Le Droit
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
En prenant connaissance de l’incompatibilité entre l’eau et les mains bioniques que j’allais recevoir, ma première préoccupation fut orientée vers le ménage, accrochant au passage un sourire d’étonnement aux ergothérapeutes: comment allais-je faire pour rincer et tordre une guenille?
En prenant connaissance de l’incompatibilité entre l’eau et les mains bioniques que j’allais recevoir, ma première préoccupation fut orientée vers le ménage, accrochant au passage un sourire d’étonnement aux ergothérapeutes: comment allais-je faire pour rincer et tordre une guenille?

Un ménage du printemps, différent !

CHRONIQUE / À l’extérieur, la machine tonitruante vient de procéder à un premier passage. Les murs de mon atelier ont même vibré sous l’effort soutenu de la balayeuse de rue. Ça y est! C’est le signal que le travail printanier est bel et bien entamé. Le nettoyage des rues donne le coup d’envoi. Peu à peu, les citoyens raclent leurs terrains au rythme des belles journées. Débarrassée des feuilles tardives à tomber en automne, l’herbe fripée et jaunie par les précédentes couches de neige semble se délecter du traditionnel grattage. C’est également à cette période de l’année que le désir de nettoyer la maison de fond en comble se fait sentir. On pourrait croire que le fait de ne plus avoir de mains pour frotter est une chance à saisir pour être dispensée de corvées… mais non.