’ici, l’exercice se révèle compliqué, mais possible. Un tour du monde du casse-tête électoral en 26 étapes.

A comme Abstention

Si les électeurs qui s’abstiennent de voter formaient un parti, ce dernier deviendrait souvent la principale formation politique. C’est le cas aux États-Unis, en France, au Canada et au Québec. La crise du coronavirus n’améliore pas les choses. Le 15 mars, lors du premier tour des élections municipales en France, le taux d’abstention a dépassé 55 %.1

B comme Blague

Dans l’espoir de relancer l’économie américaine et de favoriser la réélection du président Trump, le Parti républicain mise sur le tourisme relié... à la pêche à la ligne! En prime, la création d’un poisson combinant les gênes d’un maskinongé et ceux de Donald Trump, baptisé le «maskidonald». Très agressif. Combatif. En plus, il atteint une taille phénoménale. Le problème, c’est qu’il est si stupide qu’il ne nage toujours pas...

C comme Cauchemar

Le livre Will He Go? imagine le scénario cauchemar pour les élections présidentielles du 3 novembre aux États-Unis.2 En fin de soirée, le républicain Donald Trump et le démocrate Joe Biden se retrouvent quasiment à égalité. Trump détient une légère avance dans les trois États qui restent à départager — la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin. Il se déclare vainqueur. Mais Biden refuse de concéder la victoire. Beaucoup de votes par la poste restent à compiler. De fait, durant les jours suivants, la tendance s’inverse. Joe Biden crie à son tour victoire. Attendez. Cette fois, c’est Donald Trump qui s’oppose. Selon lui, on lui vole l’élection! Le pays se retrouve soudain avec deux présidents…3

Consommation d'alcool dans les parcs: une gorgée de liberté

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Consommation d'alcool dans les parcs: une gorgée de liberté

Depuis des années, le maire de Saint-Georges, Claude Morin, voyait des citoyens se cacher pour boire un verre de vin ou une bière lorsqu’il marchait dans les parcs de sa ville.

M. Morin se demandait si l’interdiction de boire de l’alcool dans les parcs n’était pas un peu anachronique. Mais il craignait d’ouvrir une boîte de pandore en modifiant le règlement municipal. «Il y a toujours une crainte qu’il y ait des abus», que des gens s’installent au parc «avec trois caisses de bière et un sac de chips», dit-il.

Puis, dans la foulée de la pandémie de COVID-19, la Ville de Saint-Georges a voulu donner un coup de pouce aux restaurateurs qui offrent des commandes à emporter et encourager les citoyens à piqueniquer. En discutant avec d’autres maires, M. Morin a aussi constaté que plusieurs villes autoriseraient la consommation d’alcool dans les parcs. 

Alors, le 13 juillet, la municipalité beauceronne a pris une gorgée de liberté elle aussi. Le conseil municipal a modifié son Règlement concernant la paix et le bon ordre pour autoriser la consommation d’alcool en même temps qu’un repas dans quatre parcs de la ville. 

Saint-Georges est un des plus récents exemples d’une tendance vers une plus grande permissivité envers l’alcool dans les espaces publics des municipalités québécoises. Depuis ce printemps, plus d’une dizaine de villes ont permis à leurs citoyens de prendre un verre en mangeant dans des parcs ou des espaces publics. 

Québec, Saint-Georges, Saguenay, Roberval, Sherbrooke, Magog, Drummondville, Victoriaville, La Prairie, Saint-Jean-sur-Richelieu et Longueuil, notamment, ont modifié leurs règlements qui prévoyaient des contraventions pour les citoyens qui s’ouvrent une bière en piqueniquant. Elles ont rejoint des villes comme Montréal, Trois-Rivières ou Granby qui permettaient déjà à leurs citoyens de le faire. 

Deux mois plus tard après ce virage, des milliers de citoyens se sont prévalus de cette nouvelle latitude. Et, déjà, des indices laissent croire que les excès appréhendés ne se sont pas manifestés. 

À Québec, où l’alcool a été autorisé avec des repas dans 30 «parcs conviviaux», le Service de police de la Ville de Québec n’a remis aucune contravention à des citoyens qui n’ont pas respecté les nouvelles consignes, indique la porte-parole du SPVQ, Sandra Dion. 

Il ne semble y avoir eu d’excès non plus à Saint-Georges. «À date, il n’y aucune plainte, aucun problème, ça va très, très bien, dit le maire Morin. Les gens sont très respectueux du règlement. Ils agissent en adultes». 

Qu’est-ce qu’un repas?

Doyenne et professeure titulaire à la Faculté de droit de l’Université d’Ottawa, Marie-Eve Sylvestre a quelques réserves. Mme Sylvestre, qui s’est beaucoup intéressée à la criminalisation des personnes marginalisées, s’inquiète notamment du flou qui entoure la notion de «repas» exigé pour consommer de l’alcool dans les espaces publics. 

«Est-ce qu’un sac de chips constitue un repas? Qu’est-ce qu’un repas? C’est clair que là, il y a une marge de manœuvre et un pouvoir discrétionnaire des policiers», note-t-elle, ce qui pourrait entraîner de la discrimination envers les itinérants, par exemple.

Selon Marie-Eve Sylvestre, les règlements liés au contrôle de l’alcool dans les villes québécois sont «en quelque sorte un prétexte pour contrôler l’utilisation des espaces publics par certaines populations jugées indésirables, jugées nuisibles au vivre-ensemble dans les municipalités. Ce ne sont pas des comportements qu’on vise, mais des personnes à travers ces règlements-là, et c’est là qu’il y a des dérapages», dit-elle. 

Comme pour le télétravail qui était craint par des entreprises et s’est révélé plutôt bénéfique pour la productivité, la permission de prendre un verre au parc n’entraînera peut-être pas les excès d’alcools appréhendés par un certain puritanisme qui perdure dans notre société depuis le 18e siècle, remarque la doyenne. 

«Je pense que la pandémie de COVID nous a mis face à plusieurs de nos contradictions», dit-elle. 

«Joie de vivre»

Parlez-en à Évelyne Beaudin. Dès l’été 2018, la conseillère municipale et chef intérimaire du parti Sherbrooke citoyen a proposé sans succès de permettre la consommation de boissons alcoolisées dans les parcs de Sherbrooke. 

Comme beaucoup de Québécois qui ont voyagé en France, Mme Beaudin avait apprécié la liberté de pouvoir prendre un verre de vin en mangeant et en bavardant dans les places publiques françaises. «Je trouvais que c’était un peu contradictoire qu’on ne s’offre pas cette ambiance-là, cette joie de vivre là» dans plusieurs villes du Québec, dit-elle. 

En février 2020, juste avant le début de la pandémie de COVID-19 au Québec, la proposition d’Évelyne Beaudin a été soumise au conseil municipal de Sherbrooke. Tous les élus sherbrookois ont voté contre. Sauf Mme Beaudin.

Les règlements existent «non pas pour ceux qui prendraient un verre tout bonnement, mais pour les délinquants qui abusent», avait expliqué à La Tribune Danielle Berthold, présidente du comité de la sécurité publique. «Le côté bucolique devient moins intéressant si des gens sont pompettes à côté. Ça change l’atmosphère dans le parc», avait ajouté la conseillère municipale Chantal L’Espérance. 

Le Service de police de Sherbrooke, consulté par le comité de sécurité publique, estimait pour sa part que «permettre la consommation de boissons alcooliques dans les parcs rendrait le travail des policiers beaucoup plus difficile au moment où (ils) seron(t) confrontés à des abus», était-il écrit dans le sommaire décisionnel présenté au conseil.

Comme dans plusieurs villes du Québec où l’économie locale a été malmenée par la pandémie, c’est la pandémie de COVID-19 qui a incité Sherbrooke à assouplir les restrictions concernant l’alcool dans les espaces publics. 

Du 8 juillet au 17 octobre, la Ville a ainsi permis aux citoyens de boire de l’alcool en mangeant au carré Strathcona en face de l’hôtel de ville, dans l’«oasis urbaine» de la rue Wellington Nord et à la place Well Sud, un terrain vacant de la rue King Ouest. Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a expliqué qu’il souhaitait que le centre-ville devienne un endroit «convivial» attrayant pour les Sherbrookois cet été.

Évelyne Beaudin trouve ce projet-pilote un peu timide. «On aurait pu profiter du contexte COVID, où les gens étaient tout à coup vraiment plus ouverts à la nouveauté, pour être peut-être plus ambitieux, dit la conseillère. Mais je pense que c’est déjà un bon début».

COVID-19: le CISSSO n’a pas levé la main pour un bâtiment modulaire

COVID-19

COVID-19: le CISSSO n’a pas levé la main pour un bâtiment modulaire

Québec a beau avoir la volonté d’en construire un peu partout en province, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) indique ne pas avoir levé la main dans le but d’aménager un bâtiment modulaire aux abords de l’un de ses hôpitaux pour isoler les patients en cas de seconde vague de COVID-19.

« Ce n’est pas prévu pour le moment », a spécifié l’organisation au Droit.

Renouer avec ses racines francophones

Les grandes entrevues

Renouer avec ses racines francophones

CHRONIQUE — LES GRANDES ENTREVUES / «L’histoire de ma famille est un exemple parfait de l’assimilation. De la facilité avec laquelle on peut perdre sa langue et sa culture. »

Si le député provincial d’Orléans, Stephen Blais, est aujourd’hui bilingue, c’est grâce à sa détermination et à sa volonté d’apprendre et de comprendre le français. Conseiller municipal du quartier Cumberland de 2010 à 2019, M. Blais a succédé en novembre dernier à Marie-France Lalonde à titre de député libéral d’Orléans, l’une des circonscriptions ontariennes qui comptent le plus grand nombre de francophones.

Li Haotong se hisse au sommet du classement du Championnat de la PGA

Golf

Li Haotong se hisse au sommet du classement du Championnat de la PGA

SAN FRANCISCO — Encore jeune, souvent inconstant et toujours fonceur, Li Haotong est capable de faire pratiquement n'importe quoi sur un terrain de golf. Il était d'ailleurs à son mieux vendredi, lors du Chmapionnat de la PGA.

Trois ans après avoir joué 63 lors de la ronde finale de l'Omnium britannique, Li a remis une carte de 65 (moins-5) sur le parcours du TPC Harding Park et il s'est hissé en tête du tournoi après 36 trous.

Le Chinois de 25 ans n'a commis aucun boguey et il a montré un pointage cumulatif de moins 8. Il s'est donné une avance de deux coups sur un groupe de six golfeurs.

Parmi ce groupe, il y l'ancien numéro un mondial Jason Day (69), les Anglais Tommy Fleetwood (64) et Justin Rose (68) ainsi que, bien évidemment, Brooks Koepka (68), qui est double champion en titre de l'événement.

Li était en Chine quand la pandémie de COVID-19 a interrompu la saison de golf. Il est revenu au jeu il y a trois semaines et il n'a pu éviter le couperet.

«Je ne pensais même pas que je pouvais jouer de la sorte. Je n'avais aucune confiance», a-t-il mentionné.

Li a remporté deux titres sur le circuit européen, plus récemment en 2018. Il a été sensationnel sur le parcours du Royal Birkdale, en 2017, et il est devenu un des cinq joueurs de l'histoire à inscrire un 63 à sa carte lors de la ronde finale d'un tournoi majeur.

Koepka a eu besoin de l'aide d'un soigneur à trois occasions sur le neuf de retour, mais il a une fois de plus trouvé une façon de se placer parmi les meneurs. Pour une cinquième fois lors de ses huit derniers tournois majeurs, Koepka amorce les rondes du week-end à moins de trois coups de la tête.

«J'ai l'impression que je pourrais être à moins-10 en ce moment, a-t-il affirmé. J'ai réussi plusieurs bons coups roulés qui ne sont pas tombés au fond du trou. Je suis satisfait de mes coups de départ et de mon jeu avec mes fers. Je suis là où je veux me retrouver.»

Daniel Berger (67) et Mike Lorenzo-Vera (68) pointent également à égalité en deuxième position.

Cameron Champ a quant à lui joué 64. Il accuse trois coups de retard derrière Li et il se retrouve à égalité au huitième rang avec Paul Casey (67) et Brendon Todd (70), qui partageait le sommet du classement avec Day avant le début de la deuxième ronde.

Beaucoup plus loin derrière, il y a Tiger Woods. Il a flirté avec le couperet et il a joué 72. Woods accuse huit coups de retard sur le meneur.

Adam Hadwin a été le premier Canadien à terminer sa deuxième ronde et il est le mieux classé des quatre représentants de l'unifolié. Il a bouclé le parcours en 71 coups pour glisser en 31e place.

Son compatriote Mackenzie Hughes (68) sera le seul à l'accompagner lors des rondes du week-end.

Rappel d’oignons contaminés par la salmonelle: le nombre de malades augmente

Santé

Rappel d’oignons contaminés par la salmonelle: le nombre de malades augmente

L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) affirme qu’il y a maintenant 239 cas confirmés de personnes malades au pays en lien avec un rappel d’oignons cultivés aux États-Unis qui sont contaminés par la salmonelle.

L’agence affirme que 29 personnes ont été hospitalisées et qu’aucun décès n’a été signalé.

Les oignons ont été distribués dans toutes les provinces et territoires à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard et du Nunavut.

Les autorités fédérales demandent aux consommateurs de ne pas manger, utiliser, vendre ou servir des oignons rouges, blancs, jaunes ou jaunes sucrés distribués par Thomson International ou tout produit en contenant.

L’Agence de la santé publique précise qu’il n’y a aucune preuve indiquant que les oignons cultivés au Canada sont associés à cette éclosion.

«L’enquête sur l’éclosion se poursuit, car des cas de maladies continuent d’être signalés à l’Agence de la santé publique du Canada», indique une mise à jour publiée vendredi sur le site de l’agence.

«Depuis le 2 août, 119 nouveaux cas de la maladie ont été signalés dans le cadre de l’enquête canadienne, écrit l’ASPC. Il y a maintenant 239 cas confirmés au Canada.»

Les symptômes de la salmonellose se manifestent généralement de 6 à 72 heures après l’exposition à la bactérie Salmonella et durent habituellement de 4 à 7 jours. Il s’agit notamment de fièvre, de frissons, de diarrhée, de crampes abdominales, de maux de tête, de nausées et de vomissements.

L’agence précise que n’importe qui peut être atteint d’une salmonellose, mais que les enfants de 5 ans et moins, les personnes âgées, les femmes enceintes ou les personnes dont le système immunitaire est affaibli sont plus susceptibles de contracter une maladie grave.

Plus tôt cette semaine, Keith Warriner, un professeur de sciences alimentaires à l’Université de Guelph, a expliqué que les éclosions de salmonelles liées aux oignons sont rares et que du fumier ou des bactéries mal compostées dans l’eau d’irrigation peuvent être la cause de la contamination.

Le professeur Warriner a résumé que le mot d’ordre en matière de sécurité alimentaire est «en cas de doute, jetez-le».

La série Cubs-Cardinals reportée en raison de cas de COVID-19

Baseball

La série Cubs-Cardinals reportée en raison de cas de COVID-19

SAINT-LOUIS — Une série de trois matchs devant opposer les Cubs de Chicago et les Cardinals de St. Louis a été remise, deux autres joueurs des Cards et un membre de leur personnel ayant été déclarés positifs à la COVID-19.

St. Louis ne jouera pas avant lundi à la maison, contre Pittsburgh.

Le prochain match à l’horaire des Cubs est mardi, à Cleveland.

Plus tôt vendredi, on a annoncé que le match de vendredi était reporté, un joueur des Cards ayant été déclaré positif à la COVID-19.

Les Cardinals sont en congé depuis vendredi, lorsque deux joueurs ont été déclarés positifs au virus.

L’équipe a passé cinq jours en quarantaine dans un hôtel de Milwaukee avant d’obtenir le feu vert pour rentrer à St. Louis, mardi en fin de journée, quand ils ont reçu des diagnostics négatifs pour une deuxième journée d’affilée.

Ils se sont entraînés à domicile et ils devaient reprendre l’action vendredi.

Avant ce nouveau report, les Cardinals avaient déjà ajouté trois programmes doubles contre les Brewers à une série déjà prévue afin de reprendre les trois matchs annulés le week-end dernier.

Les Brewers joueront des programmes doubles du 18 au 20 septembre et seront l’équipe hôte lors du premier match d’un autre programme double à St. Louis, le 25 septembre.