Pas de «mariage forcé» entre Denholm et ses voisines

Le gouvernement du Québec n'imposera pas la fusion de Denholm avec une municipalité voisine, mais il encourage le partage de services.

Le gouvernement du Québec n'imposera pas la fusion de Denholm avec une municipalité voisine, mais il encourage le partage de services.


La députée de Gatineau, Stéphanie Vallée, est catégorique. «Il n'y aura pas de mariage forcé. Si des municipalités veulent se regrouper, le ministère des Affaires municipales va les accompagner dans leurs démarches.»

«Parfois, la solution n'est pas dans la fusion des municipalités, mais dans le partage de services, notamment au moyen d'une régie intermunicipale», affirme-t-elle. «Les petites municipalités dévitalisées et dont la population est vieillissante ont avantage à partager des services. Le service des incendies est essentiel dans une municipalité, alors les élus et la population de Denholm doivent réfléchir à ce qui serait la meilleure solution pour eux.»



Elle refuse de prendre le blâme pour le coût élevé du service, conséquence des mesures imposées par le nouveau schéma de couvertures de risque adopté par la province. «Il était essentiel de mieux protéger les citoyens contre les risques d'incendies», fait-elle valoir.

Des solutions à l'interne

Le préfet de la MRC Vallée-de-la-Gatineau, Pierre Rondeau, croit que le conseil de la municipalité de Denholm doit d'abord régler ses problèmes internes. «Un chef d'un service d'incendie (et toute son équipe) ne démissionne pas sans raison. La municipalité devra d'abord réorganiser son service d'incendie ou acheter les services d'une municipalité voisine. On dit que Denholm a peu de moyens, mais elle n'est pas la seule municipalité avec une aussi faible population. Et elle a tout de même des revenus fonciers provenant de tous ces chalets qu'on trouve sur son territoire. Il y a toujours des ressources. La MRC peut fournir l'aide, mais la solution doit d'abord venir de l'intérieur», a-t-il déclaré.

Matière à réflexion



Le préfet est lui aussi prudent lorsqu'il est question de fusions municipales. «Ça ne rapproche pas l'administration municipale des gens.»

Mais il admet qu'il y a matière à réflexion. «Nous avons dans la MRC une population de quelque 20000 personnes dans 17 municipalités. Nous avons donc 17 directeurs généraux (ou secrétaire-trésoriers), plus celui de la MRC, et 120 élus pour gérer un territoire où vivent 20000 personnes. Alors qu'à Gatineau, par exemple, un seul conseiller municipal représente 14000 personnes», a-t-il ajouté en faisant remarquer que le monde rural doit songer à son avenir dans un contexte où il est de plus en plus difficile d'offrir des services à une population aussi éparse.

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