Ces travailleurs, qui veulent signer leur deuxième convention collective, seront en grève aujourd'hui dans le but de donner un électrochoc aux négociateurs du ministère provincial de la Famille.
Ils estiment avoir mis de l'eau dans leur vin en révisant leurs demandes allant même jusqu'à reformuler une proposition globale tenant compte du contexte politique actuel.
Selon la présidente de la FIPEQ-CSQ, Kathleen Courville, ils ont accepté d'y aller de certaines concessions, mais ils demeurent fermes sur la reconnaissance de leur « temps réel de travail ». Ils martèleront d'ailleurs ce message pendant les activités de débrayage aujourd'hui.
Une tournée dans les bureaux de certains députés est aussi prévue. Selon un communiqué émis par la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec vendredi, les responsables des syndicaux locaux iront à la rencontre de ces élus afin de les « sensibiliser à la réalité des milieux familiaux et pour discuter des enjeux liés à la survie du réseau des services de garde publics ».
Ces réunions serviront également de prétexte pour réitérer les principales revendications de leurs membres.
Les pourparlers en vue du renouvellement de l'entente collective des responsables d'un service de garde en milieu familial réunis au sein de la FIPEQ-CSQ avaient commencé le 15 octobre 2013.
À ce jour, les discussions n'ont vraiment pas toujours été une partie de plaisir, s'il faut en croire Mme Courville.
« On a beaucoup parlé d'argent mais très peu de la qualité des services offerts aux enfants. C'est l'aspect monétaire qui prime avec les libéraux. Dans le contexte d'austérité qu'ils instaurent, en ce moment, c'est le côté financier qui bloque », a-t-elle déploré.