Conquérir l'art oratoire, un discours à la fois

Dix ans après sa première participation au club Le Parolier, Francine Provost estime qu'elles ont eu «un gros impact» sur sa carrière, elle qui offre maintenant des ateliers devant des centaines de gens.

Les mains qui deviennent moites, le coeur qui bat à tout rompre, la transpiration qui se met de la partie. Certains «gèlent» sur place, d'autres bafouillent.


C'est pour aider les gens victimes de ces symptômes à l'idée de s'exprimer en public qu'un club à but non lucratif de Gatineau organise depuis maintenant 20 ans des rencontres sur l'art oratoire.

Francine Provost a joint il y a dix ans le groupe Le Parolier, qui fait partie du regroupement international des clubs Toastmasters. «Je me suis retrouvée dans un poste de formation, j'avais des cours à donner, et ça me stressait au plus haut point, raconte MmeProvost. J'avais le coeur qui battait à 100 milles à l'heure, et je faisais de l'insomnie.»



Sa phobie était présente depuis longtemps. «Au secondaire, j'ai refusé de faire mon examen du ministère de communication orale, se souvient-elle. Je n'ai pas eu mon diplôme de français, et j'ai dû me reprendre plus tard à l'université. Aujourd'hui, j'enseigne la communication orale aux gens, donc je les comprends quand ils ont peur.»

Le club Le Parolier se réunit une fois par semaine dans un local de l'Université du Québec en Outaouais. Discours et improvisation sont au programme de ces rencontres.

Les discours correspondent à différentes étapes de l'apprentissage, explique Pierre Lyonnais, vice-président aux relations publiques. «Il y en a, par exemple, qui se font sans aucun papier, donc mémorisés, et un autre qui va mettre l'emphase sur la gesticulation, pour savoir comment utiliser le corps pour mettre de l'emphase et de l'émotion dans le discours.»

Plus de détails dans LeDroit du 10 juillet 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca