Le Droit
Marie-Sol St-Onge
Collaboration spéciale
Marie-Sol St-Onge
Il y a différents degrés d’hypocondrie. Ce trouble de santé mentale crée une peur excessive et plonge celui qui en est gravement atteint dans une constante inquiétude sur sa santé au moindre signe. Cela doit être terrible à vivre ces temps-ci.
Il y a différents degrés d’hypocondrie. Ce trouble de santé mentale crée une peur excessive et plonge celui qui en est gravement atteint dans une constante inquiétude sur sa santé au moindre signe. Cela doit être terrible à vivre ces temps-ci.

Pas le bon temps pour être hypocondriaque

CHRONIQUE / Depuis le début de la pandémie, j’ai dû attraper le vilain coronavirus une bonne dizaine de fois… si ce n’est pas davantage. Plus souvent qu’autrement, j’ai gardé cette boule d’angoisse tapie dans un recoin de mon cerveau. J’ai volontairement refoulé cette horrible peur de tomber malade, généralement avec succès. Faut dire que j’éternue régulièrement, je passe mes nuits avec le nez bouché et mes journées avec les narines trop sèches. Chaque matin, je remplis un ou deux mouchoirs. Il arrive même qu’un petit mal de gorge se pointe pendant quelques heures. Heureusement, malgré les symptômes bel et bien réels, c’est en partie dans ma tête que ça se passe. Je n’ai pas (encore) eu la COVID-19 (je touche du bois) ! J’ai plutôt une rhinite vasomotrice agrémentée d’une pincée d’hypocondrie légère.